2 - Destruction physique
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Une secte est un groupe dans lequel on pratique : |
ADFI => une destruction de la personne, sur un plan physique : alimentation carencée, manque de sommeil, travail intensif;
Commission => les atteintes à l'intégrité physique ;
Commission => l'embrigadement des enfants ;
J.Trouslard => l'escroquerie morale : si elle n'est pas générale dans toutes les sectes, de nombreux adeptes ont été ou sont victimes d'abus sexuels, en tous genres.
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Dans certains pays musulmans et pendant des processions religieuses, Chi'ites qui se flagellent le dos jusqu'au sang, qui se tailladent le crâne avec un sabre, en commémoration rituelle de la mort de l'imam Husein.
Achoura n. fém. (mot ar.). Fête religieuse musulmane qui a lieu le 10e jour du mois du muharram. Elle est notamment marquée, chez les chiites, par des manifestations publiques de douleur, comme l'autoflagellation ou l'automutilation, qui commémorent le martyre de l'imam Husayn. Les sunnites y fêtent Noé et la fin du Déluge.
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L'Islam pratique des punitions basées sur la mutilation physique ou la mort lente |
s33 v60à62 : « Certes, si les Hypocrites, ceux au coeur de qui est un mal et ceux qui tremblent ne cessent point, à Médine, Nous te mettrons certes en campagne contre eux [Prophète ! ] Ensuite, ils n'y resteront tes voisins que peu [de temps]. Maudits, quelque part qu'ils soient acculés, ils seront pris et tués sans pitié, selon la coutume d'Allah à l'égard de ceux qui furent antérieurement. Or, tu trouveras la coutume d'Allah non modifiable.»
Ainsi la coutume non modifiable d'Allah le Bienfaiteur miséricordieux est de tuer sans pitié ?
s5 v37/33 : « La "récompense" de ceux qui font la guerre à Allah et à Son Apôtre et qui s'évertuent à [semer le] scandale sur la terre sera seulement d'être tués ou d'être crucifiés, ou d'avoir les mains et les pieds opposés tranchés, ou d'être bannis de leur pays. Cela sera pour eux une opprobe en la [Vie] Immédiate et, en la [Vie] Dernière, ils auront un tourment immense.»
De nos jours, ce verset est toujours en application dans certains pays musulmans.
s5 v42/38 : « Au voleur et à la voleuse, tranchez les mains (sic) en "récompense" de ce qu'ils se seront acquis et en châtiment d'Allah. Allah est puissant et sage.»
La puissante sagesse d'Allah consiste-t-elle à amputer les mains des voleurs ?
s17 v33/31 « Ne tuez pas vos enfants de crainte du dénuement ! Nous, Nous (Allah) leur attribuerons ainsi qu'à vous [le nécessaire] : les tuer est une grande faute.»
s24 v2 « La fornicatrice et le fornicateur, flagellez chacun d'eux de cent coups de fouet ! Que par égard envers la Religion d'Allah, nulle indulgence ne vous prenne en leur faveur, si vous vous trouvez croire en Allah et au Dernier Jour ! Qu'un groupe de Croyants soit témoin de leur tourment.»
forniquer v. intrans. (lat. fornix « voûte », puis « prostituée », les prostituées de la Rome antique se tenant dans des réduits voûtés.). Avoir des relations sexuelles.
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s4 v19/15 : « A l'encontre de vos femmes qui commettent la Turpitude (action honteuse), requérez témoignage de quatre d'entre vous ! Si ceux-ci témoignent [de la chose], retenez [ces femmes] dans [vos] demeures jusqu'à ce que la mort les rappelle [au Seigneur] ou qu'Allah leur donne un moyen.»
Pour les femmes qui forniquent, la peine est d'être emprisonnées jusqu'à la mort.
Une femme qui trompe son mari le fait avec un homme. Va-t-elle s'exhiber pour permettre à son mari d'avoir quatre témoins ?
Non, alors ces témoins seraient-ils des voyeurs ? De plus, quelle est la peine infligée à l'homme ?
“ Une femme de la tribu de Makhzum avait volé. Elle fut amenée devant l’apôtre d’Allah et elle chercha l’intercession de Umm Salam, l’épouse du Prophète. Alors l’apôtre d’Allah dit : - Par Allah, même si elle avait été Fatima, je lui aurait fait couper sa main. Et sa main fut coupée. ”
(récit de Jaibir, Muslim XVII 4190)
“ Le messager d’Allah a dit : - Que la malédiction d’Allah soit sur le voleur qui a volé un oeuf et que sa main soit coupée, ainsi que sur celui qui vole une corde et que sa main soit coupée. ”
(récit d’Abu Huraira, Muslim XVII 4185)
“ Quand l’apôtre d’Allah eut coupé les pieds et les mains de ceux qui avaient volé ses chameaux et qu’il leur eut enlevé les yeux avec des clous chauffés au feu, Allah le gronda et il révéla : la punition de ceux qui font la guerre à Allah et à son apôtre et qui les affrontent avec toutes leurs forces pour semer la discorde sur la terre sera l’exécution ou la crucifixion. ”
(récit d’Abu Zinad, Dawud XXXVIII 4357)
A la lecture de ce hadith, un musulman considèrera avec satisfaction que ce châtiment est mérité puisque c’est Mahomet (conseillé par Allah) qui a agit ainsi. C’est donc, pour lui, un modèle à suivre.
Un non-musulman ayant étudié les comportements et enseignements pacifiques et tolérants de Jésus ou du Bouddha, sera convaincu que Mahomet n’était qu’un barbare cruel et sanguinaire, sans aucun sens moral.
Ou sont la bienfaisance et la miséricorde (le pardon) d’Allah dans ce hadith ?
“ L’apôtre d’Allah a fait couper les mains d’un homme qui avait volé un bouclier dont le prix était d’un dinar ou dix dihrams. ”
(récit de Abdullah ibn Abbas, Dawud XXXVIII 4374)
“ Des gens avaient pris les chameaux du Prophète, les avaient montés et avaient apostasié. Ils ont tué le berger de l’apôtre d’Allah qui était un croyant. Il a envoyé des gens à leur poursuite et ils ont été pris. Il (Mahomet) leur a fait couper les mains et les pieds et enlever les yeux. C’est à ce moment que le verset concernant le combat contre Allah et le Prophète a été révélé. ”
(récit de Abdullah ibn Umar, Dawud XXXVIII 4356)
Le verset " la punition de ceux qui déclarent la guerre à Allah et à son apôtre et qui les affrontent de toutes leurs forces pour semer la discorde sur la terre est l’exécution, la crucifixion, la mutilation d’une main et d’un pied de côtés opposés ou l’exil de cette terre, la punition la plus clémente " a été révélé au sujet des polythéistes. Si l’un d’entre eux se repent avant sa capture, cela n’empêche pas d’appliquer les peines prescrites qu’il mérite. ”
(récit de Abdullah ibn Abbas, Dawud XXXVIII 4359)
Réfléchissons : D'après les enseignements de l'Islam, les versets du Coran seraient la parole d'Allah, puisque l'ange Gabriel et Mahomet ne seraient que des "transmetteurs".
Toutes les sourates du Coran (sauf la 9) commencent par la phrase « Au nom d'Allah le bienfaiteur miséricordieux (qui pardonne).»
Si Allah est réellement "bienfaiteur et miséricordieux", alors il ne peut que prêcher le Bien, le pardon, la miséricorde, l'amour et le respect du prochain, quel qu'il soit.
Sinon le comportement d'Allah n'est plus bénéfique mais maléfique, c'est-à-dire celui d'un Dieu vengeur et cruel, en d'autres mots Satanique, créant des bons musulmans et des mauvais mécréants puis demandant aux musulmans de tuer les mécréants !
Les versets précédents ne peuvent pas venir d'un Allah bienfaiteur et miséricordieux mais ne peuvent être que le fruit de l'imagination de Mahomet, malade mental et despote tyrannique.
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L a L a p i d a t i o n |
La lapidation n'est traitée dans le Coran que par un seul verset, le 24-8.
Les versets suivants : 11-93/91 18-19/20 19-47/46 26-116 36-17/18 44-19/20 ne parlent que de punitions éventuelles par lapidation.
A noter également le curieux verset 67-5 :
s67 v5 : « Certes, Nous avons paré le ciel le plus proche de luminaires dont Nous avons fait de quoi lapider les Démons et Nous avons préparé pour ceux-ci le Tourment du Brasier. (l'enfer).»
D'après Allah, ou plutôt d'après Mahomet, les soleils des galaxies auraient pour but de "lapider les Démons" ?
Une fois lapidés, les Démons iraient directement dans le terrible enfer musulman ?
La science officielle occidentale nous apprend que les luminaires (soleils des galaxies) ne sont pas placés dans "le ciel le plus proche" mais dans l'Univers en entier !
Ils peuvent être comparés au proton d'un électron. Hermès Trismégine : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.»
La lapidation n'est pas une invention musulmane, elle se pratiquait entre-autres chez les juifs, avant Mahomet.
Mahomet n'a fait que reprendre cette "tradition".
s24 v8 « Le tourment (de la lapidation) sera détourné de la [femme visée] , par la quadruple attestation de celle-ci, au nom d'Allah, que [son accusateur] est certes parmi les menteurs.»
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La lapidation, vue par les hadiths |
Par contre, les hadits sur la lapidation sont beaucoup plus explicites concernant ce sujet.
Quelques exemples :
Extraits du site w ww.atheisme.org
Les compilations de hadiths de Bukhari, Muslim, Dawud et Malik, qui en comportent près de 20 000 et dont ceux-ci sont issus, peuvent être consultés, dans leur traduction en anglais, sur le site de l’Association des Étudiants Musulmans de l’Université de Californie du Sud :
w ww.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/hadithsunnah/
hadith [‘adit] n. masc. (mot arabe qui signifie «récit, communication».).
1. Narration rapportant les paroles et les actes du prophète Mahomet.
2. Ces récits et ces enseignements, transmis oralement par les Compagnons du Prophète avant d'être fixés par écrit, bien après sa mort, constituent la Tradition musulmane (la sunna). Les hadith sont, après le Coran, la deuxième grande source de la foi et de la loi de l'islam.
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“ La lapidation est un devoir envoyé par le livre d’Allah pour les hommes et les femmes mariés qui ont commis l’adultère si la preuve est établie, s’il y a grossesse ou aveu.”
(récit d’Abdullah ibn Abbas, Muslim XVII 4194)
“ L’envoyé d’Allah a dit : "- Quand un homme célibataire commet l’adultère avec une femme célibataire, ils recevront cent coups de fouet et seront bannis un an. Dans le cas où ils sont mariés, il recevront cent coups de fouet et seront lapidés à mort.”
(récit de Ubada ibn as Samit, Muslim XVII 4191)
“ L’apôtre d’Allah a dit : " Ô Unais ! Va voir la femme de cet homme et si elle confesse l’adultère, alors lapide-la à mort.”
(récit de Zaid ibn Khalid et Abu Huraira, Bukhari XXXVIII 508)
“ Une femme de Juhaina vint voir le Prophète car elle était devenue enceinte à cause d’un adultère. Elle dit : "J’ai fait quelque chose qui mérite un châtiment, donc inflige-le moi.
L’apôtre d’Allah appela son maître et dit : " Traite-la bien et amène-la moi quand elle aura accouché. C’est ce qu’il fit. L’apôtre d’Allah prononça ensuite son jugement, ses vêtements furent attachés autour d’elle et il ordonna qu’elle soit lapidée. Il pria ensuite sur son cadavre.”
(récit d’Imran ibn Husain, Muslim XVII 4207)
“ L’apôtre d’Allah a lapidé à mort une personne de la tribu des Banu Aslam, un juif et sa femme. ”
(récit de Jabir Abdullah, Muslim XVII 4216)
“ Quand Ali lapida une dame le vendredi, il dit :
- Je l’ai lapidée selon la tradition de l’apôtre d’Allah. ”
(récit de Ash sha’bi, Bukhari LXXXII 803)
“ Le Prophète a fait lapider une femme et une fosse a été creusée pour elle jusqu’aux seins. ”
(récit d’Abu Bakr, Dawud XXXVIII 4429)

La lapidation, ou la cruauté dans toute son horreur
“ J’ai été un de ceux qui l’ont lapidé. Nous l’avons lapidé à l’endroit de la prière. Quand les pierres l’ont atteint, il s’est enfui. Nous l’avons rattrapé dans le Harra et nous l’avons lapidé.”
(récit d’Abu Huraira, par Jabir, Muslim XVII 4196)
“ Au temps de la période d’ignorance préislamique, j’ai vu une guenon entourée par un grand nombre de singes. Ils étaient en train de la lapider, parce qu’elle avait commis un acte sexuel illégal. Moi aussi, je l’ai lapidée. ”
(récit d’Amr ibn Maimun, Bukhari LVIII 188)
“ Maiz ibn Malik vint voir le Prophète et avoua deux fois avoir commis la fornication. Mais il l’éloigna. Il revint et avoua deux fois avoir commis la fornication. Mais il l’éloigna. Il revint et avoua deux fois avoir commis la fornication. Le Prophète dit : - Tu as avoué quatre fois, prenez-le et lapidez-le à mort.”
(récit d’Abdullah Ibn Abbas, Dawud XXXVIII 4412)
“ Maiz vint voir le Prophète et avoua avoir été adultère quatre fois, alors il ordonna qu’il soit lapidé à mort.”
(récit de Nu’aym, Dawud XXXVIII 4364)
“ Deux hommes se disputaient en présence de l’apôtre d’Allah. L’un d’eux dit : [...] - Mon fils est un ouvrier au service de cette personne et il a commis un acte sexuel illicite avec sa femme. Les gens ont dit qu’il devait être lapidé mais je l’ai racheté avec cent moutons et une jeune esclave.[...]
L’apôtre d’Allah dit : " [...] Je vais rendre mon jugement selon les lois d’Allah : les cent moutons et la jeune esclave doivent t’être rendus.
Il infligea à l’homme cent coups de fouet et l’exila pour un an. Unais Al-Aslami reçu l’ordre d’aller voir la femme du deuxième homme ; elle confessa le crime et fut lapidée à mort.”
(récit d’Abu Huraira et Zaid bin Khalid, Bukhari LXXVIII 629)
“ Si un homme non-marié est pris pendant un acte de sodomie, il sera lapidé à mort.”
(récit d’Ibn Abbas, Dawud XXXVIII 4448)
“ Abdullah b. ’Umar rapporte qu’un juif et une juive ont été amenés devant le messager d’Allah pour avoir commis l’adultère. Le messager d’Allah vint voir les juifs et leur dit : Que trouve-t-on dans la Torah pour celui qui commet l’adultère ?
Ils dirent : On noircit leur visages et on les fait monter ensemble sur un âne avec leurs visages tournés dans des directions opposées, et ensuite on les promène dans la ville.
Il dit : Amenez la Torah pour vérifier si vous avez raison.
Ils l’ont amenée et l’ont récitée jusqu’au verset qui concerne la lapidation; la personne qui lisait a mis sa main sur ce verset et a lu ce qui n’était pas masqué par sa main. Abdullah b. Salim qui était avec le messager d’Allah dit : - Ordonne lui d’enlever sa main.
Il l’enleva et il y avait à la place le verset relatif à la lapidation.
Alors l’envoyé d’Allah prononça son jugement et ordonna que les deux personnes soient lapidées à mort.
Abdullah b. ’Umar dit : - J’étais un de ceux qui les ont lapidés et j’ai vu l’homme protéger la femme avec son corps. ”
(récit d’Abdullah ibn Umar, Muslim XVII 4211)
“ Un homme des Banu Aslam vint voir le Prophète alors qu’il était dans la mosquée et dit : J’ai commis un acte sexuel illicite.
Le Prophète détourna sa tête. L’homme se tourna vers son visage et donna quatre témoignages contre lui-même. Le Prophète l’appela et lui dit : Es-tu fou ? - Es-tu marié ?
L’homme dit : Oui.
Alors le Prophète ordonna qu’il soit lapidé à mort sur la place de prière. Quand les pierres l’ont frappé de leurs bords pointus, il s’est enfuit, mais il a été repris à al Harra et tué. ”
(récit de Jabir, Bukhari LXIII 195)
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Pendant que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) était à la mosquée, l'un des musulmans arriva et lui dit: "O Envoyé d'Allah, j'ai commis la fornication". Le Prophète ayant détourné la tête, l'homme alla se placer du côté vers lequel le Prophète avait le visage tourné et lui répéta: "O Envoyé d'Allah, j'ai commis la fornication". Le Prophète détourna de nouveau la tête et pour deux autres fois, la chose se produisit. Et quand l'homme eut ainsi témoigné quatre fois contre lui-même, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) l'appela et lui dit: "Es-tu fou?" - "Non, ô Envoyé d'Allah." - "Es-tu marié?" - "Oui, ô Envoyé d'Allah." - "Qu'on emmène cet homme et qu'on le lapide (jusqu'à la mort)!" dit alors le Prophète (pbAsl).
Sahîh Muslim : 3202
Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le Prophète (pbAsl) s'adressa en ces termes à Mâ`iz ibn Mâlik: "Est-il vrai ce qu'est parvenu à ma connaissance à ton sujet?" Mâ`iz s'enquit: "Et qu'est-ce que c'est?" - "Il m'est parvenu que tu avais coïté avec l'esclave des Banû un tel." répliqua le Prophète. Mâ`iz répondit: "Oui", et reconnut ensuite sa culpabilité par quatre fois. Ce faisant, le Prophète déclara qu'il était passible de la lapidation, et la peine fut appliquée.
Sahîh Muslim : 3205
`Umar ibn Al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Allah a envoyé Muhammad (pbAsl) avec la Vérité; Il lui a révélé le Livre et dans ce qu'Il lui a révélé il y avait un verset relatif à la lapidation. Nous avons lu ce verset, nous l'avons compris et retenu. C'est pour cela que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a fait lapider et que nous avons, après lui, fait aussi lapider (Lapidation à mort au fornicateur ayant déjà été marié). Je crains que dans la suite des temps quelqu'un ne vienne dire: "Par Dieu, nous ne trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Livre d'Allah"; on tomberait alors dans cette erreur d'abandonner une prescription divine. La lapidation, dans le Livre d'Allah, s'impose contre quiconque, homme ou femme, commet la fornication alors qu'il est (fut) marié, le péché étant établi par un témoignage, par la grossesse ou l'aveu.
Sahîh Muslim: 3201
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Quelques écrits de l'Ayatolla Khomeini |
Extraits de www.homa.org/index.php?option=com_content&view=article&id=56&Itemid=53
et de http://www.fnb.to/FNB/Article/Khomeyni/Khomeyni.htm
Chez les chi’ites, les Ayatollas sont des intercesseurs entre Dieu Allah et les hommes et un ayatollah est supérieur en grade à un imam.
Si les textes suivants proviennent d'un Dieu Allah Bienfaiteur et miséricordieux (qui pardonne) alors comment accepter les écrits suivants émanant d’une figure légendaire du chi’isme, l’Ayatolla Khomeyni ?
«
L'homme peut avoir le plaisir sexuel d'un enfant aussi jeune
qu'un bébé. Cependant il ne doit pas pénétrer, mais sodomiser l'enfant. Si
l'homme pénètre et cause des dégâts à l'enfant alors il devrait être responsable
pour l'existence de cette fille pour toute sa vie. Cette fille, cependant ne
compte pas comme une de ses quatre femmes permanentes. Cet homme ne peut pas
épouser la sœur de cette fille. »
(Livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh",
quatrième volume, Darol Orm, Gom, Iran, 1990)
«
Il est préférable pour une
fille d'être mariée dans un tel temps quand elle commence sa première
menstruation dans la maison de son mari plutôt que la maison de son père. Un tel
père qui donne en mariage une fille si jeune aura une place permanente au
Paradis.»
(Du livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh", quatrième volume,Darol
Orme, Gom, Iran, 1990)
«
L'homme peut avoir des rapports sexuels avec des
animaux tel que les moutons, vaches, chameaux et ainsi de suite. Cependant il
doit égorger l'animal après qu'il a eu son orgasme. Il ne doit pas vendre la
viande aux gens de son village, cependant la vente de cette viande à un autre
village proche est acceptable.»
(Du livre de Khomeini, "Tahrirolvasyleh",
quatrième volume, Orme Darol, Gom, Iran, 1990)
«
Si on a commis un acte de
sodomie avec une vache, une brebis, ou un chameau, leurs urines et leurs
excréments deviennent impurs, et même leur lait ne peut plus être consommé. Cet
animal doit être tué le plus vite possible et brûlé.»
(Le petit livre vert,
Proverbes d'Ayatollah Khomeini, Politique, Phylosophica, Social et Religieux,
page 47)

Pour les chi’ites respectueux de leur religion, ces textes sont une approbation d’Allah, une autorisation divine qui leur est donnée pour agir de la manière enseignée par l’Ayatolla Khomeini.
Ou se trouve la spiritualité divine dans ces écrits ?
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Mutilations sexuelles |
La circoncision des hommes et l'excision des femmes ne sont pas des créations musulmanes. Ces pratiques existaient au Moyen Orient bien avant l'arrivée de l'Islam. Mahomet n'a fait que les reprendre et les entériner.
La circoncision masculine est obligatoire pour tout musulman, quel que soit son pays, alors que l'excision féminine ne se pratique que dans certains pays islamiques.
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Extraits du site h ttp://www.rationalisme.org/french/islam_excision.htm
En 1996, selon l'UNPD et la "World Population Prospects", 75 % du total des mutilations par excision avec infibulation sont effectuées dans seulement 7 pays : Égypte, Éthiopie, Érythrée, Kenya, Nigeria, Somalie et Soudan. Certains de ces pays atteignent des taux records : en Somalie et à Djibouti, 98% des petites filles sont mutilées. En Égypte, au Burkina-Faso, au Mali, en Gambie, ce taux dépasse 80%. Au Tchad, au Bénin, au Togo, au Libéria, en Côte-d'Ivoire, une fillette sur deux subit cette mutilation
Sami A. ALDEEB ABU-SAHLIEH est Docteur en droit ; diplômé en sciences politiques; collaborateur scientifique responsable du droit arabe et musulman à l'Institut Suisse de droit comparé, Lausanne; chargé de cours à l'Institut de droit canonique de l'Université de sciences humaines à Strasbourg. Ce texte est l'intégralité du brillant exposé sur la circoncision et l'excision, reproduit ici avec son autorisation, qu'il a publié sur son site web. Vu l'ampleur de ce phénomène - dont les enfants sont les principales victimes - et la gravité du sujet, cette thèse très complète, par un des plus grands spécialistes mondiaux du droit arabe et musulman, s'imposait.
Mutiler au nom de Yahvé ou D'Allah
Légitimation de la circoncision masculine et féminine
par Sami A. ALDEEB ABU-SAHLIEH
Chapitre I - Définitions et distinctions
I. Terminologie
(…)
La langue juridique arabe emploie le mot khitan pour la circoncision masculine et le terme khafd ou khifad pour la circoncision féminine. Mais la langue courante utilise le terme khitan pour ces deux mutilations. On parle aussi de taharah, ce qui signifie purification, ces mutilations étant supposées purifier ceux qui les subissent.
II. La circoncision masculine et féminine
La circoncision féminine provoque un débat public passionné en Occident. Plusieurs organisations nationales, non-gouvernementales et internationales s'y intéressent.Ce débat a un certain écho dans le monde arabe.
Les milieux féministes réclament son abolition alors que les milieux religieux musulmans essaient, le plus souvent, de justifier la circoncision féminine seulement sous la forme dite sunnah, jugée conforme à la tradition de Mahomet.
On trouve, par contre, très peu d'intérêt pour cette question dans les ouvrages juridiques arabes. Le corps médical arabe ne semble pas non plus trop s'y intéresser ; composé d'une majorité d'hommes, il perpétue des valeurs morales et sociales qui prédominent dans sa société et l'empêchent de voir plus loin.
Contrairement à la circoncision féminine, la circoncision masculine n'intéresse presque personne. Le débat sur cette question reste encore tabou. Cette attitude est observée dans l'article 24 alinéa 3 susmentionné de la Convention relative aux droits de l'enfant.
Malgré sa formulation générale, les Travaux préparatoires démontrent que ses auteurs ne pensaient qu'à la circoncision féminine, et nullement à la circoncision masculine.
La distinction qui est faite entre la circoncision masculine et la circoncision féminine se justifierait pour des raisons médicales et culturelles.
Selon Wedad Zenie-Ziegler, une égyptienne :
« Il n'y a pas de similitude entre la circoncision des garçons, mesure prophylactique recommandée pour les garçons dans presque toutes les sociétés, et la circoncision des filles dont le but principal est d'atténuer, sinon de réprimer, le désir sexuel chez les femmes.»
Lors du Séminaire de l'ONU à Ouagadougou, la majorité des participants était d'avis que les justifications de la circoncision féminine tirées de la cosmogonie et celles issues de la religion "doivent être assimilées à la superstition et dénoncées comme telles" puisque "ni la Bible, ni le Coran ne prescrivent aux femmes d'être excisées".
Elle a recommandé "de faire en sorte de dissocier, dans l'esprit des gens, la circoncision masculine qui a une fonction hygiénique, de l'excision qui est une atteinte grave à l'intégrité physique de la femme".
Ce raisonnement est sans fondement et très dangereux. Si la circoncision féminine était dans la Bible ou dans le Coran, serait-elle pour autant permise? Et si l'on se mettait à appliquer tout ce que dit la Bible ou le Coran, à commencer par la loi du talion ?
Un autre son de cloche chez Ghita El-Khayat-Bennai, une marocaine :
" Les femmes ne sont pas seules à subir des mutilations sexuelles. Tous les Juifs par exemple de par ce monde sont circoncis à l'âge de sept jours, sans que leurs parents ne s'en émeuvent... Ils continuent à circoncire leurs enfants mâles, même s'ils savent que c'est un événement extrêmement traumatisant pour l'enfant, préférant exposer le petit garçon à cette souffrance plutôt que d'affronter leurs terreurs et tabous culturels d'adultes ".
Geneviève Giudicelli-Delage écrit :
" Sans doute, les conséquences sont-elles moindres pour la circoncision [masculine] que pour l'excision [féminine] (quoique certaines pratiques d'excision légère puissent apparaître assez équivalentes à une circoncision [masculine] ). Mais, de toute manière, se placer sur le terrain des conséquences serait une erreur. La coutume justifie des actes les plus graves, même la mort ; l'essentiel n'est pas l'acte mais la culture. Si une famille malienne peut, en France, faire circoncire son fils mais ne peut faire exciser sa fille, c'est que la circoncision masculine appartient à un ordre culturel qui, peu ou prou, est le nôtre, à cet ordre judéo-chrétien qui est le creuset de notre culture, et que cet ordre ne connaît pas et n'a jamais connu l'excision ".
Pour le Docteur Gérard Zwang, la raison de la distinction entre ces deux types de circoncision est simple : la plupart des sexologues et des responsables de l'information sont des circoncis ; ils empêchent tout débat autour de la circoncision masculine.
La logique juridique rejette la distinction entre la circoncision masculine et la circoncision féminine, toutes deux étant des mutilations d'organes sains et, par conséquent, une atteinte à l'intégrité physique de l'enfant quelles que soient les motivations religieuses et les superstitions qui les sous-tendent.
III. Pratique de la circoncision masculine et féminine
La circoncision masculine est pratiquée par tous les musulmans et tous les juifs ainsi que par certains chrétiens, comme c'est le cas des chrétiens d'Egypte. Elle est aussi pratiquée par des tribus animistes d'Afrique.
Quant à la circoncision féminine, elle n'est pratiquée ni par tous les musulmans ni par tous les arabes. En effet, une grande partie, pour ne pas dire la majorité des pays du Maghreb, tout comme la Turquie et l'Iran, ignorent cette coutume. On la retrouve par contre chez les chrétiens égyptiens ainsi que chez les juifs éthiopiens (les Falachas) qui, vraisemblablement, continuent à la pratiquer encore aujourd'hui en Israël comme le font les Africains partis en France.
Le Soudan (98%), la Somalie (98%) et l'Egypte (75%) figurent parmi les plus grands pays arabes qui la pratiquent.
Dans ce dernier pays, 97.5% des familles inéduquées imposent la circoncision à leurs filles, contre 66.2% des familles éduquées. D'autres pays arabes la pratiquent : le Yémen, les Emirats arabes unis, le Bahrain, Qatar, Oman, certaines régions de l'Arabie, la Mauritanie. Elle serait aussi pratiquée par certains musulmans de pays asiatiques comme l'Indonésie, la Malaisie, le Pakistan et l'Inde sous le nom de circoncision sunnah, donc avec une référence à la religion.
Mais les données exactes dans ce domaine font défaut. En Afrique, 28 pays la pratiqueraient, dont de nombreuses tribus animistes; elle toucherait environ 75 millions de femmes.
Souvent, la circoncision féminine et masculine est faite sans anesthésie, d'une manière barbare, par des personnes sans formation médicale, des barbiers ou des sages-femmes, avec des instruments rudimentaires donnant lieu à des complications qui mènent parfois à la mort.
Nous disposons de nombreux témoignages accablants sur la circoncision féminine mais d'aucun témoignage sur la circoncision masculine puisque cela n'intéresse personne. Pourtant, j'ai dans mes oreilles, aujourd'hui encore, les cris de mes petits voisins musulmans circoncis quand j'étais jeune.
Citons ici le plus court et le moins horrible témoignage de femme, celui de Samia, musulmane, née dans un petit village égyptien près de la frontière soudanaise et qui vit au Caire :
" J'avais sept ans lorsque j'ai été excisée. Je me souviens des récits des femmes de mon village qui parlaient de cette opération comme si leur vie s'était arrêtée là. L'atrocité de leurs descriptions et en même temps le sentiment d'une fatalité à laquelle je ne pourrais pas échapper, avaient provoqué en moi une telle panique que lorsque arriva le jour tant redouté, je fus prise de vomissements. Ce qui se passa alors est encore si brûlant dans ma chair qu'il m'arrive souvent de me réveiller en pleine nuit en hurlant et d'appeler ma mère ".
La victime est habituellement mutilée, sans anesthésie, en décubitus dorsal, les cuisses maintenues écartées par des aides, ou par un(e) seul(e), couché(e) sous la jeune fille et lui crochetant les chevilles avec les pieds. Pour immobiliser une fille de sept ans, il faut parfois l'intervention de cinq personnes pour tenir la tête, les deux mains et les deux jambes.
Quand il s'agit d'une petite fille, un(e) seul(e) assistant(e) peut lui maintenir à la fois le corps et les cuisses, l'immobilisant en position assise.
On distingue plusieurs catégories de circoncisions masculines :
la circoncision proprement dite : elle consiste à exciser totalement ou partiellement le prépuce
la phalloctomie;
la castration;
l'émasculation.
Seule la première catégorie nous intéresse ici en raison de la fréquence de sa pratique et de son caractère rituel. Les trois autres catégories semblent être peu pratiquées et nous ne disposons pas de matériel suffisant à leur sujet.
On distingue aussi plusieurs sortes de circoncisions féminines :
La circoncision féminine dite sunnah, ou en conformité à la tradition de Mahomet.
Les milieux religieux qui défendent cette forme de circoncision féminine ne précisent pas toujours en quoi elle consiste.
Selon un auteur classique, Al-Mawardi, "elle se limite à couper la peau en forme de noyau qui se trouve au sommet de l'organe. On doit donc en couper l'épiderme protubérant, sans aller jusqu'à l'ablation".
Pour le docteur Hamid Al-Ghawabi, il s'agit de couper aussi bien le clitoris que les petites lèvres.
Selon le docteur Mahran, on excise le capuchon du clitoris ainsi que les parties postérieures les plus importantes des petites lèvres
La clitoridectomie ou excision.
Elle porte sur l'ablation du clitoris ainsi que des petites lèvres. C'est l'opération pratiquée le plus fréquemment en Egypte.
L'infibulation ou circoncision pharaonique.
Elle est pratiquée notamment au Soudan et en Somalie et consiste en l'ablation totale du clitoris, des petites lèvres et d'une partie des grandes lèvres. Les deux parties de la vulve sont alors cousues ensembles au moyen de points de suture de soie ou de catgut (au Soudan) ou au moyen d'épines (en Somalie) pour que la vulve soit fermée à l'exception d'un minuscule orifice pour le passage de l'urine et du flux menstruel.
Au cours de la nuit de noces, l'époux devra ouvrir sa femme, le plus souvent à l'aide d'un poignard à double tranchant.
Dans certaines tribus, la femme est recousue à chaque départ du mari et réouverte à chaque retour de celui-ci. On ferme l'ouverture en cas de divorce pour éviter que la femme ait des rapports sexuels.
Signalons que l'Occident a pratiqué dans le passé la circoncision féminine et surtout l'infibulation. Un des modèles de ceintures de chasteté consistait à faire passer des anneaux dans les lèvres et la vulve et à les fermer par un fil de fer ou par un cadenas dont le mari gardait la clef même et surtout quand il s'absentait.
En Russie, les Skopotzy (circonciseurs), qui sont des chrétiens, ont pratiqué l'infibulation pour assurer une virginité perpétuelle ; ils invoquent l'Evangile de Saint Matthieu 19 : 12 : "Il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux". Une certaine forme de circoncision féminine, pratiquée dans la tribu des Kikuyu du Kenya, serait effectuée aujourd'hui dans certains hôpitaux de Paris pour accroître la capacité de jouissance de certaines femmes aisée. On dégage le clitoris et on le rabat à l'intérieur du vagin. Une telle pratique augmenterait la jouissance sexuelle des femmes.
Chapitre II Arguments religieux
I. Arguments religieux pour la circoncision
1. Les sources du droit musulman
Sur le plan formel, le droit musulman a deux sources principales : le Coran et les recueils de la Sunnah (tradition : paroles et gestes) de Mahomet, auxquels il faut ajouter l'igtihad, la doctrine des écoles juridiques musulmanes à travers les siècles.
De notre temps, une catégorie particulière de l'igtihad acquiert de plus en plus d'importance. Il s'agit des fatwas, avis des savants religieux musulmans qui, formulées souvent dans un langage accessible au public, indiquent le comportement à suivre pour se conformer à la volonté divine.
Bien que non contraignantes juridiquement, les fatwas ne lient pas moins moralement le croyant et constituent parfois la première étape vers la promulgation ou la modification des lois.
Elles sont données par écrit ou oralement et font souvent l'objet de publications vendues à large échelle. Nombreuses sont celles qui traitent de la circoncision masculine et féminine.
Nous nous limitons ici aux ouvrages et aux recueils de fatwas modernes principalement égyptiens qui se réfèrent aux ouvrages classiques de droit musulman. Ce choix se justifie par le fait que le public accède rarement aux ouvrages classiques proprement dits.
2. Le Coran
Le Coran ne mentionne ni la circoncision masculine ni la circoncision féminine.
Une interprétation extensive du verset 2 : 124 y voit des traces :
« Lorsque son Seigneur éprouva Abraham par certains ordres et que celui-ci les eut accomplis, Dieu dit : "Je vais faire de toi un guide pour les hommes".»
Un des ordres donnés à Abraham pour l'éprouver serait la circoncision dont parlent certains récits de Mahomet. Or, Abraham est un modèle à suivre pour le musulman en vertu du verset 16 : 123 :
« Nous t'avons ensuite révélé : "Suis la Religion (millat) d'Abraham, un vrai croyant".»
On retrouve ici la règle du droit musulman selon laquelle les normes révélées aux prophètes antérieurs à Mahomet sont maintenues tant qu'elles ne sont pas expressément abrogées.
Ainsi, la Bible devient, par un système de renvoi, une source du droit pour les musulmans. On y lit :
Dieu dit à Abraham : "... Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, c-à-d. ta race après toi : que tous vos mâles soient circoncis. Vous ferez circoncire la chair de votre prépuce, et ce sera le signe de l'alliance entre moi et vous... Quand ils auront huit jours, tous vos mâles seront circoncis, de génération en génération. ... Mon alliance sera marquée dans votre chair, comme une alliance perpétuelle. L'incirconcis, le mâle dont on n'aura pas coupé la chair du prépuce, cette vie-là sera retranchée de sa parenté : il a violé mon alliance".
La circoncision comme signe d'alliance ne se retrouve que dans deux autres passages de la Bible. Ailleurs, c'est plus épique :
le roi Saül exigea de David 100 prépuces de Philistins pour lui donner sa fille Mikal. "David ... trouva que l'affaire était bonne pour devenir le gendre du roi... Il se mit en campagne... Il tua aux Philistins 200 hommes, il rapporta leurs prépuces et les compta au roi... Alors Saül... dut reconnaître que Yahvé était avec David".
Cette interprétation des versets coraniques par référence à la Bible est considérée par l'Imam Mahmud Shaltut comme abusive (israf fi al-istidlal).
On peut y ajouter que cet argument textuel basé sur une norme juive ne concerne que la circoncision masculine, mais non pas la circoncision féminine que la Bible ne prévoit pas et que les juifs ne pratiquent pas (si l'on excepte les Falachas).
Al-Sukkari répond que, selon Ibn-Hagar, les juifs circoncisaient les deux sexes, d'où son rejet de la circoncision masculine ou féminine au septième jour pour ne pas leur ressembler.
Et même si l'authentique Bible - celle d'aujourd'hui étant considérée comme falsifiée - ne contient pas de texte relatif à la circoncision féminine, les musulmans, malgré cela, doivent la pratiquer si le droit musulman la prévoit.
3. Les recueils de la Sunna
Nous essayons ici de glaner dans les ouvrages d'auteurs arabes contemporains les différents récits de Mahomet relatifs à la circoncision masculine et féminine :
- Le récit le plus cité rapporte une discussion entre Mahomet et Um Habibah (ou Um ‘Atiyyah). Celle-ci, connue comme exciseuse d'esclaves femelles, faisait partie des femmes qui avaient immigré avec Mahomet.
L'ayant aperçue, Mahomet lui demande si elle continue à pratiquer son métier. Elle répond par l'affirmative en ajoutant : "à moins que cela ne soit interdit et que tu ne me commandes de cesser cette pratique". Mahomet lui réplique alors : "Mais si, c'est permis. Approche-toi de moi pour que je puisse t'enseigner : Si tu coupes, n'exagère pas (la tanhaki) car cela rend plus rayonnant (ashraq) le visage et c'est plus agréable (ahza) pour le mari". Selon d'autres rapporteurs, il lui aurait dit : "Coupe légèrement et n'exagère pas (ashimmi wa-la tanhaki) car c'est plus agréable (ahza) pour la femme et meilleur (ahab, selon des sources abha) pour le mari".
Nous citerons ce récit par la suite sous récit de l'exciseuse.
- Mahomet dit : "La circoncision est une sunnah pour les hommes et makrumah pour les femmes". Nous reviendrons sur le sens de ces deux termes.
- S'adressant aux femmes des Ansars, Mahomet dit : "Coupez légèrement et n'exagérez pas (ikhtafidna wa-la tanhikna), car c'est plus agréable (ahza) pour vos maris".
- Quelqu'un est venu vers Mahomet et s'est converti devant lui. Mahomet lui dit : "Rase les cheveux de la mécréance et circoncis-toi".
- Mahomet dit : "Celui qui devient musulman qu'il se circoncise même s'il est âgé".
- On demanda à Mahomet si un non-circoncis pouvait faire le pèlerinage. Il répondit : "Non, tant qu'il n'est pas circoncis".
- Mahomet dit : "Cinq [normes] appartiennent à la fitrah : le rasage du pubis, la circoncision, la coupe des moustaches, l'épilation des aisselles et la taille des ongles".
D'autres récits nomment dix normes, dont toujours la circoncision. Les normes de la fitrah seraient les normes que Dieu inculqua à sa création. L'homme qui tend à la perfection doit se conformer à ces normes.
Ces normes ne sont pas obligatoires, mais simplement recommandables (mandubah), à l'exception de la circoncision qui est obligatoire. Partant de ces prémisses, Al-Sukkari pense qu'Adam a été le premier circoncis. Ses descendants ayant abandonné cette obligation, elle fut reconfirmée à Abraham et à ses descendants.
La circoncision serait alors le signe qui distinguerait le croyant du mécréant. A ce titre, elle constitue l'enseigne de l'Islam.
- Mahomet a prescrit : "Si les deux parties circoncises (khitanan) se rencontrent ou si elles se touchent l'une l'autre, il faut faire l'ablution pour la prière". On en a déduit que la femme et l'homme se circoncisaient du temps de Mahomet.
Les shiites ajoutent un récit de l'Imam Al-Sadiq qui dit : "La circoncision féminine est une makrumah, et qu'y a-t-il de mieux que la makrumah ! " Al-Sadiq est cité aussi par eux comme le rapporteur du récit de l'exciseuse.
Les défenseurs de la circoncision (masculine et féminine) eux-mêmes admettent que ces récits attribués à Mahomet sont peu crédibles. Mahmud Shaltut dit qu'ils ne sont ni clairs ni authentiques. Le Sheikh Abbas, recteur de l'Institut musulman de la Mosquée de Paris est encore plus formel : " Si pour l'homme la circoncision [masculine] (bien non obligatoire) a un but esthétique et hygiénique, il n'y a aucun texte religieux islamique valable qui puisse être pris en considération pour l'excision de la femme, preuve en est que cette pratique est totalement absente dans la majorité des pays islamiques. Et, si certains peuples continuent malheureusement à pratiquer l'excision au point même de porter préjudice à la femme, cela provient sans doute de coutumes antérieures à l'avènement de ces peuples à l'Islam".
4. La coutume et le silence de la loi
La circoncision féminine ayant des bases fragiles dans le Coran et les Recueils de la Sunnah, Al-Sukkari essaie de consolider ces bases en invoquant la coutume qui constitue une source du droit musulman.
Pour lui, la circoncision féminine est devenue une norme dans la mesure où elle est générale, pratiquée de longue date et n'est pas contraire à un texte de la loi religieuse.
Il invoque aussi la règle selon laquelle tout ce qui n'est pas interdit est permis.
La circoncision féminine, n'étant pas expressément interdite, reste donc permise. Même si les récits relatifs à la circoncision féminine sont crédibles, aucun récit n'est venu l'interdire ou la déclarer blâmable.
Une des règles du droit musulman est, qu'il vaut mieux appliquer la norme que de l'abandonner.
Cet auteur oublie cependant que le droit musulman permet de mettre fin à une coutume basée sur l'ignorance. Le Coran dit à cet effet :
« Lorsqu'on leur dit : "Venez à ce que Dieu a révélé au Prophète", ils répondent; "L'exemple que nous trouvons chez nos pères nous suffit". Et si leurs pères ne savaient rien? Et s'ils n'étaient pas dirigés ? » (5 : 104).
D'autre part, il renverse la règle. Au lieu d'avancer comme principe l'intégrité physique, il plaide indirectement pour le principe de la mutilation.
II. Arguments religieux contre la circoncision
1. Dieu ne peut mutiler
Cet argument se résume en ceci : Peut-on concevoir un Dieu qui se complaît à mutiler ses créatures dans le but de les marquer comme on marque du bétail ?
Docteur Nawal El-Saadawi, égyptienne, elle-même excisée, écrit :
« Si la religion est issue de Dieu, comment peut-il ordonner aux hommes de couper et retirer un organe qu'Il a lui-même créé, tant que cet organe n'est pas malade ou déformé ? Dieu ne crée pas les organes corporels au hasard et sans plan. Il n'est pas possible qu'Il ait créé le clitoris dans le corps féminin afin que celui-ci soit coupé, retiré, plus tard dans la vie. Ceci est une contradiction dans laquelle aucune religion ni le Créateur ne pourraient tomber. Si Dieu a créé le clitoris comme organe sexuel sensible, dont la seule fonction semble être de procurer un plaisir sexuel à la femme, il s'ensuit qu'Il considère également que ce plaisir est normal et légitime, et, de ce fait, devient une partie intégrante de la santé mentale.»
« Il a souvent été proclamé que l'Islam est à l'origine de la circoncision féminine, et qu'il est aussi responsable pour placer le statut des femmes d'Egypte et des pays arabes en situation de sous-privilège et de seconde zône. Une telle contradiction n'est pas vraie ... La religion, si les principes auxquels elle s'attache sont authentiques, recherche la vérité, l'égalité, la justice, l'amour et une vie saine, une bonne santé pour tous les humains, qu'ils soient hommes ou femmes. Il n'existe aucune vraie religion qui recherche la maladie, les mutilations des corps de jeunes filles, et l'amputation d'une partie essentielle de leur organe reproductif.»
Cet argument est repris par Renée Saurel. Elle écrit :
" Le Coran à l'inverse du christianisme et du judaïsme autorise et recommande de dispenser à la femme le plaisir physique et mental retrouvé à deux au cours de l'acte d'amour. Et des chairs éclatées, suppliciées et amputées n'ont jamais concouru à la jouissance, à la bénédiction d'avoir reçu en partage la faculté de rechercher le plaisir et de fuir la douleur".
Les deux sources susmentionnées se réfèrent à la religion, à l'islam, au christianisme et au judaïsme. Ce sont des notions abstraites qui comportent des éléments des plus contradictoires. Il est préférable de se référer à des sources écrites qu'à des notions abstraites. A relever aussi que cet argument est valable contre la circoncision aussi bien féminine que masculine. Ses auteurs, cependant, ne l'invoquent que contre la circoncision féminine.
2. Interdiction de changer la créature
Il n'est pas difficile de retrouver un appui à l'argument précédent dans le Coran lui-même. En effet le verset 4 : 119 du Coran interdit à l'homme de changer la créature de Dieu :
[Le démon dit] : "Oui, je prendrai un nombre déterminé de tes serviteurs; je les égarerai et je leur inspirerai de vains désirs; je leur donnerai un ordre, et ils fendront les oreilles des bestiaux; je leur donnerai un ordre, et ils changeront la création de Dieu".
Ce verset condamnerait le changement de la créature de Dieu. Il est invoqué par les islamistes pour s'opposer à la prévention permanente des naissances que ce soit par des mesures touchant l'homme ou la femme. Etrangement, les adeptes de la circoncision féminine et masculine oublient complètement ce verset. Ils oublient aussi cet autre verset :
« [Il] a bien fait tout ce qu'il a créé.» (32 : 7).
Aziza Kamel, adversaire de la circoncision féminine, invoque ce verset et ajoute : "L'excision est une déformation de ce que Dieu a créé, alors que Dieu est satisfait de sa création".
3. L'homme connaît mieux ses affaires
Mahomet avait indiqué à des paysans de ne pas pratiquer la pollinisation des dattiers. Cette année-là, les dattiers n'ont pas donné de dattes. Revenus vers Mahomet pour des explications, ces paysans ont reçu pour réponse : "Vous connaissez mieux [que moi] vos affaires temporelles"
Le dernier passage du récit est cité par le Sheikh Hassan Ahmed Abo Sabib, du Soudan, dans son intervention au séminaire sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants en Afrique (Dakar, 6-10 février 1984).
Armé de ce récit, il conclut que la circoncision féminine doit être interdite parce que la science médicale a prouvé qu'elle est nocive. Or, dit-il, le Coran interdit à l'homme de nuire à lui-même en vertu du verset 2 : 195 : "Ne vous exposez pas, de vos propres mains, à la perdition". D'autre part, Mahomet dit : "Celui qui nuit à un croyant me nuit et celui qui me nuit, nuit à Dieu".
Ce sheikh soudanais n'est pas allé au bout de son raisonnement. Dans le récit des dattiers, Mahomet n'a pas voulu se considérer comme infaillible en botanique, admettant du même coup que les paysans savaient plus que lui en cette matière tout en étant prophète.
Appliqué par analogie à la circoncision féminine et masculine, ce récit signifie que Mahomet pouvait bien avoir émis une opinion la concernant, mais son opinion en la matière n'est pas infaillible et pouvait être contredite par la médecine.
Notre sheikh ne va pas si loin. Il sépare la réponse de Mahomet de l'ensemble du récit des dattiers et se limite à dire que les récits de Mahomet sur la circoncision féminine ne sont pas fiables en invoquant l'autorité de son homologue l'Imam Shaltut.
Il en conclut que la question de la circoncision masculine et féminine doit être jugée en fonction des méfaits et des bienfaits.
Malgré cette petite incohérence, cet avis est le plus explicite que nous connaissons de la part d'un responsable religieux musulman contemporain contre la circoncision féminine.
4. Le cas Al-Mahdawi
Tous les arguments religieux susmentionnés sont cités uniquement et exclusivement contre la circoncision féminine. Bien qu'ils puissent être étendus facilement aussi contre la circoncision masculine, leurs auteurs ne le font jamais. Non sans raison.
En effet, le seul auteur musulman à avoir mis en doute la circoncision masculine est actuellement en procès et risque d'être condamné à mort pour apostasie.
Il s'agit du juge à la retraite Mustafa Kamal Al-Mahdawi. Ce dernier, un ami personnel, subit actuellement une campagne féroce menée par les milieux religieux libyens dans les mosquées et la presse.
Le prédicateur de la Mosquée du Prophète, à Médine en Arabie séoudite, a publié en juillet 1992 un fascicule distribué gratuitement en Libye où il demande à la Ligue du Monde musulman et à la Conférence islamique d'établir une fatwa collective des savants musulmans contre ce juge et de l'exécuter comme apostat s'il ne se rétracte pas. Quant à son livre, il demande qu'il soit retiré du marché, brûlé et interdit à tout lecteur. Il lui reproche, entre autres, d'avoir nié le devoir de circoncire les garçons alors qu'il y a unanimité à ce sujet et Mahomet lui-même était circoncis.
Ce juge libyen affirme en fait que la circoncision masculine est une coutume des juifs qui croyaient que leur Dieu ne les voyait que s'ils avaient des signes distinctives comme la circoncision ou le sang sur les portes.
Il fait ici allusion à l'ordre de Dieu donné aux juifs de mettre le sang du bétail immolé la Pâque sur les deux montants et le linteau des maisons parce qu'il avait l'intention de frapper les premiers-nés d'Egypte.
Dieu dit à Moïse et à Aaron : "Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d'Egypte". Le juge libyen ajoute que le Coran ne comporte aucune mention à "cette étrange logique". Pour lui, Dieu ne peut pas s'adonner à de tels badinages comme il ne peut pas avoir créé le prépuce comme un objet superflu qu'on peut couper. Il cite ici le verset 3 : 191 qui dit :
« Notre Seigneur! Tu n'a pas créé tout ceci en vain! Gloire à toi ! Préserve-nous du châtiment du feu.»
III. Qualification de la circoncision en droit musulman
Qualifier un acte, signifie le déclarer comme interdit, blâmable, recommandable, permis ou obligatoire. Ce sont les cinq principaux critères de classement des actes du croyant musulman.
Les adversaires de la circoncision, la considèrent comme interdite lorsqu'il s'agit des filles. En revanche, ils ne s'opposent pas à la circoncision des garçons et la considèrent même comme obligatoire.
Quant aux défenseurs de la circoncision masculine et féminine, ils se sont divisés sur la qualification à lui conférer. Trois opinions ont été émises :
1. Obligatoire pour les garçons et pour les filles
L'Imam Ahmad n'admet la prière et le pèlerinage que d'un circoncis. L'Imam Malik refuse l'accès à la fonction publique et le témoignage du non-circoncis. D'autres vont jusqu'à interdire de manger de la viande d'un animal tué par un non-circoncis. Ce courant invoque les raisons suivants :
- le verset 16 : 120 demande à Mahomet de suivre la voie d'Abraham. Or Abraham a été circoncis à un âge avancé, à 80 ans et selon certains à 120 ans, malgré les souffrances que la circoncision pouvait provoquer. Si cela n'avait pas été un acte obligatoire pour Abraham, il ne l'aurait pas fait.
- Les différents récits de Mahomet relatifs à la circoncision cités plus haut.
- A l'époque des compagnons, la circoncision masculine et féminine était pratiquée.
- La non-circoncision masculine et féminine retient l'impureté dans le corps et rend nulle la prière, exactement comme la rétention d'une impureté dans la bouche.
- Selon Al-Mawardi, la circoncision (masculine et féminine) provoque une souffrance. Or la souffrance n'est licite qu'en cas d'intérêt, de punition ou d'obligation. Et puisque l'intérêt et la punition sont à écarter, la circoncision (masculine et féminine) est une obligation.
2. Sunnah pour les deux sexes
Selon ce courant, la circoncision masculine et féminine relève de la sunnah, terme sur le sens duquel les légistes ne sont pas d'accord. Elle peut avoir deux sens : la tradition de Mahomet, ou simplement d'une coutume de l'époque de Mahomet. En tant que sunnah, elle serait recommandable et non pas obligatoire.
Les adeptes de ce courant invoquent le récit assimilant la circoncision (masculine et féminine) à une norme de la fitrah citée plus haut. A ce titre, elle vise à la perfection de l'homme. Tout en étant recommandable, le musulman n'est pas tenu de la pratiquer. Ils ajoutent que de nombreuses personnes ont adhéré à l'islam et jamais Mahomet n'a cherché (sous leurs habits) à savoir s'ils étaient circoncis ou non.
3. Obligatoire pour les garçons, sunnah pour les filles
Les auteurs modernes optent pour cette opinion.
Certains précisent qu'il s'agit d'une makrumah.
Al-Sukkari dit que la circoncision masculine est obligatoire à cause des odeurs et des liquides gras répugnants produits et retenus par le prépuce. Cette impureté est un empêchement à la validité de la prière. Or, la pureté étant nécessaire pour la prière, la circoncision devient nécessaire selon la règle juridique qui dit : ce qui est nécessaire pour l'accomplissement d'une obligation devient à son tour obligatoire.
En revanche, n'ayant pas de prépuce et donc n'étant pas sujette à une impureté de ce côté-là, la circoncision féminine n'est que recommandée. Deux raisons fondent cette recommandation :
- réaliser la makrumah que Mahomet lui accorde,
- empêcher de tomber dans l'interdit.
Le terme makrumah est loin d'être clair. Pour le Professeur ‘Abd-al-Wahhab Khallaf, ce terme signifie que la circoncision féminine augmente le plaisir de l'homme. Shaltut dit que la circoncision féminine est une makrumah pour les hommes qui ne sont pas accoutumés à sentir la partie excédante.
La majorité des opinions cependant traduit ce mot comme un acte louable, méritoire pour la femme.
C'est l'opinion du professeur Zakariyya Al-Birri.
Pour lui, il convient de pratiquer la circoncision féminine. Celui qui ne la pratique pas, ne commet pas pour autant de péché s'il est convaincu, à la lumière des textes religieux et des conseils des médecins spécialistes, qu'il n'en était pas tenu.
Al-Qaradawi laisse le choix aux parents selon leurs convictions, tout en préférant lui-même pratiquer la circoncision féminine parce qu'elle sauvegarde la morale des filles "notamment à notre époque".
Une fatwa de la Commission de fatwa égyptienne du 28 mai 1949 a aussi déclaré que l'abandon de la circoncision féminine ne constitue pas un péché.
Une autre fatwa de cet organisme du 23 juin 1951 est plus rigide. Non seulement elle n'envisage pas la possibilité d'abandonner la circoncision féminine, mais elle considère qu'il est souhaitable de la pratiquer parce qu'elle modère la nature.
Bien plus, elle ne permet pas de prendre en considération les avis des médecins sur ses méfaits (voir chapitre III, § III, point 2).
Une troisième fatwa de ce même organisme du 29 janvier 1981, bien plus détaillée, se montre franchement hostile à l'abandon de la circoncision féminine. L'auteur de cette fatwa est l'actuel Grand Sheikh de l'Azhar.
Il y affirme qu'il n'est pas possible d'abandonner les enseignements de Mahomet en faveur de l'enseignement d'autrui, fût-il un médecin parce que la médecine évolue et n'est pas constante.
La responsabilité de la circoncision des filles incombe aux parents et à ceux qui en ont la charge. Ceux qui ne l'accomplissent pas manquent à leur devoir".
4. Raison de la différence entre garçon et fille
Al-Sukkari essaie d'expliquer la différence entre garçon et fille devant la norme religieuse :
- Abraham s'était circoncis, et il ne l'aurait pas fait si ce n'était pas un devoir. Mais il n'est pas prouvé qu'Abraham ait commandé la circoncision féminine. Celle-ci est plutôt un commandement de Mahomet selon le "récit de l'exciseuse" cité plus haut.
- La circoncision masculine est un signe qui distingue l'homme musulman du non-musulman.
En ce qui concerne la femme, on adopte normalement une attitude de réserve à son égard et on ne va pas chercher (sous ses habits) si elle est circoncise ou pas.
- La circoncision masculine prévient de beaucoup de maladies, dont le cancer et réduit le recours à la masturbation. Cet argument est avancé aussi par l'Imam Mahmud Shaltut pour qui le prépuce du garçon cache des microbes nocifs pour la santé, ce qui n'est pas le cas de la fille.
5. Conséquences de la qualification
Les légistes se sont posés la question de savoir si l'autorité publique peut obliger un musulman à se circoncire, surtout à un âge avancé. Les zaydites et les shafiites répondent par l'affirmative.
Selon l'Ecole hanafite, si un groupe rejette la circoncision masculine, le chef de l'Etat doit leur déclarer la guerre.
Certains disent cependant qu'on peut dispenser quelqu'un de la circoncision masculine si elle présente un danger pour sa santé. Al-Sukkari, auteur moderne, estime que la question de la santé ne se pose pas de nos jours. Le musulman qui craint pour sa santé, peut s'adresser à un médecin qui utilisera à cet effet l'anesthésie et les appareils modernes.
Les hanbalites disent que la circoncision masculine et féminine est un rituel de l'islam ; l'homme peut obliger sa femme à s'exciser comme à prier.
Les ibadites considèrent le mariage du musulman non-circoncis comme nul même s'il y a eu consommation.
La femme peut demander au juge de la séparer de son mari. Si le mari se circoncit après la consommation, le mariage reste nul ; il doit conclure un nouveau mariage pour reprendre sa femme. Pour les hanbalites, la non-circoncision du mari est un vice du contrat donnant le choix à la femme de demander le divorce ou de maintenir le mariage.
Pour certains, le non-circoncis n'a pas de droit de tutelle sur un musulman et n'a pas le droit de donner son consentement au mariage d'un parenté musulman. Dans ce cas, le mariage est dissous sauf s'il a été consommé.
Al-Sukkari, auteur moderne, accorde à la femme le choix de dissoudre le mariage si le mari n'est pas circoncis parce que le prépuce peut être un vecteur de maladies. Il peut être aussi une cause de dégoût empêchant la réalisation des buts du mariage, à savoir l'amour et la bonne entente entre les conjoints. La femme a le droit d'être mariée à quelqu'un de beau et de propre, l'Islam étant la religion de la propreté, de la pureté.
Ahmad Amin souligne l'importance qu'a la circoncision dans l'esprit de l'Egyptien par un fait anecdotique : une tribu soudanaise a voulu adhérer à l'islam. Son chef a écrit à un savant de l'Azhar pour lui demander ce qu'il fallait faire. Le savant lui a envoyé une liste d'exigences, en plaçant au premier point la circoncision. La tribu a alors refusé de devenir musulmane.
Pour la masse des croyants, l'appartenance à l'islam implique nécessairement la circoncision des garçons.
A Java, circoncire un garçon se dit : recevoir quelqu'un au sein de l'Islam ; à Alger, pendant la colonisation, les cartes d'invitation à cette cérémonie la désignaient, en français, sous le nom de baptême. Elle constitue dans la vie musulmane une importante fête de famille, ce qui n'est pas le cas de la circoncision des filles, faite en cachette.
Selon les autorités religieuses séoudiennes, un homme qui se convertit à l'islam doit se circoncire, mais pour éviter qu'il refuse d'entrer dans l'islam par répugnance à cette opération, on peut retarder cette exigence jusqu'à ce que la foi soit affermie dans son coeur.
Sur le plan social, la non-circoncision féminine a des conséquences graves. Dans certains pays, les filles non-circoncises ne se marient pas et les gens commencent à parler d'elles comme de personnes de mauvaise conduite, possédées par le diable.
Dans la campagne égyptienne, la matrone qui pratique la circoncision féminine délivre un certificat qui sert pour le mariage.
Wedad Zenie-Ziegler écrit que les paysannes égyptiennes s'étonnent que leurs concitoyennes du Caire ne sont pas excisées.
Elles partent "d'un grand éclat de rire, ponctué par des exclamations indignées" : "On ne le fait vraiment pas ? Les filles restent comme cela, sans être coupées ? Elles ne se déchaînent pas ?".
El-Masry rapporte les dires d'une sage-femme égyptienne qui avait circoncis plus de 1000 filles. Selon elle, "on devait lyncher les pères qui s'opposeraient à l'excision de leurs filles, parce que ces pères acceptaient en somme que leurs filles deviennent des prostituées".
Au Soudan, où se pratique l'infibulation, des frères ont voulu éviter cette torture à leurs jeunes soeurs. La plupart d'entre eux ont été chassés de la maison paternelle après des disputes terribles, les parents les accusant d'être des dépravés et de chercher à dévergonder leurs soeurs. Très peu ont réussi; mais, pour pouvoir mettre fin aux qu'en dira-t-on des voisins, ils ont été obligés d'amener leurs soeurs vivre sous leur toit à Khartoum ou Atbara. "Car il est aussi anormal au Soudan de ne pas coudre le sexe des filles, qu'en Occident de ne pas donner de bain aux enfants. Les voisins jasent".
IV. Modalité de la circoncision selon le droit musulman
1. Circoncision des garçons
La circoncision masculine consiste, selon les légistes classiques musulmans, à couper le prépuce, de préférence tout le prépuce.
Si l'homme a deux pénis, certains disent qu'il faut circoncire les deux; d'autres disent qu'il faut circoncire seulement celui qui urine.
Si l'enfant est né circoncis, certains disent qu'il faut le laisser tel quel ; pour d'autres, il faut passer le couteau sur l'emplacement du prépuce pour l'accomplissement du commandement. Si la circoncision est incomplète, il faudrait la compléter.
2. Circoncision des filles
Al-Sukkari, auteur moderne, décrit comme suit la circoncision féminine. "Il faut commencer par invoquer Dieu en récitant la formule : au nom de Dieu miséricordieux et compatissant, suivie de louange à Dieu et de prière sur le prophète, l'auteur de cette makrumah suprême". La circoncision féminine doit être faite par un ou une médecin chirurgien de religion musulmane et d'apparence pieuse, connaissant les enseignements de Mahomet.
Il faut utiliser les meilleurs moyens médicaux pour réduire la souffrance. La circoncision féminine doit être faite le jour pour que le médecin puisse la faire à la lumière du jour, mais en toute discrétion, en présence seulement du tuteur de la fille ou de sa mère, ou de celui qui a le plus de pitié pour elle. Il ne précise pas en quoi consiste la circoncision féminine.
Pour Gad-al-Haq, la circoncision féminine consiste à "couper la peau qui se trouve au-dessus de la sortie de l'urine sans exagérer et sans l'extirper".
Al-Sha‘rawi précise que si la fille n'a pas de partie excédante, il n'y a pas besoin de la circoncire.
Ce qui est décrit plus haut comme conforme à la sunnah reste du domaine de la théorie. Dans les faits, on pratique plutôt la clitoridectomie (pratiquée en Egypte) ou l'infibulation (pratiquée au Soudan et en Somalie). Au Soudan, une étude a démontré que 64% des circoncisions féminines avaient été pratiquées par des accoucheuses traditionnelles, 35% par des sages-femmes et 0.7% par des médecins.
3. Circoncision de l'hermaphrodite
Les auteurs classiques ont divergé au sujet des hermaphrodites, personnes ayant deux sexes. Certains disent qu'il faut circoncire les deux sexes; d'autres, par contre, disent qu'il faut circoncire l'organe qui urine par analogie à la succession. Pour d'autres, enfin, il faut attendre jusqu'à ce qu'on sache lequel des deux organes prédomine pour le circoncire. Par précaution, Al-Sukkari, auteur moderne, choisit la première opinion, à savoir la circoncision des deux organes afin d'éviter l'erreur.
4. L'âge pour la circoncision masculine et féminine
Les légistes ne sont pas unanimes quant à l'âge auquel la circoncision doit être faite. Différentes opinions sont avancées : en tout temps, à l'âge de la puberté, avant l'âge de 10 ans (l'âge auquel l'enfant est frappé pour le contraindre à faire sa prière), à environ sept ans pour le garçon, au septième jour (certains prenant en considération le jour de naissance, d'autre ne le prenant pas), surtout pas le septième jour ou moins (parce que c'est la coutume des juifs auxquels il faut éviter de s'assimiler).
Al-Mawardi propose que la circoncision soit faite au plus tard à sept ans mais de préférence à sept jours, voire à quarante jours sauf inconvénient. C'est l'opinion à laquelle opte Al-Sukkari pour les garçons. Pour les filles, il propose l'âge de sept à dix ans pour qu'elles puissent supporter l'opération.
Selon des témoignages recueillis par Wedad Zenie-Ziegler, la circoncision féminine en Egypte est faite en principe une semaine après la naissance, mais cela se fait parfois à deux mois, parfois à sept mois ou même à sept ans. Nawal El-Saadawi dit qu'elle a lieu en Egypte à l'âge de 7 ou 8 ans, avant que la fille ait ses règles.
Les légistes se sont posés la question s'il fallait circoncire les personnes mortes sans circoncision. La majorité des légistes rejettent une telle circoncision parce que cela porte atteinte à l'intégrité physique (hurmah) du défunt et expose sa partie honteuse ('‘awrah) ; de plus, elle est inutile puisque son but est d'accomplir un acte cultuel et d'être propre pour la prière, ce dont n'a pas besoin le mort.
Pour d'autres, la circoncision du mort est nécessaire; son prépuce est déposé dans le linceul. Ils invoquent un récit de Mahomet selon lequel il faut faire aux morts ce qu'on fait aux personnes qui se marient. Al-Sukkari, auteur moderne, opte pour la première opinion.
Chapitre III La raison au secours de la religion
Le Coran dit : "Nul ne L'interroge sur ce qu'Il fait, mais les hommes seront interrogés" (21 : 23).
Dieu n'a donc pas à rendre compte de ses normes même si les légistes musulmans défendent l'idée que les normes divines visent à réaliser le bien de l'homme. Bien dont les critères échappent en général à l'homme.
Il est cependant une tendance actuelle aussi bien chez les musulmans que chez les juifs, à vouloir justifier a posteriori les normes religieuses, en leur attribuant des effets bénéfiques, réels ou fictifs. C'est un recours à la raison pour justifier la religion. Tel est le cas de la circoncision comme des interdits alimentaires.
Cela prouve qu'on n'admet plus que Dieu puisse faire souffrir les êtres humains pour le simple but de les marquer comme du bétail.
Les défenseurs de la circoncision masculine et féminine, après avoir prouvé l'existence d'une norme religieuse y relative, vont s'atteler à démontrer ses bienfaits ainsi que les désavantages de la non-circoncision, ce qui est un moyen de réconforter le croyant et de répliquer aux opposants.
Quant aux opposants (de la circoncision féminine), à moins d'être des mécréants rejetant toute légitimation religieuse, ils combattent aussi sur deux fronts : après avoir nié l'existence d'une norme religieuse prescrivant la circoncision féminine (la seule qui les intéresse), ils vont essayer de prouver son caractère nocif pour pouvoir l'interdire.
Et si la raison ne parvient pas à prouver la religion ? Alors, on la récuse, comme on le verra plus loin.
I. La circoncision masculine
1. Bienfaits de la circoncision masculine
Les auteurs musulmans passent rapidement sur la circoncision masculine. Ils n'y voient que des bienfaits et, surtout, elle ne suscite pas de débat en Occident.
La non-circoncision masculine, affirme le docteur Al-Hadidi (un opposant de la circoncision féminine), peut avoir comme conséquences des infections du pénis en raison des gouttes d'urine. Cela peut aller jusqu'au cancer menant à amputer le pénis entièrement.
La circoncision préviendrait même du cancer chez la partenaire du circoncis, avantage signalé par Docteur Al-Fangari qui ajoute qu'elle aide à prolonger l'accouplement en raison du dégagement de la glande du pénis.
Des arguments similaires se retrouvent chez leurs collègues juifs. De quoi faire pâlir les chrétiens auxquels Saint Paul propose la circoncision dans le coeur au lieu de la circoncision dans la chair ! Si seulement Saint Paul pouvait entendre nos experts médicaux musulmans et juifs avant d'abroger l'obligation de se faire circoncire !
L'Imam Shaltut ne voit pas de base pour la circoncision masculine ou féminine, ni dans le Coran ni dans la Sunnah de Mahomet.
Elle doit donc être jugée d'après le principe islamique général, qui interdit de faire souffrir quelqu'un, à moins que cela ne s'avère bénéfique pour lui et que l'avantage soit supérieur au désavantage. Pour les garçons, affirme-t-il, la circoncision est bénéfique parce qu'elle supprime le prépuce qui retient la saleté et favorise le cancer et autres maladies.
C'est donc une mesure préventive et protectrice. D'où son caractère obligatoire en droit musulman.
Logiquement, si la circoncision masculine est si bénéfique, il faudrait la généraliser. On ne peut cependant faire l'apologie de la circoncision masculine en raison de son utilité dans des cas pathologiques. Un pied peut être amputé sur prescription médicale s'il est gangrené, et l'amputation sera certainement bénéfique.
Personne n'irait plaider la généralisation de l'amputation des pieds aux adeptes de religions déterminées.
A moins que, logique oblige, ces adeptes aient des pénis différents de ceux de leurs co-humains.
Signalons ici que la circoncision a fait des adeptes parmi les chrétiens qui prennent la Bible pour un livre scientifique. C'est notamment le cas aux Etats-Unis où des accoucheurs "sectionnent dès la naissance le prépuce de futurs méthodistes, adventistes, catholiques, sectateurs de Love, si ce n'est braves athées".
Pour eux, les mâles incirconcis "ne peuvent être que des citoyens ruraux et quelque peu demeurés".
On estime le nombre des circoncis dans ce pays à 50% des nouveaux-nés. Mais en 1975, la commission américaine pour la santé a décrété que la circoncision n'était pas une bonne mesure d'hygiène. Depuis lors, les circoncisions ont été considérablement réduites.
Les adeptes de la circoncision ont alors entrepris une campagne pour faire revenir cette commission sur sa décision en avançant que la circoncision préviendrait les infections urinaires infantiles, voire même la transmission du Sida, ce que les experts suédois démentent.
2. Méfaits de la circoncision masculine
Nous l'avons dit plus haut, la circoncision masculine n'intéresse presque personne.
Le Docteur Gérard Zwang, cité plus haut, figure parmi les rares adversaires de la circoncision masculine. Non seulement il n'y voit pas de bienfaits, mais relève aussi ses méfaits. Il écrit :
La plus grande suspicion est de rigueur quand griots et féticheurs essaient de légitimer irréfutablement les mutilations sexuelles rituelles (à moins qu'on ne fasse partie de ces ethnographes incurablement naïfs). Seuls héritiers d'une culture extra-européenne touchés par la pensée scientifique, et contribuant souvent à l'élaborer, c'est du côté des judaïsants que viennent habituellement les arguments prétendus "logiques" en faveur de la circoncision.
Il nomme les cinq sortes de raisons "raisonnables" avancées par les adeptes de la circoncision en Occident, raisons qui se recoupent avec celles avancées par les musulmans, à savoir :
1. La circoncision témoignerait du souci légitime de parfaire la sexualité individuelle
2. La circoncision serait une bonne mesure d'hygiène
3. La circoncision préviendrait la masturbation
4. La circoncision préviendrait le cancer
5. La circoncision prodiguerait une meilleure maîtrise du stade en plateau.
Après avoir démonté ces raisons l'une après l'autre, il montre que le prépuce sert pour l'enfant de préservatif empêchant le gland de baigner en permanence dans le pipi et le protégeant des irritations et des inflammations aux contacts avec des vêtements, langes, couches imprégnés d'urine.
Il affirme que la circoncision à la naissance est "presque toujours responsable du rétrécissement inflammatoire du méat urétral".
Cette protection du gland et de la verge se prolonge dans les actes érotiques, d'où l'intérêt du prépuce dans la vie affective pendant l'enfance, l'adolescence et à l'âge adulte sur ce plan.
Il conclut qu'"il n'y aucune raison [médicale] de priver systématiquement les nouveaux-nés, les petits garçons ou les adultes d'une partie intégrante de l'anatomie humaine normale".
Même pour les prépuces malades, il déconseille la circoncision et lui préfère des interventions chirurgicales simples sauvegardant le prépuce. Il préconise que les chirurgiens plasticiens étudient la possibilité technique d'une reconstitution préputiale pour des circoncis atteints de "peeling balanique", un désavantage de la circoncision.
Quant aux chirurgiens sollicité pour pratiquer la circoncision, il leur indique de la refuser. Si c'est un adulte qui la demande, le chirurgien a le droit de faire valoir cet argument de conscience dont certains usent, en tout libéralisme, pour ne pas pratiquer les interruptions de grossesse. Si ce sont des parents qui amènent un enfant normal, "le chirurgien peut faire valoir l'impossibilité de commettre le délit de coups et blessures sur un mineur, et conseiller d'attendre la majorité du rejeton".
Mr. Valla, président de l'Association contre la mutilation des enfants, n'hésite pas à qualifier la circoncision masculine, de véritable excision. Selon lui, la circoncision masculine provoque aujourd'hui la mort d'au moins plusieurs dizaines de bébés par an Outre-Atlantique.
De plus, elle provoque de nombreuses complications, comme des saignements, des infections, une réduction de la sensibilité du gland de la verge, ainsi que dans certains cas, un appauvrissement de la vie amoureuse.
Il faudrait peut-être compléter ces avis de médecins par les avis de psychologues pour répondre à la question de savoir si on peut exclure tout effet nocif d'une opération mutilante souvent pratiquée sans anesthésie ?
Il nous manque des statistiques pour déterminer, par exemple, le pourcentage des personnes circoncises par rapport au pourcentage des personnes non circoncises atteintes de paranoïa ?
Ceci nous semble important pour déterminer les bienfaits et les méfaits de la circoncision.
II. La circoncision féminine
1. Bienfaits de la circoncision féminine conforme à la sunnah
La circoncision non-conforme à la sunnah est condamnée par tous les milieux religieux musulmans. Pour certains, "la pratique de la circoncision féminine, comme la font des femmes dans des contrées retardées à l'égard de leurs filles, relève du délit légalement punissable".
On ne trouve personne à la défendre même si c'est la forme la plus pratiquée dans les pays musulmans.
Cette condamnation se base principalement sur le récit de l'exciseuse cité plus haut. Le plus étrange en l'espèce est, que ces milieux religieux n'essaient pas de tirer profit de ce récit pour combattre cette pratique. A titre d'exemple, on estime le nombre des femmes circoncises dans la région du nord du Soudan à 89.2% : 82.3% sous forme d'infibulation; seulement 19.2% des chrétiennes sont circoncises sous cette forme. Davantage de chrétiens (57.7%) que de musulmans (20.8%) seraient en faveur de l'abandon de cette pratique pour leurs filles.
Si ces savants religieux, tous des machos, s'opposent à la circoncision féminine non-conforme à la sunnah, ils n'en approuvent pas moins la circoncision sunnah. Ce genre de circoncision féminine n'est d'ailleurs pas très précis : pour certains, il s'agit de l'ablation légère de la peau du clitoris en application du "récit de l'exciseuse" ; pour d'autres, il s'agit de couper le clitoris et les petites lèvres.
Le but de la défense de la circoncision féminine conforme à la sunnah est exprimé sans ombrage par Al-I‘tissam, revue islamiste du Caire. Cette revue s'élève contre l'OMS qui "déforme les vérités de l'islam"; elle demande à l'Azhar et aux savants religieux d'"ouvrir les yeux et être attentifs à toutes les idées qui nous viennent de l'extérieur afin de les combattre en prouvant leur non-sens et sauver les moeurs islamiques".
Voilà les bienfaits de la circoncision féminine selon ses défenseurs masculins :
A) Elle maintiendrait la propreté
Le docteur Hamid Al-Ghawabi affirme que les mauvaises odeurs chez la femme ne peuvent être supprimées quelle que soit la propreté qu'en coupant le clitoris et les petites lèvres.
B) Elle préviendrait des maladies
Le nombre des femmes atteintes de la nymphomanie est moindre chez les femmes circoncises. Cette maladie peut infecter le mari et même lui donner la mort. La circoncision féminine prévient du cancer du vagin et du gonflement du clitoris qui pousse à la masturbation ou aux rapports homosexuels .
C) Elle procurerait le calme et rendrait le visage rayonnant
La circoncision féminine empêche la fille de devenir nerveuse dès son jeune âge et lui évite d'avoir un visage jaune. Cette affirmation est basé en fait sur les récit de Mahomet : "La circoncision est makrumah pour les femmes" et "rend plus rayonnant le visage".
On invoque aussi le "récit de l'exciseuse" pour dire que la circoncision embellit le visage de la femme et la rend plus attirante pour son mari. Selon un défenseur de la circoncision féminine, celle-ci donne à la fille une bonne santé, une beauté féminine et une protection de sa morale, de sa chasteté et de son honneur tout en maintenant la sensibilité sexuelle nécessaire sans exagération.
D) Elle maintiendrait le couple soudé et empêcherit la drogue
Le Docteur Hamid Al-Ghawabi reconnaît que la circoncision féminine réduit l'instinct sexuel chez la femme, mais il n'y voit qu'un bienfait. Avec l'âge, l'instinct sexuel de l'homme baisse. Sa femme circoncise sera à ce moment-là au même degré dans l'instinct sexuel. Si elle ne l'était pas, le mari ne pourrait pas la satisfaire, ce qui le pousse à recourir à la drogue pour y parvenir.
E) Elle empêcherait de tomber dans l'interdit
C'est l'argument le plus évoqué. Le Professeur Al-‘Adawi de l'Azhar dit que la circoncision de la fille est makrumah, ce qui signifie "qu'elle l'aide à garder sa gêne et la garde des penchants qui excitent son instinct sexuel. La fille en Orient, région souvent très chaude, si elle n'est pas circoncise, a un instinct sexuel très poussé qui réduit sa gêne et la rend plus disposée à répondre à cet instinct sexuel "sauf celle dont Dieu a pitié".
Le juge ‘Arnus dit que la circoncision féminine réduit l'instinct sexuel qui, s'il est exagéré, mène la personne à l'état de l'animal, et s'il n'existe pas il la réduit à l'état d'une chose morte. C'est un modérateur. De ce fait, les femmes et les hommes non-circoncis sont plus penchés vers le sexe. Salim, président du tribunal suprême musulman (supprimé en 1955), répète que la circoncision féminine est une makrumah, un acte méritoire qu'elle n'est pas obligée de pratiquer, mais qu'il est préférable de faire.
Car, ajoute-t-il, elle protège la fille des infections, de l'enflure des organes sexuels externes, des réactions psychiques fortes et des excitations sexuelles qui, domptées, mènent à des troubles nerveux et non domptées, aux voies des vices si elles sont suivies, notamment dans la jeunesse et durant l'activité de la glande génétique. Il explique en quoi consiste cette circoncision : il s'agit de couper la partie saillante du clitoris qui dépasse la peau "afin qu'il ne soit pas objet d'excitation par le mouvement, les habits, la montée des animaux etc. D'où son nom khafd : abaisser le niveau". Gad-al-Haq, le Grand-Sheikh de l'Azhar, ajoute que notre époque nécessite la circoncision féminine "en raison de la mixité entre les hommes et les femmes dans les rassemblements. Si la fille n'est pas circoncise, elle s'expose aux nombreuses excitations qui la poussent au vice et à la perdition dans une société sans freins".
2. Méfaits de toute forme de circoncision féminine
Les opposants de la circoncision féminine la rejettent en raison de ses méfaits qui varient en gravité selon la forme pratiquée.
A) Elle nuit à la santé physique et psychique
De nombreuses complications se produisent après une circoncision féminine Ces complications qui peuvent varier sont reparties par le docteur Mahran comme suit :
- des complications immédiates : choc, douleur, saignements, infections, complications urinaires et lésions accidentelles des organes environnants.
- des complications ultérieures : cicatrices douloureuses, formation de chéloïdes, adhérences labiales, kystes du clitoris, mutilation de la vulve, calculs vaginaux, stérilité.
- des complications psychosexuelles : chez la femme : sentiment d'une diminution de la féminité, affaiblissement du désir sexuel, diminution de la fréquence du coït, absence d'orgasme, dépression et psychose, taux de divorce élevé; chez l'homme : impotence et éjaculation précoce, polygamie.
- des complications obstétriques.
Il n'y a aucune technique chirurgicale capable de remédier à cette mutilation, capable de restaurer la sensibilité érogène des récepteurs amputés. La fonction érotique d'une femme excisée est définitivement supprimée. Le chirurgien ne peut agir que sur les complications pour qu'à défaut de procurer du plaisir le sexe d'une femme mutilée ne cause plus de souffrance.
Les défenseurs musulmans de la circoncision féminine ne nient pas ces complications, mais les attribuent à la manière de pratiquer la circoncision féminine, et notamment au fait qu'on ne respecte pas les modalités prévues par le droit musulman. Al-Sukkari écrit : Si quelqu'un s'adresse à un barbier pour lui faire l'opération de l'appendicite, peut-on en conclure que cette opération en soi n'a pas été prévue par un texte dans l'islam et de ce fait elle devrait être interdite parce que la manière de la faire est mauvaise? Il ajoute que la circoncision féminine a été pratiquée pendant des siècles et constitue une coutume admise par le droit musulman. Les prétendues conséquences n'ont jamais eu lieu. Et si aujourd'hui on en parle, c'est peut-être en raison de ceux qui la font.
B) Elle pousse à la drogue
Nous avons vu plus haut que les défenseurs de la circoncision féminine dite sunnah invoquent en faveur de celle-ci la prévention du recours à la drogue. Cet argument est renversé par les adversaires de la circoncision féminine. Le lien entre la circoncision féminine et le fléau du hachisch en Egypte est largement exposé par El-Masry. La circoncision féminine fausse les rapports sexuels : "Très peu de mâles normalement constitués peuvent réussir à satisfaire pleinement, à amener régulièrement au stade de l'orgasme une femme ayant perdu, par mutilation, une partie de sa capacité voluptueuse... L'homme sera très bientôt obligé de reconnaître qu'il n'y arrivera pas par ses propres forces... Pour atteindre ce but, un seul remède : le hachisch". Il cite plusieurs sources. Le général de police Safwat pour qui : "les narcotiques sont plus répandus en Egypte car ils sont liés, dans l'esprit des gens, à l'activité sexuelle, elle-même liée à l'excision, inconnue en Europe". Le docteur Hanna ajoute : "L'homme a surtout recours aux narcotiques afin de satisfaire sa femme sur le plan sexuel. L'excision faisant perdre à la femme sa sensibilité, l'homme est obligé de s'adonner aux stupéfiants pour pouvoir résister le temps nécessaire". Il affirme que ce sont les femmes qui demandent à leurs compagnons de se doper avant de faire l'amour : "Elles savent en effet, par expérience, que c'est là leur seule chance d'atteindre à l'orgasme, car le hachisch est la seule parade contre la mutilation du clitoris". La revue Al-Tahrir du Caire, dans son numéro du 20 août 1957 tire la conclusion suivante : "Si vous voulez lutter contre les narcotiques, interdisez l'excision".
On observe le même lien entre la circoncision féminine et les narcotiques au Yémen où le fléau du qat frappe durement. Une tentative d'interdiction en avril 1957 dans la colonie britannique d'Aden a failli provoquer un soulèvement populaire. Les Yéménites virent dans cette mesure "une enfreinte à leurs droits fondamentaux". Les femmes elles-mêmes manifestèrent leur réprobation faisant valoir qu'elle portait atteinte à leur vie conjugale. Depuis le 24 juin 1958, l'usage du qat est redevenu légal à Aden.
C) Elle cause des troubles dans les familles
La femme, ne pouvant satisfaire son instinct sexuel, devient révoltée et névrosée, et au lieu de sauvegarder sa morale, la circoncision féminine la pousse à chercher la satisfaction sexuelle à tout prix et en dehors du cadre conjugal. Cela a pour conséquence aussi la croyance dans l'obsession diabolique (zar) qui n'existe nulle part qu'en Egypte "comme si les diables ne trouvent d'autres pays à habiter que l'Egypte".
D) Elle ne prévient pas des maladies
Pour le docteur Al-Hadidi, il n'existe pas d'intérêt médical pour la circoncision féminine, contrairement à la circoncision masculine puisque la femme n'a pas de prépuce qui maintient les microbes. Le docteur Nawal El-Saadawi nie aussi que la circoncision féminine réduit les cas du cancer des organes génitaux.
III. Position mitigée des milieux religieux face à la raison
La querelle rationnelle sur les méfaits et les bienfaits de la circoncision masculine et féminine n'a d'intérêt que si l'on admet au préalable le principe du respect de l'intégrité physique et que toute atteinte à cette intégrité doit être permise ou interdite en fonction des méfaits et des bienfaits de la circoncision.
Or, ceci ne semble pas être admis, ni chez les musulmans ni chez d'autres, notamment en ce qui concerne la circoncision masculine.
En ce qui concerne la circoncision féminine, nous l'avons dit plus haut, les milieux religieux musulmans y sont opposée si elle prend une autre forme dite sunnah, principalement en raison du récit de l'exciseuse. Pour la circoncision féminine dite sunnah, en revanche, ces milieux refusent de la condamner sur la base du principe et des critères susmentionnés même si on distingue quelques nuances dans leurs positions respectives.
1. Appliquer la norme pour la norme
Hamrush, président de la commission de fatwa de l'Azhar, rejette l'idée selon laquelle la circoncision féminine prévient des maladies ou maintient la santé puisque, contrairement aux garçons, elle n'a pas de prépuce qui retient la saleté. Il rejette aussi l'idée qu'elle sauvegarde la morale et l'honneur de la femme et l'empêche de se lancer derrière son instinct sexuel. Si c'était le cas, alors il faudrait conclure qu'elle est une obligation et non pas une makrumah. Néanmoins, ce sheikh soutient qu'il serait souhaitable de pratiquer la circoncision féminine en application des récits de Mahomet.
2. La norme a des bienfaits inconnus par la raison
Le Professeur Al-Labban dit que l'observation scientifique externe ne doit pas servir à détruire les normes instituées par Dieu (dont la circoncision masculine et féminine) et annoncées par Mahomet, mais à les confirmer.
Et si nous ne comprenons pas la sagesse derrière ses normes, la faute incombe à notre raison et non à Dieu. La législation islamique est la dernière des législations et elle est apte à régir tout temps ; notre cerveau humain ne peut pas atteindre un niveau lui permettant de la prendre en défaut. En fait, Mahomet ne parle pas par passion. Il explique comment la science confirme la norme religieuse.
La circoncision féminine dite sunnah permet aux petites veines de se souder (contrairement aux autres formes de circoncisions féminines) et facilite la purification après l'ablation de la partie saillante qui retient le flux menstruel et l'urine. Cette sagesse derrière la norme islamique n'a été découverte par la science qu'ultérieurement.
Dans une fatwa égyptienne du 23 juin 1951, il est dit :
« Les théories médicales relatives aux maladies et aux moyens de les soigner ne sont pas constantes ; elles sont sujettes à changement avec le temps et les recherches. De ce fait, il n'est pas possible de s'y fier pour dénigrer la circoncision féminine. Le Législateur sage, expert et savant y a une sagesse et s'en sert pour redresser la création humaine. Les expériences nous ont appris qu'avec le temps les faits nous dévoilent ce qui nous a été caché concernant la sagesse du Législateur en ce qu'il nous a légiféré.»
3. Ni méfaits, ni interdiction
Al-Sukkari affirme que Mahomet n'a jamais émis de réserve à l'égard de la circoncision féminine signifiant qu'elle serait nocive.
Comment dans ce cas un être humain ordinaire peut-il l'interdire sous prétexte qu'elle est nocive pour la fille ? Peut-on imaginer le Prophète garder le silence devant un acte qui serait nocif pour la fille ? L'homme n'a pas le pouvoir de permettre ou d'interdire, ceci étant un attribut de Dieu, exprimé dans le Coran ou par son prophète. Si malgré cela certains pays interdisent la circoncision féminine, cette interdiction étatique ne change rien au fait qu'elle reste autorisée par la loi religieuse.
4. Maintenir la coutume à défaut de méfaits
L'Imam Shaltut, comme nous l'avons vu plus haut, ne voit pas de base pour la circoncision masculine ou féminine, ni dans le Coran ni dans la Sunnah de Mahomet.
Pour lui, la circoncision féminine ne présente pas d'intérêt médical parce que la fille n'a pas de prépuce qui retient la saleté. Il renvoie ensuite dos à dos les défenseurs et les adversaires qui invoquent des raisons rationnelles pour ou contre la circoncision féminine ; tous deux exagèrent. Il conclut que la circoncision féminine pourrait être une makrumah pour les hommes qui ne sont pas accoutumés à sentir la partie excédante ; et en cela elle ressemble au fait de soigner sa beauté, de se parfumer ou d'épiler les poils des aisselles.
Dans un autre avis, l'Imam Shaltut se prononce pour le maintien de la coutume de la circoncision féminine tant que son caractère nocif n'est pas prouvé.
Le Sheikh Al-Nawawi parvient avec le même raisonnement à un autre résultat. Pour lui, les récits de Mahomet relatifs à la circoncision féminine sont faibles et celle-ci n'a pas de raison. L'Islam est venu modérer sa pratique parmi les arabes et elle continue à être pratiquée sous cette forme modérée sans acquérir la qualité d'obligation en dehors de quelques cas exceptionnels. On ne peut établir une norme sur la base d'une exception.
Une opinion moins précise est donnée par Al-Banna, vice-ministre égyptien pour les affaires religieuses. Pour lui, la circoncision féminine ne peut être détachée du critère de l'intérêt : Dieu ne nous en charge pas s'il n'y a pas d'intérêt. De ce fait, si elle présente un intérêt, il faut la suivre ; si non, il faut l'abandonner. Les médecins compétents doivent s'y prononcer en prenant en considération toutes les filles de régions de températures différentes, parce que le problème peut se poser autrement d'un pays à l'autre, ou même d'une fille à l'autre. Si une fille présente une situation particulière, alors il faut la circoncire ; sinon, il faut laisser la nature humaine telle que Dieu l'a créé. Tant qu'une telle étude n'a pas été faite, les musulmans restent libres de l'appliquer ou de ne pas l'appliquer.
Selon le Professeur Khallaf, les médecins ne doivent pas condamner la circoncision féminine à partir de cas isolés, mais comparer les excisées aux non-excisées et ensuite rendre leur jugement. S'ils concluent que la circoncision féminine est nocive et donc à interdire, l'interdiction ne sera pas contraire à un texte de la religion, ni à une position unanime des savants religieux.
5. Permise mais à interdire à cause des méfaits
Le docteur ‘Abd-al-Wahid nous offre un raisonnement pour le moins étrange. Après avoir affirmé qu'en principe la circoncision féminine est interdite au même titre qu'il est interdit de se couper un doigt, il reconnaît que le Législateur (Dieu) a autorisé la circoncision féminine dite sunna, tout dépassement étant interdit. Il ajoute cependant que cette forme de circoncision est autorisée mais non obligatoire, et propose de l'interdire en raison de ses méfaits médicaux psychologiques qu'il expose largement.
6. Elle doit être interdite
L'opinion la plus osée et la plus cohérente d'un responsable religieux contre la circoncision féminine est donnée par le Sheikh Abo Sabib, un soudanais dont nous avons parlé plus haut. Il s'était exprimé devant le séminaire sur les pratiques traditionnelles (Dakar, 1984).
Les récits de Mahomet relatifs à la circoncision féminine ne sont pas fiables. Le Coran et les récits de Mahomet ne permettent pas de faire souffrir quelqu'un alors que la science prouve la nocivité de cette mutilation.
Seules les deux dernières opinions prônent l'interdiction de la circoncision féminine et optent pour le principe de l'intégrité physique. Les autres se gardent bien de l'interdire même si certains laissent le choix au croyant. Passons maintenant à cette interdiction sur le plan étatique.
(…)
4. Les responsables religieux
La circoncision est pratiquée par les adeptes des trois religions monothéistes : Juifs, Musulmans et Chrétiens.
En ce qui concerne les Juifs, la circoncision masculine découle de la Bible (Genèse 17 : 9-14 cités plus haut).
C'est en effet de cette communauté que provient l'opposition la plus farouche contre l'abolition de la circoncision. Les justifications soit disant "médicales" de la circoncision ont été fournies principalement par les chercheurs de religion juive. Des pays occidentaux ont établi des lois contre la circoncision féminine, mais n'osent pas faire de même pour la circoncision masculine de peur qu'ils ne soient traités d'antisémites. Il faut cependant observer que des voix juives américaines s'élèvent contre la pratique de la circoncision (voir plus loin).
Les Musulmans pratiquent systématiquement la circoncision masculine.
Pourtant le Coran ne fait aucune mention de cette pratique. Bien au contraire, on peut y trouver des versets qui peuvent être invoqués contre elle :
« Notre Seigneur ! Tu n'a pas créé tout ceci en vain.» (3 : 191)
« [Dieu] a bien fait tout ce qu'il a créé.» (32 : 7)
« [Le démon dit] : "Oui, je prendrai un nombre déterminé de tes serviteurs; je les égarerai et je leur inspirerai de vains désirs; je leur donnerai un ordre, et ils fendront les oreilles des bestiaux; je leur donnerai un ordre, et ils changeront la création de Dieu."» (4 : 119)
On peut déduire des deux premiers versets que le prépuce est une partie intégrante du corps humain créée par Dieu et on ne saurait le supprimer pour parfaire l'oeuvre de Dieu.
Le troisième verset considère le changement de la nature comme une obéissance au démon.
La pratique de la circoncision chez les musulmans provient principalement des normes juives : chaque musulman doit se circoncire comme Abraham qui est considéré comme un modèle.
On invoque aussi des récits peu fiables de Mahomet. Ces récits ont été réunis 200 ans après la mort de Mahomet.
En ce qui concerne les Chrétiens, Saint Paul leur propose la circoncision dans le coeur au lieu de la circoncision dans la chair (Épître aux Romains 2 : 29).
Malgré cela, il existe un courant chrétien évangélique aux États-Unis qui suit la Bible à la lettre et croit que ce livre comporte des normes médicales scientifiques que le croyant devrait suivre, dont la circoncision. A signaler ici que les Mormons pratiquent largement la circoncision bien que leur Livre saint considère les normes bibliques relatives à la circoncision comme abrogées.
Conclusion
Pour nous, un Dieu qui exige de ses croyants de se mutiler pour les marquer, par leur sexe, comme on marque du bétail, est un Dieu d'une morale douteuse.
On peut comprendre que la circoncision masculine ou féminine, comme toute autre intervention médicale, puisse être justifiée dans des cas spécifiques et sur indications médicales individuelles.
Mais mutiler les enfants, garçons ou filles, et en prétendant leur faire du bien, relève du cynisme et du fanatisme.
A cet effet, il n'existe aucune raison qui puisse justifier la distinction entre circoncision féminine et la circoncision masculine.
Le Docteur Zwang va encore plus loin. Il affirme : "On ne pourra jamais mettre fin à la circoncision féminine tant qu'on continue à pratiquer la circoncision masculine. Comment voulez-vous convaincre un Africain de ne pas circoncire sa fille si en même temps vous lui permettez de circoncire son fils ?".
On ne peut, à cet effet, que condamner l'attitude des organisations internationales et non-gouvernementales pour la dissociation de ces deux types de mutilations, légitimant de la sorte la circoncision masculine.
La religion a été un instrument pour justifier la circoncision masculine et féminine.
Il faudrait donc démasquer son caractère irrationnel et dénoncer le rôle néfaste de certains milieux religieux qui la défendent ou qui refusent de la combattre.
C'est le but de cette étude qui, je l'espère, contribuera au respect des droits des enfants.
Dr. Sami A. ALDEEB ABU-SAHLIEH
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Extrait du site h ttp://facealislam.free.fr/excision.html
Le Prophète a dit : "La circoncision est une sunna pour les hommes et l’excision est un honneur pour les femmes"
Rapporté par Ahmad
Cette première tradition nous indique que selon l'Islam, l'excision serait un honneur pour la femme, une deuxième raison pour laquelle l'excision est encouragée par l'Islam, est que celle-ci serait plus agréable pour le mari, à condition que l'excision soit pratiquée modérément :
Umm Atiyyah al-Ansariyyah rapporte :
Une femme avait l'habitude d'exécuter la circoncision à Médine. Le Prophète (paix soit sur lui) dit a elle : 'N’exagérez pas car ceci est plus favorable pour la femme et plus agréable pour le mari" Enregistré par Abu Dawood.
Dans le hadith qui suit, la circoncision de la femme est citée comme étant une pratique tout à fait normale :
Abu Musa rapporte:
... Le Messager a dit : Lorsque les deux parties circoncises se rencontrent, alors le bain est devenu obligatoire, même s'il n'y a pas eu éjaculation." Sahih Muslim Livre 003, Numéro 0684
La circoncision est OBLIGATOIRE (pour chaque mâle et FEMELLE) en découpant le morceau de peau qui est sur le glan du pénis du mâle, mais la circoncision de la femelle est en coupant le clitoris (ceci s'appelle Hufaad).
Le Manuel Classique de la Loi Sacrée Islamique ‘Umdat al-Salik par Ahmad ibn Naqib al-Misri (m. 769/1368)
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Destruction physique |
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