ADFI
=>
une destruction de la famille : critiques, attaques, injures, calomnies. Éloignement, rupture de la relation parents/enfants. Séparations, divorces.
J.Trouslard
=> la destruction de la famille :qu'il s'agisse de la rupture des enfants avec leurs parents, ou de séparations ou de divorces.
R.Ikor
=> Inmanquablement enfin, le drame est présent, voire la tragédie : familles brisées ou dépouillées, jeunes vies ruinées, suicides parfois atroces, délabrement psychique...
renforcer l'adhésion au groupe et favoriser les ruptures
ADFI
=> Rupture avec la famille, les amis, la société.
Toutes les informations qui proviennent de l'extérieur sont déclarées suspectes ou manipulées. Toutes les personnes qui critiquent la secte sont décrient comme négatives, dangereuses, opposantes aux progrès de l'humanité. Il est fortement conseillé de ne pas ou de ne plus les fréquenter, de les calomnier et éventuellement de les poursuivre en justice. La famille est parfois déclarée responsable de toutes les difficultés que connaît ou qu'a connues l'adepte.
La société y est représentée uniquement comme un lieu de perdition, la médecine comme inutile, la psychiatrie comme dangereuse, les religions comme complètement dépassées, la politique comme désuète. Seul le groupe conduit par SON MAÎTRE qui s'auto-proclame sauveur de l'humanité, peut conduire les hommes sur le chemin du bonheur.
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Versets du Coran
et hadiths
s31 v14/15«
[Mais] si [tes père et mère] mènent le combat contre toi pour que
tu M'associes ce dont tu n'a pas connaissance, ne leur obéis point ! Comporte
toi envers eux, dans la [Vie Immédiate] comme il est reconnu [bon]. Suis le
Chemin de celui qui est venu à Moi à résipiscence ('anâba) ! Ensuite, vers Moi
se fera votre retour et Je vous aviserai de ce que vous faisiez [sur terre].»
s9 v23 «
O vous qui croyez ! ne prenez pas vos ascendants mâles et vos frères
comme affiliés(alliés)s'ils aiment mieux l'infidélité que la foi ! Ceux qui, parmi
vous, les prennent pour affiliés, [alors qu'ils les savent encore infidèles,]
ceux-là sont les Injustes.»
s9
v24« Dis [aux Croyants] :
"Si vos ascendants mâles, vos fils, vos frères, vos épouses et votre clan,
[si] vos biens acquis, un négoce que vous redoutez de voir péricliter et des
demeures qui vous sont agréables vous sont plus chères qu'Allah, [que] son Apôtre
et [que] mener combat dans son chemin, alors soyez aux aguets jusqu'à ce qu'Allah
vienne avec son Ordre ! Allah ne dirige pas le peuple des pervers.»
s8 v28 « Sachez que vos biens et vos enfants sont tentation (fitna) ! alors qu'auprès d'Allah est une immense rétribution.»
s65 v14à15« Oh vous qui croyez, en vos
épouses, en vos enfants sont un ennemi pour vous ! Si vous effacez [les fautes
d'autrui], si vous passez la main et pardonnez, [cela sera bien], car Allah est
absoluteur et miséricordieux. Vos biens, vos enfants sont seulement tentation
alors qu'auprès d'Allah est une rétribution immense.»
s63
v 9« O vous qui croyez ! que ni vos biens, ni vos enfantsne vous distraient de
l'Edification d'Allah ! Ceux qui le feront cela seront les Perdants.»
s60
v3
« Ni vos liens de consanguiniténi vos enfants ne vous seront utiles, au Jour
de la Résurrection. Allah tranchera entre vous. Sur ce que vous faites, Il est
clairvoyant.»
“ Le Prophète a dit :
Personne d’entre vous n’aura la foi s’il ne m’aime pas plus que son père, ses enfants et toute
l’humanité. ”
(récit de Anas, Bukhari II 14)
Bukhari : Volume 4, Livre 52, Numéro 42 :«
D’après Ibn ’Abbas : L’Apôtre d’Allah dit : "Il n’y a pas de Hijra
(i.e. émigration) (de La Mecque à Médine) après la conquête (de La Mecque), mais
le Jihad et la bonne intention restent ; et si vous êtes appelés (par le
dirigeant musulman) pour combattre, allez-y (allez de l’avant) immédiatement.»
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Le
mariage temporaire, ou mariage de jouissance
( Al Mout'a )
Mahomet, obsédé sexuel, déclare que la fornication doit être punie. Cependant, comme lui-même et ses compagnons guerriers ne peuvent pas se contenir, Mahomet invente "le mariage temporaire de jouissance", ( Al Mout'a ).
“ L’apôtre
d’Allah a dit : - Le sang d’un musulman qui atteste qu’il n’y a pas d’autre dieu
qu’Allah et que Mahomet est son Prophète ne peut pas être versé légalement sauf
pour trois raisons : un homme qui commet la fornication après le
mariage,auquel cas il sera lapidé ;celui qui combat Allah et son Prophète, auquel cas il
sera tué, crucifié ou exilé ; celui qui a commis un meurtre,
auquel cas il sera tué. ”
(récit de Aisha, Dawud XXXVIII
4339)
Fornication : « Relations sexuelles entre personnes non mariées ou
liées par un vœu.» Les instincts, ou désirs de survie, ont pour but
d'assurer inconsciemment le bon fonctionnement d'un véhicule appelé "corps humain", lequel est
habité par l'âme personnalité. ( Exemples : la faim, le froid, le chaud, la
peur, l'agressivité, etc…qui sont autant de signaux d'avertissement envoyés
instinctivement au mental de l'individu, afin que celui-ci
réagisse pour empêcher la mutilation ou la mort de ce corps véhicule utilisé momentanément par
l'âme personnalité.) La fornication, ou plutôt
le désir sexuel, fait partie des instincts que Dieu Créateur (Allah pour les
musulmans) à installé dans chaque être vivant pour que son espèce puise se
reproduire et ainsi ne pas disparaître définitivement.
Le mariage n'est qu'une invention des
hommes. L'acte sexuel, à partir du
moment ou il se passe entre deux personnes consentantes, mariées ou non, permet
de calmer momentanément l'instinct sexuel. Il est donc
bénéfique. Cela permet d'éviter des
réactions néfastes, telles que celles provenant de personnes qui sont dans
l'incapacité d'assouvir cet instinct, qui se retiennent sexuellement parce que
leur religion l'a ordonné, et qui un jour voient leur instinct prendre le dessus
sur leur raison (raison : la conscience permettant à l'individu de contrôler ses
actes.) et cela se traduit par des viols, de la pédophilie, des "tournantes",
etc… Mahomet et ses compagnons
guerriers, lorsqu'ils étaient en expédition militaire, inventèrent le "mariage
temporaire de jouissance ( Al Mout'a )", afin de satisfaire leurs besoins
sexuels .
“ Nous
participions aux guerres saintes dirigées par le Prophète et nous n’avions pas
de femmes avec nous. Alors nous avons dit au Prophète : - Devons-nous nous
castrer ? Alors le Prophète nous a interdit de le faire et nous a permis
d’épouser temporairement une femme en lui donnant un vêtement puis il dit : - Ô
vous qui croyez ! Ne rendez pas illicite ce qu’Allah a fait licite pour vous. ”
(récit d’Abdullah, Bukhari LX 139)
Et comme d'habitude Allah approuve !
s4 v28/24 : « (...) Licite est pour vous de rechercher [des épouses] en dehors de celles qui ont été énumérées, en usant de vos biens, en hommes concluant mariage avec une muhshana, non en fornicateurs. Celles des femmes que vous avez prises par mariage temporaire jusqu'à un terme fixé, donnez-leur leurs douaires comme imposition (farîda) ! Nul grief à vous faire à l'égard de ce sur quoi vous avez pris consentement mutuel, après [versement de]. l'imposition (farîda). Allah est omniscient et sage.»
De nos jours on dirait "forcer une jeune femme à la
prostitution." Le mariage de
jouissance, encore pratiqué de nos jours par des moudjahidines, consiste pour un
"combattant d'Allah" de prendre une jeune fille qui lui plait et de simplement
déclarer : « Je te marie pour une heure, une semaine (ou deux, ou trois).»
Il est impossible à la jeune fille
de résister. A la fin du contrat, elle est tout simplement abandonnée. Quelques
fois elle se trouve enceinte du fait de cette pratique et l'enfant n'aura pas de
père. Cette fille risque ainsi le rejet de sa famille, de ses amis.
************
Extrait
du site musulman w ww.ribaat.org/modules.php?name=News&file=article&sid=2121
(26)
Le zawâj el mout'a est une pratique qui
existait au début de l'Islam à laquelle s'adonnaient surtout
les Compagnons lorsqu'ils partaient en expédition militaire ou
en voyage de longue durée. Cela consistait à jouir
temporairement des femmes. Cette pratique fut interdite
ensuite par le Prophète et les Compagnons l'ont unanimement
abandonnée et condamnée. Seuls les chiites parmi ceux qui se
revendiquent de l'Islam continuent à le pratiquer, et du temps
de Khomeiny le mariage de jouissance était chose courante en
Iran.
Fin de l'extrait
************
Extrait du site musulman http://noorislam1.free.fr/Divers/mutaa.html
Ibn Uraij rapporte :
"Ati' a rapporté que Jabir ibn Abdoullah était venu pour faire al-
Oumrah(petit pélerinage)et nous sommes allé en sa demeure, puis les gens l'ont
questionné sur des choses Articleses et ensuite ils ont mentionné le mariage de
jouissance (Al-Mout'a), sur quoi il (Jabir) a dit :
"Oui, nous avons profités de ce mariage provisoire durant la vie du
Prophète (sas) et durant celle d'Abou Bakr et Omar."
- Sahih Mouslim Kitab al-Nikah, Hadith 2496 -
Abd an-Nadra rapporte :
J'étais en compagnie de Jabir, une personne est venue et a dit : "Il y a une
différence d'avis entre Ibn Abbas et Ibn Zoubair concernant deux Mout'as
(Tamattoul al Hajj et le mariage de jouissance)."
Alors, Jabir a dit : "Nous l'avons pratiqué durant la vie du Messager
d'Allah (sas) et ensuite Omar nous a interdit de le pratiqué et nous n'y avons
plus jamais recouru."
- Sahih Mouslim kitab al-Hajj, Hadith 2192-
Petite parenthèse :
J'ai lu dernièrement que Mohammed Patel (webmaster Islamfr et professeur de
religion) avait donné une explication concernant la pratique du mariage de
jouissance (al-Mout'a) par certains compagnons durant les Califats d'Abou Bakr
et d'Omar, malgré le fait que ce soit le prophète (sas) qui l'aurait interdit:
Imran Ibn Hussein rapporte : " Le verset du Mout'a a été Révélé dans le
Livre d'Allah, ainsi nous l'avons fait avec l'Envoyé d'Allah, et rien n'a été
révélé dans le Coran qui le rendit illégal, et il ne l'a pas interdit (le
prophète) jusqu'à sa mort. (Mais) un homme a exprimé ce que suggerait son propre
esprit ." Dans le commentaire de Fath al-Bari, ibn Hajar dit :
Cet homme qui a exprimé son propre avis sur al-Mout'a est Omar.
- Sahih Boukhari, Tafsir al-Qur'an Hadith 4156-
Le même Hadith rapportant que c'est le Calife Omar qui exprima l'interdiction
du Mariage temporaire (al-Mouta'a) et non pas le Saint Prophète Mohammed (sas) est
rapporté dans le Tafsir al-Kabir de l'Imam Sunnite Ar-Razi :
- C'est le verset n° 87 de la Sourate al-Ma'idah qui figure dans le Hadith
ci-dessous :
Abdullah (ibn Massoud) rapporte :
"Nous avions l'habitude de participer aux batailles menées par l'Apôtre
d'Allah (sas) et nous n'avions rien (aucunes épouses) avec nous. Ainsi, nous lui
avons dit, " devrons-nous nous châtrer ? " Il nous a interdits cela et nous a
alors permis d'épouser des femmes par contrat provisoire et il nous a récité :
"O les croyants: ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu'Allah vous a
rendues licites. Et ne transgressez pas. Allah, n'aime pas les transgresseurs.
(al-Ma'idah verset 87)
- Sahih Al-Boukhari, al-Nikah Hadith 4249 -
Conclusion :
1. Le verset rendant licite al-Mout'a fut révélé et aucun verset ne le rendit
illicite par la suite.
2. C'est bien Omar qui s'inspira de son propre avis concernant al-Mout'a et
l'interdit.
Maintenant, voici un hadith relaté dans pas moins de 6 ouvrages moins connus
et réputés que le Sahih Mouslim, mais qui restent néanmoins des sources sunnites
incontestables et surtout Fath al-Bari d'al-Hafiz Ibn Hajar al-Asqalani.
5ème Hadith
D'après Ali ibn Abi Talib(ra) qui a dit cette parole :
" Si Omar n'avait pas interdit le Mariage Temporaire (al-Mouta'a) personne
n'aurait commis la fornication excepté un pervers."
1. Que le Mariage Temporaire fut rendu licite par le prophète (sas) après
révélation Divine et qu'aucune autre révélation ne l'a interdit par la suite.
2. Que le mariage Temporaire (al-Mout'a) fut pratiqué par Jabir ibn Abdoullah
durant la vie du prophète (sas) mais également durant le Califat d'Abou Bakr et
Omar.
3. Que d'après Jabir ibn Abdoullah ce n'est pas le prophète (sas) qui interdit
ce type de mariage, mais bien Omar le 2ème Calife.
4. Que l'éventuelle ignorance de Jabir Ibn Abdoullah concernant
l'interdiction d'al-Mout'a est impossible puisqu'il était présent lors de sa
"prétendue interdiction".
5. Que la position de l'Imam Ali(as) sur l'interdiction d'al-Mout'a par Omar
était claire et que seul un pervers aurait commis l'adultère si ce mariage
n'avait été interdit par Omar.
Que l'on soit Chiite ou Sunnite, nous savons tous que le prophète (sas) l'a
autorisé.
La divergence porte sur son interdiction les Sunnites disent que le
prophète (sas) l'a interdit après l'avoir autorisé, les Chiites disent que le
prophète(sas) l'a autorisé mais ne l'a pas interdit et que c'est Omar qui l'a
interdit.
Les Chiites se basent sur leurs propres Hadiths et confortent leurs positions
par rapport aux Hadiths Sunnites qui se rejoignent concernant l'interdiction
d'Omar et non du prophète (sas).
Souvent le discours réducteur des frères Sunnites consiste à dire
qu'al-Mout'a est une débauche ou une légitimation de l'adultère. Ce discours
n'est pas seulement réducteur mais résume à dire que le prophète (sas) aurait
autorisé une débauche ou aurait légitimé un adultère, ce qui devient un
Blasphème.
Fin de l'extrait
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L'Islam considère que la femme est inférieure à l'homme
s4 v38/34 : «Les hommes ont autorité sur les femmes du fait qu'Allah a préféré certains d'entre vous à certaines autres, et du fait que [les hommes] font dépense, sur leurs biens[,en fraveur de leurs femmes]. Les femmes vertueuses font oraison (qânit) et protègent ce qui doit l'être (?), du fait de ce qu'Allah consigne (?). Celles dont vous craignez l'indocilité, admonestez-les ! reléguez-les dans les lieux où elles couchent ! frappez-les ! Si elles vous obéïssent, ne cherchez plus contre elles de voie [de contrainte] ! Allah est auguste et grand.»
Selon l'Islam, il suffit de craindre la désobéissance d'une
femme pour être autorisé à la frapper.
s2 v223 : « Vos femmes sont comme un [champ de] labour pour vous. Venez à votre [champ de] labour , comme vous voulez, et oeuvrez pour vous-mêmes à l'avance ! Soyez pieux envers Allah et sachez que vous le rencontrerez ! [Prophète !,] fais gracieuse annonce aux Croyants. »
L'homme musulman peut ainsi se servir du corps de ses femmes pour satisfaire tous ses désirs et caprices,
puisque ses femmes sont réduites au statut d'objet sexuel.
s4 v3 :« Et si vous craignez de n'être pas équitables à l'égard des orphelins... Epousez donc celles des femmes qui vous seront plaisantes, par deux, par trois, par quatre, (mais) si vous craignez de n'être pas équitables, [prenez-en] une seule ou des concubines ! C'est le plus proche [moyen] de n'être pas partiaux.
Les musulmans peuvent épouser jusqu'à quatre femmes, et avoir plusieurs esclaves en concubinage.
Ceci étant la conséquence du nombre élevé de veuves de soldats de Mahomet, tués lors des guerres de conquêtes, ou d'esclaves féminines venant des pays vaincus militairement par Mahomet.
Mais aujourd'hui, si l'humanité entière devient musulmane et que chaque homme marié prends quatre femmes, cela veut dire que 75 % des hommes seront condamnés au célibat, avec tous les problèmes que cela pose,
puisque la population mondiale compte 50 % de femmes et 50 % d'hommes !
s4 v12/11 : ( Partages successoraux )
« [Voici ce dont] Allah vous fait commandement au sujet de vos enfants :au mâle, portion semblable à celle de deux filles(...) »
s4 v19/15 : « A l'encontre de vos femmes qui commettent la Turpitude (action honteuse), requérez témoignage de quatre d'entre vous ! Si ceux-ci témoignent [de la chose],retenez [ces femmes] dans [vos] demeures jusqu'à ce que la mort les rappelle [au Seigneur] ou qu'Allah leur donne un moyen.»
Pour les femmes qui forniquent, la peine est d'être emprisonnées jusqu'à la
mort.
Une femme qui trompe son mari le fait avec un homme. Va-t-elle s'exhiber
pour permettre à son mari d'avoir quatre témoins ?
Non, alors ces témoins seraient-ils des voyeurs ? De plus, quelle est la peine
infligée à l'homme ?
s4 v28/24 : « [Illicite pour vous est d'épouser] parmi les femmes, les dames (qui ont un mari)sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. (...) »
Un musulman peut épouser une femme esclave même si elle est déjà mariée !
s4 v46/43 : « (...) Si vous êtes malades ou en voyage, ou [si] l'un de vous vient du lieu secret (les cabinets d'aisance) ou si vous avez caressé vos femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, recourez à du bon sable et passez-vous en sur le visage et sur les mains ! Allah est indulgent et absoluteur.»
Le fait d'avoir touché à des femmes souille autant que de revenir du lieu
d'où on fait ses besoins.
s24 v8«
Le tourment (de la lapidation) sera détourné de la [femme visée] , par
la quadrupe attestation de celle-ci, au nom d'Allah, que [son accusateur]
est certes parmi les menteurs.»
s2 v230 «
Si [l'époux] répudie [son épouse], elle n'est plus licite ensuite
pour lui avant qu'elle ne se soit mariée à un époux autre que lui. Si celui-ci
la répudie, nul grief à leur faire à tous deux s'ils reviennent ensemble, s'ils
pensent appliquer les mois d'Allah. Il les explique à un peuple qui sait.»
s33 v4«
Allah n'a pas mis à [l]'homme deux coeurs en son sein. De vos épouses
que vous répudiez par la formule "Sois pour moi comme le dos de ma mère
! ", [Allah] n'a point fait vos mères. De vos enfants adoptifs,
Il n'a point fait vos fils. Ce sont là vos dires [proférés] de votre
bouche, [mais ils sont faux],Allah dit [seul] la vérité et Il
dirige dans le Chemin.»
s66 v5«Si le [Prophète] vous répudie, peut-être son Seigneur lui donnera-t-il,
en échange, des épouses meilleures que vous,des Soumises [à Allah],
des Croyantes faisant oraison, revenant [à Allah], dévotieuses, glorifiant
le Seigneur, ou bien ayant été mariées [ou bien] vierges.»
Hadith de Boukhari 1 : 28.301; 2 : 161; 7 : 124 : Mahomet a dit : "J'ai vu l'enfer peuplé surtout de femmes."
Hadith de Boukhari 2 : 541: S'adressant à d'autres femmes, Mahomet leur dit : "Je n'ai vu personne aussi dépourvu que vous d'intelligence et de religion."
Hadith de Boukhari 3 : 826 : Mahomet interrogea quelques femmes : " Le témoignage d'une femme ne vaut-il pas la moitié de celui d'un homme ? " Elles répondirent : "Oui". Il leur dit : "C'est en raison de la déficience intellectuelle de la femme."
Hadith de Boukhari 7 : 30 :Mahomet a dit : "La femme, la maison et le cheval sont de mauvaise augure."
Hadith de Boukhari 7 : 33 : Mahomet a dit : "Je n'ai laissé après moi aucune calamité plus préjudiciable aux hommes que les femmes."
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Comment expliquer les versets précédents et arrondir les angles
Extrait
d'un forum : Le voile féminin expliqué par un musulman
Il
protège contre le regard qui pourrait restreindre le corps à un objet de convoitise.
Moyen de préserver la société de vices et du non respect de la dignité de l'être
féminin, en méttant en évidence son corps, c'est ce que dit le Dr Amdouni qui
considère qu'afin que les relations sociales soient bonnes, il faut qu'elles
soient fondées sur les principes justes et, « que l'individu ne se sente agressé
ni dans sa personnalité physique ni dans sa personnalité morale, pour que soit
réalisée une société saine et unie.»
C'est
pourquoi le Coran, accompagnera l'homme dans son éducation, pour lui faire éviter
la convoitise et, demandera à la femme d'éviter la séduction. La recommandation
touche donc, l'homme en premier, qui serait entièrement responsable de toute
convoitise, pour l'aider à maitriser ses penchants naturels.
«
Et dis aux croyants de baisser leurs regards et de conserver leur chasteté,
cela est plus pur pour eux et, Dieu est savant de ce qu'ils accomplissent ».
Cette
recommandation est à caractère pédagogique pour la recherche éternelle de sens.
Ainsi, le voile est un rituel de sens et non de normes qui touche tant
l'homme que la femme.
Il
amène l'homme à percevoir l'expression de l'invisible, il est un élément d'asymétrie
qui lance un regard vers l'infini au lieu de le centrer sur l'image. Il
permet à la femme d'imposer une estime de sa personne, une dignité citoyenne,
pas pour le corps qu'elle détient mais pour l'être qu'elle est.
C'est
pourquoi le Coran continuera ce verset de façon spécifique aux femmes :
«
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards et de conserver leur chasteté,
et qu'elle ne dévoile de leurs atouts que ce qu'il en est apparent, et qu'elle
rabatte leur « khimar », foulard sur leurs poitrines.»
Le
khimar est littéralement ce qui couvre la tête, étymologiquement de khamara,
couvrir ou enivrer l'esprit pour le vin, al khamr, le Coran est explicite quant
au couvre chef. En fait Dieu interpelle la femme, un être de droit, au
même titre que l'homme, afin de ne pas exhiber son corps avec provocation.
Le
sens apparent et premier semble être de permettre de ne pas éveiller la convoitise
des hommes malades.
Le
voile cache, il protège et la femme y recourt contre les regards vicieux et
impudiques. Cette politesse que recommande le Coran face à une société
dépourvue de tout éthique et de manière d'être, s'applique à notre réalité qui,
au nom de la liberté permet la libéralisation des moeurs.
Le
Dr Temsamani y verra un « moyen d'atténuer les tentations et d'exhorter la pudeur
et la décence de ceux qui vivent en société ».
Il
est un code moral de comportement sans être, pour autant, lié à une mode particulière,
puisque la mode est lié à une culture et à un temps donné. Il aide à discipliner
le désir et, à soigner les cours des vicieux.
Le
Dr Amdouni donnera à cet habillement le signe d'une évidente émancipation, qui
permet de considérer l'être de la femme plutôt que son corps.
Etant
un outil de libération et pas de soumission, il permet à la femme qui le porte
de se vêtir et non de se cloîtrer. Le Coran ne dira rien sur les caractéristiques
de ce voile qui, comportait déjà des nombreuses variantes locales du temps de
la révélation.
Le
Coran cherchera à protéger la femme qui était sous-estimée dans la péninsule
arabique et, il lui fera part d'un outil, existant mais n'étant pas l'objet
d'une restriction coranique, celui de se voiler afin d'acquérir une dimension
esthétique, revêtir d'un geste de discrétion les attraits de charme.
Il
dira : « Et quant aux femmes qui atteignent la ménopause et n'entrevoit plus
le mariage, aucun reproche contre elles de retirer leurs vêtements, sans exhiber
leurs atouts.»
Il
lui demande, tout en ayant le droit de retirer le voile, de cacher les parures
et les appâts corporels, emprunt d'érotisme. Il lui permet, ainsi, «d'afficher
sa propre moralité et ses propres valeurs ». Cependant, Soheib Bencheikh
émet un regard démissionnaire considérant que le seul sens du voile était de
préserver la personnalité de la femme, ce qui est vrai, mais, là où le danger
de perte d'identité surgit c'est quant il affirme : « Paradoxalement ce qui
préserve aujourd'hui la personnalité et assure l'avenir de la jeune fille c'est
l'école. C'est en s'instruisant que la femme peut se défendre contre toute
atteinte à sa féminité et à sa dignité. Aujourd'hui, le voile de la musulmane
en France, c'est l'école laïque, gratuite et obligatoire. »
Cela supposerait
que les épouses du prophète, sur lui la paix, étaient illettrées et que le «
hijab » les a diminuées dans leur dignité de juristes et exégètes qu'étaient
certaines d'entre elles. Si le port du « foulard » devient un obstacle
à l'intégration ou à l'insertion professionnelle et scolaire des jeunes femmes
qui le portent, la réforme ne doit pas toucher l'être de la femme mais les institutions
juridiques. Lui demander de le retirer sur base d'une nécessité sans pour
autant revendiquer un droit, reviendrait à considérer que ce voile maintien
la femme dans une ignorance, vue les réalités historiques connues dans le monde
musulman et, l'exclusion qu'a subie la jeune femme dans nos sociétés européennes.
Lorsque la laïcité exclue une jeune fille à cause de son voile, elle ampute
un être d'un droit le plus élémentaire, celui à l'instruction. Ce combat
là, d'avoir un droit à l'identité, Bencheikh ne le définit pas. Cette
manière de camoufler le sens de ce qui est religieux, au nom de l'émancipation,
n'est qu'un regard subjectif, partiel et immature de la question. Et,
pourtant, il dira aussi : « Il est vrai que le Coran prescrit le voile pour
la femme d'une manière claire et sans équivoque.»
Rien, qu'au nom
de la liberté de culte, alors, la femme devrait pouvoir se voir accorder respect
et dignité avec son « hijab ». Ainsi, nous avons vu que le « voile »,
n'est pas propre à l'Islam ; mais aux traditions spirituelles et sociales de
l'Orient et de l'Occident gréco-romain.
Pourquoi
devient-il gênant :
L'islam,
dans son vécu, est soumis à l'historicité pour comprendre l'élan qu'offre le
Coran dans ses enseignements, ses commandements ou recommandations. Le
texte est une lettre morte dans l'histoire mais dont les principes, le sens
et la spiritualité sont universels et éternels. Ainsi, le « khimar »,
« foulard », est bel et bien une recommandation coranique, mais ne fait nullement
l'objet d'une contrainte. Faut-il rappeler que le Coran ne cite aucune
sanction pour la femme musulmane qui ne le porte pas. Ceci ne va pas sans
dire que la tradition prophétique a, quant à elle, spécifié la manière dont
les femmes devront se tenir pudique et, a insisté vivement sur la décence.
Le
sens que donne les jeunes femmes musulmanes qui le portent est significatif
de leur aspiration à un regain de spiritualité et pas du tout de soumission
à la volonté masculine du père, de l'époux ou du frère. Il est pour certaines
un signe distinctif de leur qualité de femme musulmane loin de l'obscurantisme
et de l'oppression. La spiritualité est une recherche de la trace de Dieu dans
le quotidien. Elle est une réforme continue qui inspire l'ensemble du
vécu, c'est pourquoi, le "foulard" n'est pas une prétention moralisante
mais plutôt une esthétique de créativité divine en la femme.
C'est
au moment où le religieux disparaît de la scène publique que l'Europe redécouvre
les voiles dans la cité et les écoles, comme si celui-ci était venu combler
un vide religieux de nos sociétés laïcisées. Pourtant, le voile n'est
pas étranger à l'Europe où, l'Islam a vécu durant huit siècles en Andalousie
ou encore en Sicile, ainsi qu'à Constantinople. Plus tard, le voile sera
connu du colonisateur européen, comme en Algérie où la loi 1905, n'interdisait
pas de porter le voile dans l'école publique.
L'interdiction
surgit-elle suite à la nostalgie du religieux ? nos sociétés sécularisées
ont, eu égard à l'histoire de l'Europe un contentieux avec le symbole religieux.
En principe, les signes confessionnels ne doivent pas tuer l'esprit de
la laïcité. Cette guérilla contre le « foulard » est révélatrice d'un
malaise face à ce qui donne du sens et principalement lorsque celui ci est animé
par une transcendance. Le laïcisme dressant un obstacle, au port de signe
religieux, n'est pas juridique mais idéologique[22]. Il y a un refus catégorique
au nom d'un laïcisme intégriste, qui rejette le pluralisme et la diversité culturelle,
quand celle-ci est porteuse de sens relatif à la présence du religieux, dans
la cité.
Dans
nos sociétés laïcisées, européennes, l'esthétique féminin est perçu sous le
prisme de la domination où, l'homme, individualiste, donne libre cours à ses
instincts. En Islam, tout est relation et ne peut se réduire au concept.
L'esthétique est, alors, une orientation profondément volontariste axée
sur un changement radical de l'homme puisque le sacré investit le quotidien.
Tout acte y est nourri par le rappel de Dieu. Nos sociétés européennes
opposent souvent la minijupe au tchador iranien ou niqab saoudien, ou encore
au hayak maghrébin qui, tous les trois permettent malgré leur immoralité au
regard de notre culture européenne, à la femme, de jouir de la liberté de l'anonymat.
Pourtant la minijupe est un signe de libéralisation des mours. La
porter n'est nullement indécent ou provocateur car l'usage du charme est un
signe d'émancipation de la femme dans les sociétés modernes. Pourquoi
l'usage du tchador, du niqab ou du hayak ne serait-il pas alors toléré au nom
de la pudeur qu'ils veulent laisser entrevoir, usage socialement accepté dans
certaines cultures, comme signe d'émancipation et de dignité de la femme. Le
foulard n'est nullement une protection de la chevelure de la femme et, encore
moins un moyen de soustraire son visage aux regards des hommes, c'est un
comportement décent et modeste que veut l'islam en utilisant le vêtement comme
moyen de parure et de piété. Rappelons, à ce propos, le Coran qui
confirme : « Oh ! Enfants d'Adam, nous avons fait descendre sur vous un vêtement
qui couvre votre nudité et (un plumage), une parure et ; le vêtement de
piété, voilà ce qui est meilleur,_ ». Il est donc, comme le dit Hassan
Tourabi « une obligation qui relève du niveau moral ». Le « foulard
» peut aspirer à être porteur d'une piété voilant la nudité morale, il n'en
sera que la trace matérielle pour la femme. Effectivement pour certaines
jeunes femmes, il représente le vêtement de la pudeur. Surtout lors du
mariage, «il représente le voile de pudeur qui couvre la vie du couple et plus
généralement de la famille ». Le foulard est aussi porteur du sens
d'une foi qui a sa source en la pudeur qui ne se limite pas à cacher la forme
des atouts et d'éviter leur dévoilement, mais appelle perpétuellement à du sens.
Il n'est pas, alors, le signe d'une appartenance religieuse mais le signe
d'une morale et d'un sens animé et nourri par le rappel de Dieu. Il permet
sur un plan social, que les femmes « soient connues sans être blâmées ».
Ceci manifeste une dimension sacrée de l'être de la femme. Telle
est la pudeur qui permet, d'acquérir une dignité. Malek Chebel dira à
ce propos : « (_)toutes les femmes arabes, par imitation, l'ont adopté comme
le vêtement distinctif de leur pudeur (hichma ou hchouma) et de leur dignité
(horma) ».
Ce
qui anime le port du « foulard », c'est une spiritualité. Les femmes qui
le portent considèrent que le rite est un moyen d'accéder à cette splendeur
et à cette piété. C'est pourquoi, nous sommes étonnés lorsque au nom de
la laïcité nos institutions questionnent le cheminement d'autrui. Demandez
aux filles de ne pas le porter revient à s'interroger avec Benkheira s'il l'on
peut intégrer l'Islam lorsqu'on le vide de sa substance rituelle. Elles
ne le considèrent pas comme un repli identitaire mais, tel une attitude morale
et une réaffirmation spirituelle. La shari'a étant une lecture normative
des textes scripturaires, ces femmes inscrivent cette pratique dans le cadre
d'un regain de foi. La foi est une action, c'est une logique de responsabilité,
celle de proclamer le discernement, de pouvoir répondre à l'écho de l'élan originel.
C'est une aspiration au transcendant permettant de comprendre la norme,
la règle et la loi. A partir de là, cette pratique semble devenir un marqueur
d'éthique contre les repères qui se perdent. La pratique, dynamisée par le texte,
est le sens de l'affirmation et de la confirmation d'une intimité spirituelle,
elle est la confirmation consciente et responsable d'un dispositif intérieur
spirituel. A savoir que porter une foi qui intègre tout un dispositif
normatif tel le rituel du culte n'est nullement une anomalie. Rappelons
que le rite comme le disait Durkheim permet à la foi de s'éprouver et de se
vivre. Donc, permettre la pratiquer est une démarche fondamentale de la
dignité et de la responsabilité de l'être. Le voile aide contre la distraction
et à aspirer au transcendant, sans faire l'objet d'une contrainte. Quant
à celle qui hésite à le porter où qui a décidé de ne pas le porter, l'Islam
nous enseigne à respecter sa démarche, « Pas de contrainte en la voie,
(en matière de religion) » et, de l'accompagner dans son cheminement. Elle
n'est nullement en manque de dignité et, n'est pas considérée comme un être
dévalorisé. Cependant, les juristes considèrent, selon les traditions
prophétiques, qu'elle est en état de péché mais nul ne peut la juger. Rappelons
avec Leïla Babès que la non-observance n'est nullement un indicateur de non-croyance.
Le
voile n'empêche-t-il pas la contribution des musulmanes à la société ? question
que se pose notre société pour justifier son interdiction. C'est suite
à divers préjugés que la société dite démocratique et humaniste impose, à certaines
femmes musulmanes, la discrimination à l'embauche ou encore à vivre dans la
détresse de se voir refuser l'accès à l'instruction. Ceci revient à pousser
la fille voilée à l'angoisse et au désarroi. Effectivement, la laïcité
est persuadée qu'elle détient le monopole de la liberté et de la modernité,
alors que la liberté de la femme musulmane c'est d'être, avec son foulard, une
citoyenne active et responsable, tout en vivant son intimité avec Le Transcendant.
Nos institutions sont ainsi contre le dialogue et la pluralité. Elles
ne lient la loi qu'à travers le regard de sa vision de l'acceptable. Une
loi qui ne peut nullement imposer aux communautés une «intégration culturelle
», puisqu'elle considère la diversité culturelle comme une richesse pour
une citoyenneté active, à savoir une intégration socio-politico-économique,
qui ne serait nullement le fait de confesser un nouveau credo idéologique mais
tout simplement le respect de réglementation générale pour le bien fondé de
la vie en commun. Ceci étant, les plaintes des jeunes filles au tribunal,
ne sont rien d'autre qu'une preuve d'intégration citoyenne, en vue d'obtenir
justice. C'est la preuve de l'implication d'une citoyenneté spirituelle,
la revendication du droit à l'identité. Nous ne concevons aucune concession,
de la part des musulmanes, dans une société de droit prétendant sauvegarder
la liberté de culte. Car respecter le droit tout en appliquant une norme
religieuse est totalement compatible. Cependant, il faut interpeller nos
Imam, comme c'est le cas avec le Maître Cheikh Hassan Ben Saddiq, qui sont les
seules personnes à même de méditer la question sur un plan religieux avec les
concernées.
Nous
voulons, suite à ce malaise que vivent, aujourd'hui, des citoyennes musulmanes,
interroger notre société sécularisée, afin de comprendre ses carences, ses oublis
et ses ruptures. Le défi est de pouvoir articuler une foi en inscrivant
ses normes dans le code culturel de la modernité de nos sociétés européennes
tout en élaborant une exégèse contemporaine rendant la foi accessible à l'état
d'esprit de nos sociétés sécularisées. C'est ce que note le Pr. Tariq
Ramadan en confirmant que «des femmes aujourd'hui de plus en plus nombreuses,
désirent participer à la construction d'une société nouvelle, mais ne veulent
rien nier de leur fidélité à l'islam. Elles défendent tout à la fois l'accès
à la modernité et les principes de leur pratiques religieuses et culturelles
».
Malheureusement la réalité est tout autre car, la femme musulmane
« voilée » vit une forme d'exclusion, alimentée par les préjugés des médias,
elle est qualifiée de femme rétrograde, intégriste et soumise. En dépit
de ce discours qui fonctionne sur le mode de dramatisation, il y a, fort
heureusement, des voix de sagesse, qui opèrent dans le sens d'une lecture objective
face aux amalgames caducs, à savoir, Islam/fanatisme/intégrisme. Cependant,
dans certains cas, nous remarquons que le voile engendre un isolat social et
un repli identitaire dû à la dégradation que porte l'entourage, sur la femme
à « foulard ». Ce qui est une réaction normale et intelligible dans un
cas pareil de discrimination d'une société qui a une représentation unique de
ce qu'est la liberté.
Le
« foulard » est, pour bien des femmes, le symbole du combat contre la culture
de l'image et de la philosophie du paraître. Il permet de développer un
réseau de résistance face à l'humiliation de la femme pour ses attraits physiques,
il est un marqueur spirituel. Il s'agit là, d'une dimension de l'abandon
pour Dieu, habitée par le sacrifice du corps et de l'esprit. Ainsi, il
devient une quête vers la liberté et, se veut être la recherche d'une vibration
affective faisant de l'être le porteur d'une forte charge de pureté symbolique.
C'est, en effet, via la matérialité de cette action, que la femme retrouve
l'éternité de son être.
En
ce sens, il ne signifie pas un enfermement de la femme quand il est porté librement,
il exprime la volonté de la présence morale et de l'exigence sur le plan de
l'activité sociale. Il marque une limite de laquelle l'homme comprend
que la femme - à-fortiori, celle qui est socialement active- est un être devant
Dieu qui impose le respect de son intimité avant toute inclinaison à la séduction
par son apparence.
Pour
bien des filles, il signifie une appartenance religieuse et non politico-religieuse
comme le laisse entendre certains politiciens, considèrent que les jeunes femmes
sont manipulées par le prosélytisme religieux de certains conférenciers. Voilà
une fixation maladive de leur part sur la question de l'Islam et la crainte
de voir le sens du sacré jaillir dans l'espace publique de nos sociétés sécularisées.
Le
voile entre la loi et la voie :
La
femme ayant été et étant encore opprimée par l'injustice des traditions et par
le carcan du machisme, vit l'épouvante dans certaines sociétés musulmanes. C'est
le cas en Arabie Saoudite où les juristes la frappe d'une infériorité métaphysique,
en Afghanistan où elle est enfermée dans le ghetto de la misogynie, en Iran
où elle doit se conformer, par la contrainte, à des normes qui ne ressortent
nullement de l'enseignement coranique, au Maghreb où son statut précaire
est investi de machisme, ainsi que dans d'autres pays où certaines pratiques
abusives vont à l'encontre de l'esprit du Coran et, où, la dignité de la femme
est bafouée au nom de traditions ancestrales. Coincée entre oppression
et discrimination, la pression fait qu'elle accepte la transgression car aucun
espoir ne s'ouvre à elle. N'oublions pas qu'en Turquie ou encore
en Tunisie, des femmes se voient interdire, au nom d'un faux modernisme laïciste,
le port du voile ou le choix de la vie traditionnelle, qui sont considérées
comme des signes ostentatoires. Pourtant, elles revendiques le port du
foulard comme un choix de conscience dans le respect de leur traditions.
Face
à cette animosité des traditionalistes et des modernistes, nous appelons avec
le Pr. Garaudy, à un mouvement féminin qui serait porteur d'une mutation
fondamentale des rapports sociaux. C'est dans ce sens que le foulard des
jeunes femmes peut être considéré comme une manifestation d'intégration.
Ce mouvement aiderait à remettre les écrits dans leur contexte, à savoir
avancer, se repenser, se déplacer mais toujours en fidélité avec sa personnalité
et ses sources référantes. Il serait la symbiose entre « Islam vécu et
Islam construit", pour reprendre l'expression du Pr. Leïla Babès. Le
cadre référent de ces démarches est le modèle prophétique, qui marchait en fonction
de la nécessité du temps et de la logique du lieu. Il nous enseigne comment
avoir, face au texte, une capacité d'écoute active et participative. Les
textes doivent être révisités en fonction de nouveaux besoins, de l'évolution
des mentalités et des sociétés selon la culture ambiante. En cas de situation
confuse le Coran prescrit l'adaptation de la norme au contexte.
Le
Dr Amdouni rappelle que "En cas de nécessité, l'islam permet à la femme
de découvrir ce que normalement elle devait cacher par le hijab (...), il
s'agit d'une règle juridique qui permet en cas dans nécessité absolue, d'outrepasser
l'interdiction légale". Rappelons, pour exemples, que ce cas
de contrainte, est vécu par des jeunes étudiantes dans certaines institutions
scolaires ou encore sur le marché de l'emploi au quotidien. La force créatrice
est, pour le musulman, un élément dynamique rationnel, à savoir l'ijtihad, comme
aime le faire comprendre Muhammad Iqbal, une approche textuelle et contextuelle
qui anime à la fois, la pensée et le droit musulman. "Le Coran ne
se lit pas par les yeux des morts", dira-t-il. L'ijtihad est
devenu une condition nécessaire et suffisante pour la réforme intellectuelle,
elle nécessite un réveil et une libération contre le taqlid, dogmatisme
et obscurantisme qui revient à imiter le passé et répéter ses formules, sans
en emprunter la méthodologie. L'ijtihad est, donc, un effort intellectuel
dans le cadre de circonstances fluctuantes.
La
shari'a est une tracée immuable de Dieu, une source d'épanouissement et d'accomplissement.
Elle est une voie normative comme la définit le Coran. Elle
permet aux hommes d'atteindre, dans des conditions historiques nouvelles, les
objectifs éternels que nous enseigne les textes scripturaires. Elle est
le retour à la source, à laquelle on s'abreuve pour retrouver un dynamisme créateur
qui donnera éternellement autorité au Coran et, développera une spontanéité
: l'exégèse. Ce qui permettra de tenir compte de l'environnement, du contexte
général ; tout en déterminant l'émergence d'une nouvelle juridiction. La
shari'a est l'absolu du sens des valeurs et des finalités. Elle n'est
pas une règle rigide et contraignante.
Le
fiqh, jurisprudence, est l'application de ces valeurs ; il est une perspective
d'harmonisation entre les données traditionnelles et les conditions de vie moderne.
Autrement dit, le musulman devient un sujet agissant dans l'histoire et
non seulement subissant celle-ci. Le fiqh, est ainsi, une législation
qu'inspire la loi, à chaque lieu et époque, il est marqué par la psychologie
et la culture de l'époque qui l'a élaboré. C'est, comme le défini le Pr.
Tariq Ramadan, "un mouvement dialectique et dynamique permanent entre les
références et l'environnement".
Fin de l'extrait
Commentaires
« Il
protège contre le regard qui pourrait restreindre le corps à un objet de convoitise.
Moyen de préserver la société de vices et du non respect de la dignité de l'être
féminin, en mettant en évidence son corps, c'est ce que dit le Dr Amdouni qui
considère qu'afin que les relations sociales soient bonnes, il faut qu'elles
soient fondées sur les principes justes et, « que l'individu ne se sente agressé
ni dans sa personnalité physique ni dans sa personnalité morale, pour que soit
réalisée une société saine et unie.»
C'est
pourquoi le Coran, accompagnera l'homme dans son éducation, pour lui faire éviter
la convoitise et, demandera à la femme d'éviter la séduction. La recommandation
touche donc, l'homme en premier, qui serait entièrement responsable de toute
convoitise, pour l'aider à maitriser ses penchants naturels. »
Mais qui a créé la séduction, la convoitise, etc ... si ce n'est Allah lui-même ?
Sourate 42 versets
48/49 à 49 : « A Allah
appartient la royauté des cieux et de la terre.Il crée ce qu'il
veut.Il donne des filles à qui Il veut ; Il donne des mâles à qui Il
veut ou bien Il leur donne par couple mâles et filles ; Il fait stérile qui il
veut. Il est omniscient, omnipotent.»
Une des conséquences de ceci : les mariages forcés et les mariages jouissifs ?
Ce texte démontre indirectement qu'Allah a créé un monde imparfait.
Cela veut dire aussi qu'Allah est capable de se tromper, donc qu'Allah n'est pas infaillible.
Il est plutôt raisonnable de penser que tout ceci n'est qu'une invention de Mahomet, obsédé sexuel et pédophile !
« Autrement dit, le musulman devient un sujet agissant dans l'histoire et
non seulement subissant celle-ci.»
Cette phrase exprime le contraire des versets coraniques suivants, instaurant le fatalisme :
s57 v22 : « Nul coup du sort n'atteint la terre et vos personnes, qui ne soit [consigné] dans un Ecrit, avant que Nous (Allah) ne les ayons créés. Cela, pour Allah, est aisé.»
s3 v139/145 : « Il n'est à personne de mourir sinon avec la permission d'Allah. Ecrit fixé ! »
s54 v49 : « En vérité, toute chose, Nous (Allah)l'avons créée selon un décret.»
s87 v1à3 : « Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très Haut, qui créa et forma harmonieusement, qui décréta le destin et dirigea (...) »
s9 v51 :« Dis leur : "Nous ne serons atteints que par ce qu'Allah aura écrit, à notre endroit. Il est notre Maître. Que sur Allah s'appuient les Croyants ! "»
************************************************
Mahomet et les femmes, vu par les hadiths
Extraits
du site w
ww.atheisme.org
Les
compilations de hadiths de Bukhari, Muslim, Dawud et Malik, qui en comportent
près de 20 000 et dont ceux-ci sont issus, peuvent être consultés, dans leur
traduction en anglais, sur le site de l’Association des Étudiants Musulmans
de l’Université de Californie du Sud :
w
ww.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/hadithsunnah/
hadith [‘adit] n. masc. (mot
arabe qui signifie «récit, communication».).
1. Narration rapportant les
paroles et les actes du prophète Mahomet.
2. Ces récits et ces
enseignements, transmis oralement par les Compagnons du Prophète avant d'être
fixés par écrit, bien après sa mort, constituent la Tradition musulmane (la
sunna). Les hadith sont, après le Coran, la deuxième grande source de la foi et
de la loi de l'islam.
Aisha
dit : " Ô apôtre d’Allah ! Nous considérons le jihad comme la meilleure
action."
Le
Prophète dit : " Le meilleur jihad pour les femmes est le pèlerinage."
(récit
d’Aisha, Bukhari XXVI 595)
“
L’apôtre d’Allah a dit : - Si un époux appelle sa femme dans son lit et qu’elle
refuse et l’oblige à dormir en colère, les anges la maudiront jusqu’au matin.
”
(récit
d’Abu Huraira, Bukhari LIV 460)
“
Le Prophète a maudit la femme qui fait des tatouages et qui est tatouée. ”
(récit
d’Abu Juhaifa, Bukhari LXIII 259)
“
Une femme vint voir le Prophète et se présenta à lui (pour se marier). Il dit
: " Je ne suis pas en manque de femmes ces temps-ci."
Alors
un homme dit : "- Marie-la avec moi."
Le
Prophète lui demanda : "- Que possèdes-tu ? "
Il
répondit : "- Je n’ai rien."
Le
Prophète dit : "- Donne-lui quelque chose, même une bague en fer."
Il
dit : "- Je n’ai rien."
Le
Prophète lui demanda : "- Quelle proportion du Coran connais-tu ? "
Il
dit : " Beaucoup."
Le
Prophète dit : "- Je la marie avec toi à cause de ce que tu connais du
Coran."
(récit
de Sahl, Bukhari LXII 72)
“
Le messager d’Allah a dit : "- Il n’est pas licite pour une femme qui croit
en Allah et dans le dernier Jourde voyager plus d’un jour et une nuit sans
un homme qui soit son tuteur."
(récit
de Malik, Muwatta LIV 37)
“
Le messager d’Allah a dit :
-
Je ne serre pas la main des femmes. Ma parole vaut pour cent femmes comme pour
une femme. ”
(récit
de Malik, Muwatta LV 2)
“
Le Prophète a dit : "- Une femme ne doit pas regarder ou toucher une autre
femme pour la décrire à son époux comme s’il la regardait réellement."
(récit
d’Abdullah ibn Masud, Bukhari LXII 167)
“
Le Prophète a dit : "- J’ai regardé le paradis et j’ai trouvé que les pauvres
gens formaient la majorité des habitants; j’ai regardé en enfer et j’ai vu que
la majorité des habitants étaient des femmes."
(récit
d’Imran ibn Husain, Bukhari LIV 464)
“
Aisha disait : « Quand le verset "Elles tireront leurs voiles sur leurs
cous et leurs poitrines" a été révélé, elles ont coupé leurs vêtements
et ont couvert leurs visages avec les morceaux découpés.» ”
(récit
de Safiya ibn Shaiba, Bukhari LX 282)
“
Le Prophète a dit : "Une
nation qui se donne comme chef une femme ne connaîtra jamais la réussite."
(récit
d’Abu Bakr, Bukhari LXXXVIII 219)
“
Ibn Umar rapporte qu’il avait divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles.
Umar en parla à l’apôtre
d’Allah et il dit : " Reprends-là puis divorce quand elle sera pure ou
enceinte."
(récit
de ibn Umar, Muslim IX 3479)
“
L’apôtre d’Allah a dit :
"S’il
y a un signe maléfique quelque part, c’est dans la femme, le
cheval ou la maison."
(récit
de Sahl ibn Sad Saidi, Bukhari LII 111)
“
L’apôtre d’Allah a dit : " Le mariage d’une femme qui se marie sans le
consentement de ses tuteurs est nul."
(récit
de Aisha, Dawud XI 2078)
“
Un homme est venu voir le Prophète et dit : "- J’ai trouvé une femme belle
et de haut rang, mais elle ne donne pas naissance à des enfants. Dois-je me
marier avec elle ? "
Il
dit : "- Non."
Il
revint le voir mais il le lui interdit à nouveau. Il vint une troisième fois
et le Prophète dit : "
Épouse des femmes qui sont aimantes et prolifiques, que je puisse submerger
les autres peuples grâce à vous."
(récit
de Ma’qil ibn Yasar, Dawud XI 2045)
“
Le Prophète a interdit qu’un homme marche entre deux femmes.”
(récit
de Abdullah ibn Umar, Dawud XLI 5253)
“
Une fille ansari s’était mariée, elle était devenue malade, ses cheveux étaient
tombés et elle avait l’intention de se mettre des faux cheveux. Ils ont demandé
au Prophète, qui a dit : "- Allah a maudit la femme qui allonge artificiellement
les cheveux et celle dont les cheveux sont allongés."
(récit
d’Aisha, Bukhari LXXII 817)
“
Le messager d’Allah a dit : "Allah a maudit la femme qui met des faux cheveux et la femme qui demande à en
avoir."
(récit de
Asma,
fille d’Abu Bakr, Muslim XXIV 5295)
“
L’apôtre d’Allah a dit : "-
Nombreux sont les hommes à avoir atteint la perfection mais aucune femme n’a
atteint ce degré à part Asia,
femme de Pharaon, et Marie, fille d’Imran. Et sans aucun doute, la supériorité
d’Aisha sur les autres
femmes est comparable à celle du tharid sur les autres plats cuisinés.”
(récit
d’Abu Musa, Bukhari
LV 623 et 643; le tharid est un plat composé de pain et de viande)
“
J’ai demandé au Prophète : "Ô apôtre d’Allah, est-ce qu’on doit demander à la femme son consentement pour
son mariage ? "
Il
a dit : "Oui."
J’ai
dit : "-
Une vierge, si on le lui demande, reste timide et garde le silence."
Il
a dit : "-
Son silence marque son consentement."
(récit d’Aisha, Bukhari LXXXV 79)
“
Le messager d’Allah a dit : "-Je me suis installé devant la porte du feu de l’enfer et la majorité de ceux
qui entraient étaient des femmes."
(récit de Usama ibn Zaid, Muslim XXXVI 6596)
“
Le messager d’Allah a dit : "-Parmi les habitants du paradis, les femmes formeront une minorité."
(récit
de Imran ibn Husain, Muslim
XXXVI 6600)
“
Le Prophète a dit : [...]
Une vierge ne doit pas être donnée en mariage sans sa permission."
Les
gens ont demandé : "-
Ô apôtre d’Allah ! Comment peut-on savoir si elle a donné sa permission ? "
Il
dit : "-
Par son silence."
(récit d’Abu Huraira, Bukhari LXII 67)
“
Les choses qui annulent les prières ont été mentionnées devant moi. Ils disent
: "
La prière est annulée par les chiens, l’âne et la femme (s’ils passent devant
les personnes en prière)."
Je
dis : "-
Vous nous considérez comme des chiens."
J’ai
vu le Prophète prier alors que je me trouvais dans mon lit entre lui et la Qibla.
Chaque fois que j’avais
besoin de quelque chose, je m’esquivais, parce que je ne voulais pas lui faire
face."
(récit
d’Aisha,
Bukhari IX 490)
“
Aucun d’entre vous ne devra fouetter sa femme comme il fouette un esclave et
ensuite avoir des rapports
sexuels avec elle dans le reste de la journée. ” (récit d’Abdullah ibn Zamra,
Bukhari LXII 132)
“
Le Prophète a interdit que l’homme fasse ses ablutions avec l’eau laissée par
une femme. ”
(récit de
Hakam
ibn Amr, Dawud I 82)
“
Le Prophète a dit : "
Après moi, je n’ai pas laissé de calamité plus douloureuse pour les hommes que
les femmes."
(récit
de
Usama ibn Zaid, Bukhari LXII 33)
“
Le Prophète a dit : "-
Une femme doit se marier pour quatre raisons : sa santé, le rang de sa famille,
sa beauté et sa religion. Donc
épousez une femme pieuse, sinon, vous serez perdant."
(récit d’Abu Huraira,
Bukhari LXII 27)
“
Quand je me suis marié, l’apôtre d’Allah est venu me voir et m’a dit : "
Avec quelle genre de femme t’es-tu marié ? "
J’ai
répondu : "
Avec une matrone (une femme déjà un peu âgée et non vierge)."
Il
a dit : "
Pourquoi ? Tu n’as pas de goût pour les vierges et pour les caresses ? "
Jabir
continue :
L’apôtre
d’Allah a dit : "
Pourquoi ne t’es-tu pas marié avec une jeune fille pour que tu puisses jouer
avec elle et elle avec toi
?"
(récit de Jabir ibn Abdullah, Bukhari LXII 17)
“
Un jour, l’apôtre d’Allah est allé à Musalla pour la prière d’Al Fitr. Il est
passé devant des femmes et a
dit : "-
Femmes ! Faites l’aumône parce que j’ai vu que la majorité des occupants du
feu de l’enfer sont des femmes."
Elles
demandèrent : "
Pourquoi en est-il ainsi, ô apôtre d’Allah ? "
Il
répondit : "
Vous jurez fréquemment et vous êtes injustes envers vos maris. Je n’ai jamais
rien vu de plus déficient
en intelligence et en religion que vous. Un homme sensible et sensé pourrait
être égaré par quelques-unes
d’entre vous."
Les
femmes demandèrent : "
Ô apôtre d’Allah ! Qu’y a t-il de déficient dans notre intelligence et notre
religion ? "
Il
dit : "
La preuve apportée par deux femmes n’est-elle pas équivalente à celle d’un seul
homme ? "
Elles
répondirent par l’affirmative.
Il
dit : "
C’est là qu’est le manque d’intelligence. N’est-il pas vrai qu’une femme ne
peut ni prier ni jeûner pendant
ses règles ? "
Les
femmes répondirent par l’affirmative. Il dit : "
Ceci est l’insuffisance en matière de religion."
(récit d’Abu Saïd al Khudri,
Bukhari VI 301)
“
[Le Prophète a dit] : "
Alors j’ai vu le feu (de l’enfer), je n’ai jamais rien vu de plus laid que ce
que j’ai vu aujourd’hui, et j’ai
vu que la plupart de ses habitants étaient des femmes."
Ils
dirent :
"Mais pourquoi, ô Messager d’Allah ? "
Il
dit : "
À cause de leur ingratitude."
Quelqu’un
dit : "
Sont-elles ingrates envers Allah ? "
Il
dit : "
Elles sont ingrates envers leurs époux et elles sont ingrates en ne montrant
pas de bons comportements.
Même si vous vous comportez bien avec l’une d’entre elles pendant toute votre
vie et qu’à
un moment elle vous voit faire quelque chose qui lui déplait, elle dira qu’elle
n’a jamais rien vu de bon
chez vous."
(récit de Yahya, Muwatta XII 2)
************************************************
Sarkozy et le voile
Nourredine Aoussat a traduit l’intervention du Cheikh
Sayeed Tantaoui d’Al-Azhar prononcée au cours de la visite du ministre de
l’intérieur Nicolas Sarkozy, venu chercher le soutien d’une haute autorité
religieuse de l’islam. Cependant le Cheikh Tantaoui qui n’est pas le « Pape »
des musulmans a aussitôt été désavoué par les savants de l’Académie de
recherches islamiques d’Al-Azhar, ainsi que par l’actuel et l’ancien Mufti
d’Egypte, dont nous vous proposons de lire les réactions traduites également par
notre collaborateur.
I. La traduction intégrale de l’intervention du Cheikh
d’Al-Azhar
« La prestigieuse institution d’Al-Azhar souhaite la bienvenue
à Monsieur le ministre de l’intérieur français. Elle souhaite aussi la bienvenue
à la délégation qui vous accompagne. Je souhaiterais que vous transmettiez les
salutations de cette prestigieuse institution d’Al-Azhar au Président
Chirac ainsi qu’au peuple français.
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance, Monsieur
le ministre, quelques explications sur la chari’a :
La première explication est que la chari’a islamique est fondée
sur le fait de donner à chaque ayant droit, son dû.
La deuxième explication, est que la question du voile, en ce qui concerne la femme musulmane, est une
obligation divine.
Dans l'article précédent, concernant le port du voile, on lit ce
texte en complet désaccord avec la phrase ci-dessus : "Faut-il rappeler que le Coran ne cite aucune
sanction pour la femme musulmane qui ne le porte pas.
Si jamais elle fait preuve de négligence quant à
l’observation de cette prescription, Allah la jugera en lui demandant de rendre
des comptes à ce sujet.
Aucun musulman qu’il soit gouverneur ou gouverné ne peut
s’y opposer.
Nous ne permettons pas aux autres (lighayrina litt : « autres que
nous ») d’intervenir dans nos affaires en tant que pays musulman. Cependant, si
la femme musulmane réside ailleurs que dans un pays musulman, (comme la France
par exemple), et que les responsables de ce pays, décident d’adopter des lois
opposées au port du voile , c’est leur droit le plus absolu.
Je répète, c’est leur droit, et je ne peux m’y opposer en tant
que musulman. Car ce ne sont pas des musulmans.
Dans ce contexte précis,
lorsqu’une femme musulmane se conforme aux lois d’un pays non musulman, du point
de vue de la chari’a islamique, elle se trouve dans le statut de personne
contrainte.
Et le Saint Coran, qui est la référence de la Oumma (nation
musulmane) dit à ses adeptes : « Allah vous a seulement interdit la bête
morte, le sang, la viande de porc et tout animal sur lequel on aura invoqué un
autre nom que Allah ». Dieu affirme : « Quiconque en consomme toutefois
par ce qu’il est contraint (par nécessité), non par insolence non plus par
transgression, nul pêché ne lui sera imputé. Allah est celui qui pardonne, Il
est Miséricordieux » (sourate 2, verset 173)
Tout comme je ne permets pas à un non musulman d’intervenir
dans mes affaires de musulman, je ne me permets pas également en tant que
musulman d’intervenir dans des affaires non musulmanes ».
Fin de la déclaration
du Cheikh d’Al Azhar.
Bel exemple de religiosité prétentieuse, tendant à convaincre qu'Allah
est supérieuer à Dieu, à Yahvé, au Bouddha, à Lao Tseu, etc...
c'est-à-dire
à un nombre extrèmement élevé d'êtres humains.
II Réactions aux propos du Cheikh Tantaoui
Avant de se lancer dans une quelconque interprétation des
propos duCheikh Tantaoui, ou de se perdre en conjectures quant à leurs
conséquences, il convient de prendre connaissance de l’avis des ulémas
d’Al-Azhar qui étaient présents à cette rencontre.
Etaient donc présents à cette rencontre des savants de
l’Académie de recherches islamiques - qui est une des institutions d’Al-Azhar -
le Docteur Sofi Abu Taleb, le Dr Abd Assabour Marzouq, le Dr Taha Abu
karicha, le Dr Nasr Farid Ouassil, le Dr Mohammed Ra’fat Othmane, le Cheikh
Ibrahim Alfayoumi, le Dr Ahmed Attayeb, le Conseiller Djamal Eddine Mahmoud, le
Dr Mohammed Ibrahim Alfayoumi, et le Cheikh Fawzi Azzafzaf , ainsi que le Dr Ali
Jumâa, Mufti d’Egypte.
A travers des déclarations effectuées aux journalistes au terme
de la rencontre, nombre des savants présents ont fait part de leur déception
vis-à-vis de la position exprimée par le Cheikh d’Al-Azhar qui accorderait à la
France « le droit » d’interdire le port du voile à l’école. Ainsi, le Dr Abd Assabour Marzouq a
affirmé :« que les membres de l’académie ont été surpris par la déclaration
de Cheikh Al-Azhar. Il n’y pas eu d’accord préalable (entre le Cheikh et les
membres de l’académie). Par conséquent le Cheikh d’Al- Azhar ne représente que
sa propre personne. Quand le Cheikh d’Al- Azhar prétend que la France a le droit
d’adopter une loi qui interdirait le port du voile., ces propos n’engagent que lui, et en aucun
cas Al-Azhar »
Dr Abd Assabour Marzouq poursuit en soulignant que les
membres de l’Académie n’ont pas souhaité exprimer leur réprobation des propos du
Cheikh d’Al-Azhar au cours de la rencontre, uniquement « par respect de
l’éthique du débat (adab al hiwâr). Il nous a été dit surtout qu’une rencontre
était prévue entre nous et le ministre, mais qui n’a en fait jamais eu
lieu. »
Quant au Dr Ali Jumâa, Mufti d’Egypte et membre de l’Académie
de recherches islamiques, il a précisé de son côté :« Il n’y a aucun
désaccord sur le fait que le voile est une obligation religieuse musulmane. Le
voile qui n’est en aucun cas un signe, remplit une fonction bien stipulée dans
le Coran et la Sunna. Le port du voile ne revêt pas de forme particulière. Il
appartient donc à la femme de se voiler de la façon qui lui sied. ».Le
Cheikh a également souligné que la plus grande preuve qui démontre que le voile
n’est pas un signe religieux, est tout simplement le fait que la musulmane le
porte même dans les pays musulmans.
Le Cheikh a insisté en précisant : «
Ce projet de loi est
contraire à l’esprit de la laïcité française. La France ne devrait pas porter
atteinte aux principes de liberté auxquels elle croit, par l’instauration de
nouvelles lois ».
Toujours selon le Mufti d’Egypte : « Certes, nous sommes
d’accord avec le Cheikh d’Al-Azhar quand il affirme que nous n’avons pas à
intervenir dans les affaires intérieures de la France en tant que pays non
musulman. Cependant, on se doit de donner à nos frères français, un conseil : Le
voile est une prescription obligatoire de la religion musulmane, et il n’y a
aucun différend entre Al-Azhar et l’Académie de recherches islamiques et
Dar-Al-Ifta (le Conseil jurisconsulte) sur cette question. On se doit aussi de
préciser que la décision de la France est interprétée comme un refus de l’autre.
Nous appelons tous ceux qui sont attachés à la démocratie et aux principes de
liberté prônés par la révolution française, de veiller à leur respect. Ces
principes concernent tous les citoyens y compris les citoyens français de
confession musulmane »
Le Mufti d’Egypte considère quant à lui que :« la France
n’a pas réussi à arracher un accord officiel d’Al-Azhar, qui soutiendrait sa
décision d’interdire le voile. ».
Enfin, le Dr Nasr Farid Ouassil, ancien Mufti d’Egypte, a
déclaré que :« Nous ne pouvons accepter que l’on présente le voile comme un
signe religieux. Le voile n’est ni plus ni moins qu’une obligation. »Commentant les propos du Cheikh d’Al-Azhar, le Dr Nasr Farid Ouassil a noté
que : « Si la France était amenée à contraindre les musulmanes à enlever
leurs voiles, dans ce cas précis, l’islam reconnaîtrait alors le caractère
contraignant de la situation. Il conviendrait donc d’en tenir compte. Cependant,
nous devons rappeler à la France qui est un pays laïc, que la laïcité ne saurait
être « oppressive » à l’endroit des religions. Sa décision d’interdire le port
du voile est par conséquent contraire aux principes mêmes de laïcité. ».
Il est donc indéniable que l’ensemble des savants, membres des
différentes institutions d’Al-Azhar, soutiennent que le port du voile est une
prescription musulmane obligatoire.
Il n’est pas permis à la musulmane de
négliger l’observation de cette prescription.
Cependant, dans le cas précis où
une loi en dépit de tout, la contraint à enlever le voile, il lui est conseillé
de ne pas prendre ce risque périlleux, et ce malgré sa détermination à observer
cette prescription divine.
L’Islam démontre ainsi sa faculté d’adaptation en fonction de
la situation, afin d’épargner à ses fidèles des désagréments réels.
Cela
n’enlève rien toutefois au caractère « répressif » de cette future loi qui
constitue une grave atteinte à la liberté religieuse.
En contraignant une
citoyenne à enlever son voile, le législateur ne manquera pas d’occasionner des
souffrances jusque dans son for intérieur. Une loi qui provoque de telles
souffrances, est-elle une loi juste ?
Noureddine
Aoussat
Enseignant
L'intolérance religieuse islamique est démontrée dans ces propos.