2 - Destruction physique

 

 

Une secte est un groupe dans lequel on pratique :

 

ADFI => une destruction de la personne, sur un plan physique :  alimentation carencée, manque de sommeil, travail intensif;

Commission => les atteintes à l'intégrité physique ;

Commission => l'embrigadement des enfants ;

J.Trouslard => l'escroquerie morale : si elle n'est pas générale dans toutes les sectes, de nombreux adeptes ont été ou sont victimes d'abus sexuels, en tous genres.

 

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Dans certains pays musulmans et pendant des processions religieuses, Chi'ites qui se flagellent le dos jusqu'au sang, qui se tailladent le crâne avec un sabre, en commémoration rituelle de la mort de l'imam Husein.

 

Achoura n. fém. (mot ar.). Fête religieuse musulmane qui a lieu le 10e jour du mois du muharram. Elle est notamment marquée, chez les chiites, par des manifestations publiques de douleur, comme l'autoflagellation ou l'automutilation, qui commémorent le martyre de l'imam Husayn. Les sunnites y fêtent Noé et la fin du Déluge.

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L'Islam pratique des punitions basées sur la mutilation physique ou la mort lente

 

s33 v60à62 : « Certes, si les Hypocrites, ceux au coeur de qui est un mal et ceux qui tremblent ne cessent point, à Médine, Nous te mettrons certes en campagne contre eux [Prophète ! ] Ensuite, ils n'y resteront tes voisins que peu [de temps]. Maudits, quelque part qu'ils soient acculés, ils seront pris et tués sans pitié, selon la coutume d'Allah à l'égard de ceux qui furent antérieurement. Or, tu trouveras la coutume d'Allah non modifiable.»

Ainsi la coutume non modifiable d'Allah le Bienfaiteur miséricordieux est de tuer sans pitié ?

 

s5 v37/33 : « La "récompense" de ceux qui font la guerre à Allah et à Son Apôtre et qui s'évertuent à [semer le] scandale sur la terre sera seulement d'être tués ou d'être crucifiés, ou d'avoir les mains et les pieds opposés tranchés, ou d'être bannis de leur pays. Cela sera pour eux une opprobe en la [Vie] Immédiate et, en la [Vie] Dernière, ils auront un tourment immense.»

De nos jours, ce verset est toujours en application dans certains pays musulmans.

 

s5 v42/38 : « Au voleur et à la voleuse, tranchez les mains (sic) en "récompense" de ce qu'ils se seront acquis et en châtiment d'Allah. Allah est puissant et sage.»

La puissante sagesse d'Allah consiste-t-elle à amputer les mains des voleurs ?

 

s17 v33/31 « Ne tuez pas vos enfants de crainte du dénuement ! Nous, Nous (Allah) leur attribuerons ainsi qu'à vous [le nécessaire] : les tuer est une grande faute.»

 

s24 v2 « La fornicatrice et le fornicateur, flagellez chacun d'eux de cent coups de fouet ! Que par égard envers la Religion d'Allah, nulle indulgence ne vous prenne en leur faveur, si vous vous trouvez croire en Allah et au Dernier Jour ! Qu'un groupe de Croyants soit témoin de leur tourment.»

forniquer v. intrans. (lat. fornix « voûte », puis « prostituée », les prostituées de la Rome antique se tenant dans des réduits voûtés.). Avoir des relations sexuelles.

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s4  v19/15 : « A l'encontre de vos femmes qui commettent la Turpitude (action honteuse), requérez témoignage de quatre d'entre vous ! Si ceux-ci témoignent [de la chose], retenez [ces femmes] dans [vos] demeures jusqu'à ce que la mort les rappelle [au Seigneur] ou qu'Allah leur donne un moyen.»

Pour les femmes qui forniquent, la peine est d'être emprisonnées jusqu'à la mort.

Une femme qui trompe son mari le fait avec un homme. Va-t-elle s'exhiber pour permettre à son mari d'avoir quatre témoins ?

Non, alors ces témoins seraient-ils des voyeurs ? De plus, quelle est la peine infligée à l'homme ?

 

“ Une femme de la tribu de Makhzum avait volé. Elle fut amenée devant l’apôtre d’Allah et elle chercha l’intercession de Umm Salam, l’épouse du Prophète. Alors l’apôtre d’Allah dit : - Par Allah, même si elle avait été Fatima, je lui aurait fait couper sa main. Et sa main fut coupée.

(récit de Jaibir, Muslim XVII 4190)

 

“ Le messager d’Allah a dit : - Que la malédiction d’Allah soit sur le voleur qui a volé un oeuf et que sa main soit coupée, ainsi que sur celui qui vole une corde et que sa main soit coupée.

(récit d’Abu Huraira, Muslim XVII 4185)

 

Quand l’apôtre d’Allah eut coupé les pieds et les mains de ceux qui avaient volé ses chameaux et qu’il leur eut enlevé les yeux avec des clous chauffés au feu, Allah le gronda et il révéla : la punition de ceux qui font la guerre à Allah et à son apôtre et qui les affrontent avec toutes leurs forces pour semer la discorde sur la terre sera l’exécution ou la crucifixion. ”

(récit d’Abu Zinad, Dawud XXXVIII 4357)

 

A la lecture de ce hadith, un musulman considèrera avec satisfaction que ce châtiment est mérité puisque c’est Mahomet (conseillé par Allah) qui a agit ainsi. C’est donc, pour lui, un modèle à suivre.

 

Un non-musulman ayant étudié les comportements et enseignements pacifiques et tolérants de Jésus ou du Bouddha, sera convaincu que Mahomet n’était qu’un barbare cruel et sanguinaire, sans aucun sens moral.

Ou sont la bienfaisance et la miséricorde (le pardon) d’Allah dans ce hadith ?

 

L’apôtre d’Allah a fait couper les mains d’un homme qui avait volé un bouclier dont le prix était d’un dinar ou dix dihrams. ”

(récit de Abdullah ibn Abbas, Dawud XXXVIII 4374)

 

“ Des gens avaient pris les chameaux du Prophète, les avaient montés et avaient apostasié. Ils ont tué le berger de l’apôtre d’Allah qui était un croyant. Il a envoyé des gens à leur poursuite et ils ont été pris. Il (Mahomet) leur a fait couper les mains et les pieds et enlever les yeux. C’est à ce moment que le verset concernant le combat contre Allah et le Prophète a été révélé. ”

(récit de Abdullah ibn Umar, Dawud XXXVIII 4356)

 

Le verset " la punition de ceux qui déclarent la guerre à Allah et à son apôtre et qui les affrontent de toutes leurs forces pour semer la discorde sur la terre est l’exécution, la crucifixion, la mutilation d’une main et d’un pied de côtés opposés ou l’exil de cette terre, la punition la plus clémente " a été révélé au sujet des polythéistes. Si l’un d’entre eux se repent avant sa capture, cela n’empêche pas d’appliquer les peines prescrites qu’il mérite.

(récit de Abdullah ibn Abbas, Dawud XXXVIII 4359)

 

 

Réfléchissons : D'après les enseignements de l'Islam, les versets du Coran seraient la parole d'Allah, puisque l'ange Gabriel et Mahomet ne seraient que des "transmetteurs".

 

Toutes les sourates du Coran (sauf la 9) commencent par la phrase « Au nom d'Allah le bienfaiteur miséricordieux (qui pardonne).»  

Si Allah est réellement "bienfaiteur et miséricordieux", alors il ne peut que prêcher le Bien, le pardon, la miséricorde, l'amour et le respect du prochain, quel qu'il soit.

 

Sinon le comportement d'Allah n'est plus bénéfique mais maléfique, c'est-à-dire celui d'un Dieu vengeur et cruel, en d'autres mots Satanique, créant des bons musulmans et des mauvais mécréants puis demandant aux musulmans de tuer les mécréants !

 

Les versets précédents ne peuvent pas venir d'un Allah bienfaiteur et miséricordieux mais ne peuvent être que le fruit de l'imagination de Mahomet, malade mental et despote  tyrannique.

 

 

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 L a    L a p i d a t i o n

 

 

La lapidation n'est traitée dans le Coran que par un seul verset, le 24-8.

Les versets suivants : 11-93/91   18-19/20   19-47/46   26-116   36-17/18   44-19/20   ne parlent que de punitions éventuelles par lapidation.

A noter également le curieux verset   67-5 :

s67 v5 : « Certes, Nous avons paré le ciel le plus proche de luminaires dont Nous avons fait de quoi lapider les Démons et Nous avons préparé pour ceux-ci le Tourment du Brasier. (l'enfer)

D'après Allah, ou plutôt d'après Mahomet, les soleils des galaxies auraient pour but de "lapider les Démons" ?

Une fois lapidés, les Démons iraient directement dans le terrible enfer musulman ?

La science officielle occidentale nous apprend que les luminaires (soleils des galaxies) ne sont pas placés dans "le ciel le plus proche" mais dans l'Univers en entier !

Ils peuvent être comparés au proton d'un électron. Hermès Trismégine : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.»

 

La lapidation n'est pas une invention musulmane, elle se pratiquait entre-autres chez les juifs, avant Mahomet.

Mahomet n'a fait que reprendre cette "tradition".

 

s24 v8 « Le tourment (de la lapidation) sera détourné de la [femme visée] , par la quadruple attestation de celle-ci, au nom d'Allah, que [son accusateur] est certes parmi les menteurs.»

 

 

La lapidation, vue par les hadiths

 

Par contre, les hadits sur la lapidation sont beaucoup plus explicites concernant ce sujet.

Quelques exemples :

 

 Extraits du site w ww.atheisme.org

Les compilations de hadiths de Bukhari, Muslim, Dawud et Malik, qui en comportent près de 20 000 et dont ceux-ci sont issus, peuvent être consultés, dans leur traduction en anglais, sur le site de l’Association des Étudiants Musulmans de l’Université de Californie du Sud :

w ww.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/hadithsunnah/

hadith [‘adit] n. masc. (mot arabe qui signifie «récit, communication».).

1. Narration rapportant les paroles et les actes du prophète Mahomet.

2. Ces récits et ces enseignements, transmis oralement par les Compagnons du Prophète avant d'être fixés par écrit, bien après sa mort, constituent la Tradition musulmane (la sunna). Les hadith sont, après le Coran, la deuxième grande source de la foi et de la loi de l'islam.

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La lapidation est un devoir envoyé par le livre d’Allah pour les hommes et les femmes mariés qui ont commis l’adultère si la preuve est établie, s’il y a grossesse ou aveu.”

(récit d’Abdullah ibn Abbas, Muslim XVII 4194)

 

“ L’envoyé d’Allah a dit : "- Quand un homme célibataire commet l’adultère avec une femme célibataire, ils recevront cent coups de fouet et seront bannis un an. Dans le cas où ils sont mariés, il recevront cent coups de fouet et seront lapidés à mort.”

(récit de Ubada ibn as Samit, Muslim XVII 4191)

 

“ L’apôtre d’Allah a dit : " Ô Unais ! Va voir la femme de cet homme et si elle confesse l’adultère, alors lapide-la à mort.

(récit de Zaid ibn Khalid et Abu Huraira, Bukhari XXXVIII 508)

 

“ Une femme de Juhaina vint voir le Prophète car elle était devenue enceinte à cause d’un adultère. Elle dit : "J’ai fait quelque chose qui mérite un châtiment, donc inflige-le moi.

L’apôtre d’Allah appela son maître et dit : " Traite-la bien et amène-la moi quand elle aura accouché. C’est ce qu’il fit. L’apôtre d’Allah prononça ensuite son jugement, ses vêtements furent attachés autour d’elle et il ordonna qu’elle soit lapidée. Il pria ensuite sur son cadavre.”

(récit d’Imran ibn Husain, Muslim XVII 4207)

 

L’apôtre d’Allah a lapidé à mort une personne de la tribu des Banu Aslam, un juif et sa femme. ”

(récit de Jabir Abdullah, Muslim XVII 4216)

 

“ Quand Ali lapida une dame le vendredi, il dit :

- Je l’ai lapidée selon la tradition de l’apôtre d’Allah. ”

(récit de Ash sha’bi, Bukhari LXXXII 803)

 

Le Prophète a fait lapider une femme et une fosse a été creusée pour elle jusqu’aux seins. ”

(récit d’Abu Bakr, Dawud XXXVIII 4429)

 

La lapidation, ou la cruauté dans toute son horreur

 

“ J’ai été un de ceux qui l’ont lapidé. Nous l’avons lapidé à l’endroit de la prière. Quand les pierres l’ont atteint, il s’est enfui. Nous l’avons rattrapé dans le Harra et nous l’avons lapidé.”

(récit d’Abu Huraira, par Jabir, Muslim XVII 4196)

 

“ Au temps de la période d’ignorance préislamique, j’ai vu une guenon entourée par un grand nombre de singes. Ils étaient en train de la lapider, parce qu’elle avait commis un acte sexuel illégal. Moi aussi, je l’ai lapidée. ”

(récit d’Amr ibn Maimun, Bukhari LVIII 188)

 

“ Maiz ibn Malik vint voir le Prophète et avoua deux fois avoir commis la fornication. Mais il l’éloigna. Il revint et avoua deux fois avoir commis la fornication. Mais il l’éloigna. Il revint et avoua deux fois avoir commis la fornication. Le Prophète dit : - Tu as avoué quatre fois, prenez-le et lapidez-le à mort.”  

(récit d’Abdullah Ibn Abbas, Dawud XXXVIII 4412)

 

“ Maiz vint voir le Prophète et avoua avoir été adultère quatre fois, alors il ordonna qu’il soit lapidé à mort.

(récit de Nu’aym, Dawud XXXVIII 4364)

 

“ Deux hommes se disputaient en présence de l’apôtre d’Allah. L’un d’eux dit : [...] - Mon fils est un ouvrier au service de cette personne et il a commis un acte sexuel illicite avec sa femme. Les gens ont dit qu’il devait être lapidé mais je l’ai racheté avec cent moutons et une jeune esclave.[...]

L’apôtre d’Allah dit : " [...] Je vais rendre mon jugement selon les lois d’Allah : les cent moutons et la jeune esclave doivent t’être rendus.

Il infligea à l’homme cent coups de fouet et l’exila pour un an. Unais Al-Aslami reçu l’ordre d’aller voir la femme du deuxième homme ; elle confessa le crime et fut lapidée à mort.

(récit d’Abu Huraira et Zaid bin Khalid, Bukhari LXXVIII 629)

 

“ Si un homme non-marié est pris pendant un acte de sodomie, il sera lapidé à mort.

(récit d’Ibn Abbas, Dawud XXXVIII 4448)

 

“ Abdullah b. ’Umar rapporte qu’un juif et une juive ont été amenés devant le messager d’Allah pour avoir commis l’adultère. Le messager d’Allah vint voir les juifs et leur dit : Que trouve-t-on dans la Torah pour celui qui commet l’adultère ?

Ils dirent : On noircit leur visages et on les fait monter ensemble sur un âne avec leurs visages tournés dans des directions opposées, et ensuite on les promène dans la ville.

Il dit : Amenez la Torah pour vérifier si vous avez raison.

Ils l’ont amenée et l’ont récitée jusqu’au verset qui concerne la lapidation; la personne qui lisait a mis sa main sur ce verset et a lu ce qui n’était pas masqué par sa main. Abdullah b. Salim qui était avec le messager d’Allah dit : - Ordonne lui d’enlever sa main.

Il l’enleva et il y avait à la place le verset relatif à la lapidation.  

Alors l’envoyé d’Allah prononça son jugement et ordonna que les deux personnes soient lapidées à mort.

Abdullah b. ’Umar dit :  - J’étais un de ceux qui les ont lapidés et j’ai vu l’homme protéger la femme avec son corps. ”

(récit d’Abdullah ibn Umar, Muslim XVII 4211)

 

“ Un homme des Banu Aslam vint voir le Prophète alors qu’il était dans la mosquée et dit : J’ai commis un acte sexuel illicite.

Le Prophète détourna sa tête. L’homme se tourna vers son visage et donna quatre témoignages contre lui-même. Le Prophète l’appela et lui dit : Es-tu fou ?   - Es-tu marié ?

L’homme dit : Oui.

Alors le Prophète ordonna qu’il soit lapidé à mort sur la place de prière. Quand les pierres l’ont frappé de leurs bords pointus, il s’est enfuit, mais il a été repris à al Harra et tué. ”

(récit de Jabir, Bukhari LXIII 195)

 

'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:

Pendant que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) était à la mosquée, l'un des musulmans arriva et lui dit: "O Envoyé d'Allah, j'ai commis la fornication". Le Prophète ayant détourné la tête, l'homme alla se placer du côté vers lequel le Prophète avait le visage tourné et lui répéta: "O Envoyé d'Allah, j'ai commis la fornication". Le Prophète détourna de nouveau la tête et pour deux autres fois, la chose se produisit. Et quand l'homme eut ainsi témoigné quatre fois contre lui-même, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) l'appela et lui dit: "Es-tu fou?" - "Non, ô Envoyé d'Allah." - "Es-tu marié?" - "Oui, ô Envoyé d'Allah." - "Qu'on emmène cet homme et qu'on le lapide (jusqu'à la mort)!" dit alors le Prophète (pbAsl).

Sahîh Muslim : 3202

 

Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:

Le Prophète (pbAsl) s'adressa en ces termes à Mâ`iz ibn Mâlik: "Est-il vrai ce qu'est parvenu à ma connaissance à ton sujet?" Mâ`iz s'enquit: "Et qu'est-ce que c'est?" - "Il m'est parvenu que tu avais coïté avec l'esclave des Banû un tel." répliqua le Prophète. Mâ`iz répondit: "Oui", et reconnut ensuite sa culpabilité par quatre fois. Ce faisant, le Prophète déclara qu'il était passible de la lapidation, et la peine fut appliquée.

Sahîh Muslim : 3205

 

`Umar ibn Al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:

Allah a envoyé Muhammad (pbAsl) avec la Vérité; Il lui a révélé le Livre et dans ce qu'Il lui a révélé il y avait un verset relatif à la lapidation. Nous avons lu ce verset, nous l'avons compris et retenu. C'est pour cela que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a fait lapider et que nous avons, après lui, fait aussi lapider (Lapidation à mort au fornicateur ayant déjà été marié). Je crains que dans la suite des temps quelqu'un ne vienne dire: "Par Dieu, nous ne trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Livre d'Allah"; on tomberait alors dans cette erreur d'abandonner une prescription divine. La lapidation, dans le Livre d'Allah, s'impose contre quiconque, homme ou femme, commet la fornication alors qu'il est (fut) marié, le péché étant établi par un témoignage, par la grossesse ou l'aveu.

Sahîh Muslim: 3201

 

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  Quelques écrits de l'Ayatolla Khomeini

 

 

Extraits de   www.homa.org/index.php?option=com_content&view=article&id=56&Itemid=53

et de    http://www.fnb.to/FNB/Article/Khomeyni/Khomeyni.htm

 

Chez les chi’ites, les Ayatollas sont des intercesseurs entre Dieu Allah et les hommes et un ayatollah est supérieur en grade à un imam.

Si les textes suivants proviennent d'un Dieu Allah Bienfaiteur et miséricordieux (qui pardonne) alors comment accepter les écrits suivants émanant d’une figure légendaire du chi’isme, l’Ayatolla Khomeyni ?

 

« L'homme peut avoir le plaisir sexuel d'un enfant aussi jeune qu'un bébé. Cependant il ne doit pas pénétrer, mais sodomiser l'enfant. Si l'homme pénètre et cause des dégâts à l'enfant alors il devrait être responsable pour l'existence de cette fille pour toute sa vie. Cette fille, cependant ne compte pas comme une de ses quatre femmes permanentes. Cet homme ne peut pas épouser la sœur de cette fille. »
(Livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh", quatrième volume, Darol Orm, Gom, Iran, 1990)

« Il est préférable pour une fille d'être mariée dans un tel temps quand elle commence sa première menstruation dans la maison de son mari plutôt que la maison de son père. Un tel père qui donne en mariage une fille si jeune aura une place permanente au Paradis.»
(Du livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh", quatrième volume,Darol Orme, Gom, Iran, 1990)

« L'homme peut avoir des rapports sexuels avec des animaux tel que les moutons, vaches, chameaux et ainsi de suite. Cependant il doit égorger l'animal après qu'il a eu son orgasme. Il ne doit pas vendre la viande aux gens de son village, cependant la vente de cette viande à un autre village proche est acceptable.»
(Du livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh", quatrième volume, Orme Darol, Gom, Iran, 1990)

« Si on a commis un acte de sodomie avec une vache, une brebis, ou un chameau, leurs urines et leurs excréments deviennent impurs, et même leur lait ne peut plus être consommé. Cet animal doit être tué le plus vite possible et brûlé.»
(Le petit livre vert, Proverbes d'Ayatollah Khomeini, Politique, Phylosophica, Social et Religieux, page 47)

 

 

 

Pour les chi’ites respectueux de leur religion, ces textes sont une approbation d’Allah, une autorisation divine qui leur est donnée pour agir de la manière enseignée par l’Ayatolla Khomeini.

 

Ou se trouve la spiritualité divine dans ces écrits ?

 

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  Mutilations sexuelles

 

La circoncision des hommes et l'excision des femmes ne sont pas des créations musulmanes. Ces pratiques existaient au Moyen Orient bien avant l'arrivée de l'Islam. Mahomet n'a fait que les reprendre et les entériner.

La circoncision masculine est obligatoire pour tout musulman, quel que soit son pays, alors que l'excision féminine ne se pratique que dans certains pays islamiques.

 

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Extraits du site   h ttp://www.rationalisme.org/french/islam_excision.htm

 

En 1996, selon l'UNPD et la "World Population Prospects", 75 % du total des mutilations par excision avec infibulation sont effectuées dans seulement 7 pays : Égypte, Éthiopie, Érythrée, Kenya, Nigeria, Somalie et Soudan. Certains de ces pays atteignent des taux records : en Somalie et à Djibouti, 98% des petites filles sont mutilées. En Égypte, au Burkina-Faso, au Mali, en Gambie, ce taux dépasse 80%. Au Tchad, au Bénin, au Togo, au Libéria, en Côte-d'Ivoire, une fillette sur deux subit cette mutilation

 

Sami A. ALDEEB ABU-SAHLIEH est Docteur en droit ; diplômé en sciences politiques; collaborateur scientifique responsable du droit arabe et musulman à l'Institut Suisse de droit comparé, Lausanne; chargé de cours à l'Institut de droit canonique de l'Université de sciences humaines à Strasbourg. Ce texte est l'intégralité du brillant exposé sur la circoncision et l'excision, reproduit ici avec son autorisation, qu'il a publié sur son site web. Vu l'ampleur de ce phénomène - dont les enfants sont les principales victimes - et la gravité du sujet, cette thèse très complète, par un des plus grands spécialistes mondiaux du droit arabe et musulman, s'imposait.

 

Mutiler au nom de Yahvé ou D'Allah

 

Légitimation de la circoncision masculine et féminine

par Sami A. ALDEEB ABU-SAHLIEH

 

Chapitre I - Définitions et distinctions

I. Terminologie

(…)

La langue juridique arabe emploie le mot khitan pour la circoncision masculine et le terme khafd ou khifad pour la circoncision féminine. Mais la langue courante utilise le terme khitan pour ces deux mutilations. On parle aussi de taharah, ce qui signifie purification, ces mutilations étant supposées purifier ceux qui les subissent.

 

II. La circoncision masculine et féminine

La circoncision féminine provoque un débat public passionné en Occident. Plusieurs organisations nationales, non-gouvernementales et internationales s'y intéressent.Ce débat a un certain écho dans le monde arabe.

Les milieux féministes réclament son abolition alors que les milieux religieux musulmans essaient, le plus souvent, de justifier la circoncision féminine seulement sous la forme dite sunnah, jugée conforme à la tradition de Mahomet.

On trouve, par contre, très peu d'intérêt pour cette question dans les ouvrages juridiques arabes. Le corps médical arabe ne semble pas non plus trop s'y intéresser ; composé d'une majorité d'hommes, il perpétue des valeurs morales et sociales qui prédominent dans sa société et l'empêchent de voir plus loin.

 

Contrairement à la circoncision féminine, la circoncision masculine n'intéresse presque personne. Le débat sur cette question reste encore tabou. Cette attitude est observée dans l'article 24 alinéa 3 susmentionné de la Convention relative aux droits de l'enfant.

Malgré sa formulation générale, les Travaux préparatoires démontrent que ses auteurs ne pensaient qu'à la circoncision féminine, et nullement à la circoncision masculine.

La distinction qui est faite entre la circoncision masculine et la circoncision féminine se justifierait pour des raisons médicales et culturelles.

Selon Wedad Zenie-Ziegler, une égyptienne :

« Il n'y a pas de similitude entre la circoncision des garçons, mesure prophylactique recommandée pour les garçons dans presque toutes les sociétés, et la circoncision des filles dont le but principal est d'atténuer, sinon de réprimer, le désir sexuel chez les femmes.»

 

Lors du Séminaire de l'ONU à Ouagadougou, la majorité des participants était d'avis que les justifications de la circoncision féminine tirées de la cosmogonie et celles issues de la religion "doivent être assimilées à la superstition et dénoncées comme telles" puisque "ni la Bible, ni le Coran ne prescrivent aux femmes d'être excisées".

Elle a recommandé "de faire en sorte de dissocier, dans l'esprit des gens, la circoncision masculine qui a une fonction hygiénique, de l'excision qui est une atteinte grave à l'intégrité physique de la femme".

Ce raisonnement est sans fondement et très dangereux. Si la circoncision féminine était dans la Bible ou dans le Coran, serait-elle pour autant permise? Et si l'on se mettait à appliquer tout ce que dit la Bible ou le Coran, à commencer par la loi du talion ?

 

Un autre son de cloche chez Ghita El-Khayat-Bennai, une marocaine :

" Les femmes ne sont pas seules à subir des mutilations sexuelles. Tous les Juifs par exemple de par ce monde sont circoncis à l'âge de sept jours, sans que leurs parents ne s'en émeuvent... Ils continuent à circoncire leurs enfants mâles, même s'ils savent que c'est un événement extrêmement traumatisant pour l'enfant, préférant exposer le petit garçon à cette souffrance plutôt que d'affronter leurs terreurs et tabous culturels d'adultes ".

 

Geneviève Giudicelli-Delage écrit :

" Sans doute, les conséquences sont-elles moindres pour la circoncision [masculine] que pour l'excision [féminine] (quoique certaines pratiques d'excision légère puissent apparaître assez équivalentes à une circoncision [masculine] ). Mais, de toute manière, se placer sur le terrain des conséquences serait une erreur. La coutume justifie des actes les plus graves, même la mort ; l'essentiel n'est pas l'acte mais la culture. Si une famille malienne peut, en France, faire circoncire son fils mais ne peut faire exciser sa fille, c'est que la circoncision masculine appartient à un ordre culturel qui, peu ou prou, est le nôtre, à cet ordre judéo-chrétien qui est le creuset de notre culture, et que cet ordre ne connaît pas et n'a jamais connu l'excision ".

 

Pour le Docteur Gérard Zwang, la raison de la distinction entre ces deux types de circoncision est simple : la plupart des sexologues et des responsables de l'information sont des circoncis ; ils empêchent tout débat autour de la circoncision masculine.

La logique juridique rejette la distinction entre la circoncision masculine et la circoncision féminine, toutes deux étant des mutilations d'organes sains et, par conséquent, une atteinte à l'intégrité physique de l'enfant quelles que soient les motivations religieuses et les superstitions qui les sous-tendent.

 

III. Pratique de la circoncision masculine et féminine

La circoncision masculine est pratiquée par tous les musulmans et tous les juifs ainsi que par certains chrétiens, comme c'est le cas des chrétiens d'Egypte. Elle est aussi pratiquée par des tribus animistes d'Afrique.

 

Quant à la circoncision féminine, elle n'est pratiquée ni par tous les musulmans ni par tous les arabes. En effet, une grande partie, pour ne pas dire la majorité des pays du Maghreb, tout comme la Turquie et l'Iran, ignorent cette coutume. On la retrouve par contre chez les chrétiens égyptiens ainsi que chez les juifs éthiopiens (les Falachas) qui, vraisemblablement, continuent à la pratiquer encore aujourd'hui en Israël comme le font les Africains partis en France.

Le Soudan (98%), la Somalie (98%) et l'Egypte (75%) figurent parmi les plus grands pays arabes qui la pratiquent.

Dans ce dernier pays, 97.5% des familles inéduquées imposent la circoncision à leurs filles, contre 66.2% des familles éduquées. D'autres pays arabes la pratiquent : le Yémen, les Emirats arabes unis, le Bahrain, Qatar, Oman, certaines régions de l'Arabie, la Mauritanie. Elle serait aussi pratiquée par certains musulmans de pays asiatiques comme l'Indonésie, la Malaisie, le Pakistan et l'Inde sous le nom de circoncision sunnah, donc avec une référence à la religion.

Mais les données exactes dans ce domaine font défaut. En Afrique, 28 pays la pratiqueraient, dont de nombreuses tribus animistes; elle toucherait environ 75 millions de femmes.

 

Souvent, la circoncision féminine et masculine est faite sans anesthésie, d'une manière barbare, par des personnes sans formation médicale, des barbiers ou des sages-femmes, avec des instruments rudimentaires donnant lieu à des complications qui mènent parfois à la mort.

 

Nous disposons de nombreux témoignages accablants sur la circoncision féminine mais d'aucun témoignage sur la circoncision masculine puisque cela n'intéresse personne. Pourtant, j'ai dans mes oreilles, aujourd'hui encore, les cris de mes petits voisins musulmans circoncis quand j'étais jeune.

Citons ici le plus court et le moins horrible témoignage de femme, celui de Samia, musulmane, née dans un petit village égyptien près de la frontière soudanaise et qui vit au Caire :

" J'avais sept ans lorsque j'ai été excisée. Je me souviens des récits des femmes de mon village qui parlaient de cette opération comme si leur vie s'était arrêtée là. L'atrocité de leurs descriptions et en même temps le sentiment d'une fatalité à laquelle je ne pourrais pas échapper, avaient provoqué en moi une telle panique que lorsque arriva le jour tant redouté, je fus prise de vomissements. Ce qui se passa alors est encore si brûlant dans ma chair qu'il m'arrive souvent de me réveiller en pleine nuit en hurlant et d'appeler ma mère ".

 

La victime est habituellement mutilée, sans anesthésie, en décubitus dorsal, les cuisses maintenues écartées par des aides, ou par un(e) seul(e), couché(e) sous la jeune fille et lui crochetant les chevilles avec les pieds. Pour immobiliser une fille de sept ans, il faut parfois l'intervention de cinq personnes pour tenir la tête, les deux mains et les deux jambes.

Quand il s'agit d'une petite fille, un(e) seul(e) assistant(e) peut lui maintenir à la fois le corps et les cuisses, l'immobilisant en position assise.

 

On distingue plusieurs catégories de circoncisions masculines :

la circoncision proprement dite : elle consiste à exciser totalement ou partiellement le prépuce

la phalloctomie;

la castration;

l'émasculation.

Seule la première catégorie nous intéresse ici en raison de la fréquence de sa pratique et de son caractère rituel. Les trois autres catégories semblent être peu pratiquées et nous ne disposons pas de matériel suffisant à leur sujet.

 

On distingue aussi plusieurs sortes de circoncisions féminines :

La circoncision féminine dite sunnah, ou en conformité à la tradition de Mahomet.

Les milieux religieux qui défendent cette forme de circoncision féminine ne précisent pas toujours en quoi elle consiste.

Selon un auteur classique, Al-Mawardi, "elle se limite à couper la peau en forme de noyau qui se trouve au sommet de l'organe. On doit donc en couper l'épiderme protubérant, sans aller jusqu'à l'ablation".

Pour le docteur Hamid Al-Ghawabi, il s'agit de couper aussi bien le clitoris que les petites lèvres.

Selon le docteur Mahran, on excise le capuchon du clitoris ainsi que les parties postérieures les plus importantes des petites lèvres

 

La clitoridectomie ou excision.

Elle porte sur l'ablation du clitoris ainsi que des petites lèvres. C'est l'opération pratiquée le plus fréquemment en Egypte.

 

L'infibulation ou circoncision pharaonique.

Elle est pratiquée notamment au Soudan et en Somalie et consiste en l'ablation totale du clitoris, des petites lèvres et d'une partie des grandes lèvres. Les deux parties de la vulve sont alors cousues ensembles au moyen de points de suture de soie ou de catgut (au Soudan) ou au moyen d'épines (en Somalie) pour que la vulve soit fermée à l'exception d'un minuscule orifice pour le passage de l'urine et du flux menstruel.

Au cours de la nuit de noces, l'époux devra ouvrir sa femme, le plus souvent à l'aide d'un poignard à double tranchant.

Dans certaines tribus, la femme est recousue à chaque départ du mari et réouverte à chaque retour de celui-ci. On ferme l'ouverture en cas de divorce pour éviter que la femme ait des rapports sexuels.

 

Signalons que l'Occident a pratiqué dans le passé la circoncision féminine et surtout l'infibulation. Un des modèles de ceintures de chasteté consistait à faire passer des anneaux dans les lèvres et la vulve et à les fermer par un fil de fer ou par un cadenas dont le mari gardait la clef même et surtout quand il s'absentait.

En Russie, les Skopotzy (circonciseurs), qui sont des chrétiens, ont pratiqué l'infibulation pour assurer une virginité perpétuelle ; ils invoquent l'Evangile de Saint Matthieu 19 : 12 : "Il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux". Une certaine forme de circoncision féminine, pratiquée dans la tribu des Kikuyu du Kenya, serait effectuée aujourd'hui dans certains hôpitaux de Paris pour accroître la capacité de jouissance de certaines femmes aisée. On dégage le clitoris et on le rabat à l'intérieur du vagin. Une telle pratique augmenterait la jouissance sexuelle des femmes.

 

Chapitre II Arguments religieux

I. Arguments religieux pour la circoncision

1. Les sources du droit musulman

Sur le plan formel, le droit musulman a deux sources principales : le Coran et les recueils de la Sunnah (tradition : paroles et gestes) de Mahomet, auxquels il faut ajouter l'igtihad, la doctrine des écoles juridiques musulmanes à travers les siècles.

 

De notre temps, une catégorie particulière de l'igtihad acquiert de plus en plus d'importance. Il s'agit des fatwas, avis des savants religieux musulmans qui, formulées souvent dans un langage accessible au public, indiquent le comportement à suivre pour se conformer à la volonté divine.

Bien que non contraignantes juridiquement, les fatwas ne lient pas moins moralement le croyant et constituent parfois la première étape vers la promulgation ou la modification des lois.

 

Elles sont données par écrit ou oralement et font souvent l'objet de publications vendues à large échelle. Nombreuses sont celles qui traitent de la circoncision masculine et féminine.

Nous nous limitons ici aux ouvrages et aux recueils de fatwas modernes principalement égyptiens qui se réfèrent aux ouvrages classiques de droit musulman. Ce choix se justifie par le fait que le public accède rarement aux ouvrages classiques proprement dits.

 

2. Le Coran

Le Coran ne mentionne ni la circoncision masculine ni la circoncision féminine.

Une interprétation extensive du verset 2 : 124 y voit des traces :

« Lorsque son Seigneur éprouva Abraham par certains ordres et que celui-ci les eut accomplis, Dieu dit : "Je vais faire de toi un guide pour les hommes".»

Un des ordres donnés à Abraham pour l'éprouver serait la circoncision dont parlent certains récits de Mahomet. Or, Abraham est un modèle à suivre pour le musulman en vertu du verset 16 : 123 :

« Nous t'avons ensuite révélé : "Suis la Religion (millat) d'Abraham, un vrai croyant".»

 

On retrouve ici la règle du droit musulman selon laquelle les normes révélées aux prophètes antérieurs à Mahomet sont maintenues tant qu'elles ne sont pas expressément abrogées.

Ainsi, la Bible devient, par un système de renvoi, une source du droit pour les musulmans. On y lit :

Dieu dit à Abraham : "... Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, c-à-d. ta race après toi : que tous vos mâles soient circoncis. Vous ferez circoncire la chair de votre prépuce, et ce sera le signe de l'alliance entre moi et vous... Quand ils auront huit jours, tous vos mâles seront circoncis, de génération en génération. ... Mon alliance sera marquée dans votre chair, comme une alliance perpétuelle. L'incirconcis, le mâle dont on n'aura pas coupé la chair du prépuce, cette vie-là sera retranchée de sa parenté : il a violé mon alliance".

 

La circoncision comme signe d'alliance ne se retrouve que dans deux autres passages de la Bible. Ailleurs, c'est plus épique :

le roi Saül exigea de David 100 prépuces de Philistins pour lui donner sa fille Mikal. "David ... trouva que l'affaire était bonne pour devenir le gendre du roi... Il se mit en campagne... Il tua aux Philistins 200 hommes, il rapporta leurs prépuces et les compta au roi... Alors Saül... dut reconnaître que Yahvé était avec David".

 

Cette interprétation des versets coraniques par référence à la Bible est considérée par l'Imam Mahmud Shaltut comme abusive (israf fi al-istidlal).

On peut y ajouter que cet argument textuel basé sur une norme juive ne concerne que la circoncision masculine, mais non pas la circoncision féminine que la Bible ne prévoit pas et que les juifs ne pratiquent pas (si l'on excepte les Falachas).

Al-Sukkari répond que, selon Ibn-Hagar, les juifs circoncisaient les deux sexes, d'où son rejet de la circoncision masculine ou féminine au septième jour pour ne pas leur ressembler.

Et même si l'authentique Bible - celle d'aujourd'hui étant considérée comme falsifiée - ne contient pas de texte relatif à la circoncision féminine, les musulmans, malgré cela, doivent la pratiquer si le droit musulman la prévoit.

 

3. Les recueils de la Sunna

Nous essayons ici de glaner dans les ouvrages d'auteurs arabes contemporains les différents récits de Mahomet relatifs à la circoncision masculine et féminine :

- Le récit le plus cité rapporte une discussion entre Mahomet et Um Habibah (ou Um ‘Atiyyah). Celle-ci, connue comme exciseuse d'esclaves femelles, faisait partie des femmes qui avaient immigré avec Mahomet.

L'ayant aperçue, Mahomet lui demande si elle continue à pratiquer son métier. Elle répond par l'affirmative en ajoutant : "à moins que cela ne soit interdit et que tu ne me commandes de cesser cette pratique". Mahomet lui réplique alors : "Mais si, c'est permis. Approche-toi de moi pour que je puisse t'enseigner : Si tu coupes, n'exagère pas (la tanhaki) car cela rend plus rayonnant (ashraq) le visage et c'est plus agréable (ahza) pour le mari". Selon d'autres rapporteurs, il lui aurait dit : "Coupe légèrement et n'exagère pas (ashimmi wa-la tanhaki) car c'est plus agréable (ahza) pour la femme et meilleur (ahab, selon des sources abha) pour le mari".

Nous citerons ce récit par la suite sous récit de l'exciseuse.

- Mahomet dit : "La circoncision est une sunnah pour les hommes et makrumah pour les femmes". Nous reviendrons sur le sens de ces deux termes.

- S'adressant aux femmes des Ansars, Mahomet dit : "Coupez légèrement et n'exagérez pas (ikhtafidna wa-la tanhikna), car c'est plus agréable (ahza) pour vos maris".

- Quelqu'un est venu vers Mahomet et s'est converti devant lui. Mahomet lui dit : "Rase les cheveux de la mécréance et circoncis-toi".

- Mahomet dit : "Celui qui devient musulman qu'il se circoncise même s'il est âgé".

- On demanda à Mahomet si un non-circoncis pouvait faire le pèlerinage. Il répondit : "Non, tant qu'il n'est pas circoncis".

- Mahomet dit : "Cinq [normes] appartiennent à la fitrah : le rasage du pubis, la circoncision, la coupe des moustaches, l'épilation des aisselles et la taille des ongles".

D'autres récits nomment dix normes, dont toujours la circoncision. Les normes de la fitrah seraient les normes que Dieu inculqua à sa création. L'homme qui tend à la perfection doit se conformer à ces normes.

Ces normes ne sont pas obligatoires, mais simplement recommandables (mandubah), à l'exception de la circoncision qui est obligatoire. Partant de ces prémisses, Al-Sukkari pense qu'Adam a été le premier circoncis. Ses descendants ayant abandonné cette obligation, elle fut reconfirmée à Abraham et à ses descendants.

 

La circoncision serait alors le signe qui distinguerait le croyant du mécréant.  A ce titre, elle constitue l'enseigne de l'Islam.

 

- Mahomet a prescrit : "Si les deux parties circoncises (khitanan) se rencontrent ou si elles se touchent l'une l'autre, il faut faire l'ablution pour la prière". On en a déduit que la femme et l'homme se circoncisaient du temps de Mahomet.

 

Les shiites ajoutent un récit de l'Imam Al-Sadiq qui dit : "La circoncision féminine est une makrumah, et qu'y a-t-il de mieux que la makrumah ! "  Al-Sadiq est cité aussi par eux comme le rapporteur du récit de l'exciseuse.

Les défenseurs de la circoncision (masculine et féminine) eux-mêmes admettent que ces récits attribués à Mahomet sont peu crédibles. Mahmud Shaltut dit qu'ils ne sont ni clairs ni authentiques. Le Sheikh Abbas, recteur de l'Institut musulman de la Mosquée de Paris est encore plus formel : " Si pour l'homme la circoncision [masculine] (bien non obligatoire) a un but esthétique et hygiénique, il n'y a aucun texte religieux islamique valable qui puisse être pris en considération pour l'excision de la femme, preuve en est que cette pratique est totalement absente dans la majorité des pays islamiques. Et, si certains peuples continuent malheureusement à pratiquer l'excision au point même de porter préjudice à la femme, cela provient sans doute de coutumes antérieures à l'avènement de ces peuples à l'Islam".