6 - Destruction de la famille

 

  

Une secte est un groupe dans lequel on pratique :

 

ADFI => une destruction de la famille : critiques, attaques, injures, calomnies. Éloignement, rupture de la relation parents/enfants. Séparations, divorces.

J.Trouslard => la destruction de la famille : qu'il s'agisse de la rupture des enfants avec leurs parents, ou de séparations ou de divorces.

R.Ikor => Inmanquablement enfin, le drame est présent, voire la tragédie : familles brisées ou dépouillées, jeunes vies ruinées, suicides parfois atroces, délabrement psychique...

 

renforcer l'adhésion au groupe et favoriser les ruptures

 

ADFI => Rupture avec la famille, les amis, la société.

Toutes les informations qui proviennent de l'extérieur sont déclarées suspectes ou manipulées. Toutes les personnes qui critiquent la secte sont décrient comme négatives, dangereuses, opposantes aux progrès de l'humanité. Il est fortement conseillé de ne pas ou de ne plus les fréquenter, de les calomnier et éventuellement de les poursuivre en justice. La famille est parfois déclarée responsable de toutes les difficultés que connaît ou qu'a connues l'adepte.

La société y est représentée uniquement comme un lieu de perdition, la médecine comme inutile, la psychiatrie comme dangereuse, les religions comme complètement dépassées, la politique comme désuète. Seul le groupe conduit par SON MAÎTRE qui s'auto-proclame sauveur de l'humanité, peut conduire les hommes sur le chemin du bonheur.

  

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  Versets du Coran et hadiths

 

s31 v14/15 « [Mais] si [tes père et mère] mènent le combat contre toi pour que tu M'associes ce dont tu n'a pas connaissance, ne leur obéis point ! Comporte toi envers eux, dans la [Vie Immédiate] comme il est reconnu [bon]. Suis le Chemin de celui qui est venu à Moi à résipiscence ('anâba) ! Ensuite, vers Moi se fera votre retour et Je vous aviserai de ce que vous faisiez [sur terre].»

 

 s9 v23 « O vous qui croyez ! ne prenez pas vos ascendants mâles et vos frères comme affiliés (alliés) s'ils aiment mieux l'infidélité que la foi ! Ceux qui, parmi vous, les prennent pour affiliés, [alors qu'ils les savent encore infidèles,] ceux-là sont les Injustes.»

 

s9 v24 « Dis [aux Croyants] : "Si vos ascendants mâles, vos fils, vos frères, vos épouses et votre clan, [si] vos biens acquis, un négoce que vous redoutez de voir péricliter et des demeures qui vous sont agréables vous sont plus chères qu'Allah, [que] son Apôtre et [que] mener combat dans son chemin, alors soyez aux aguets jusqu'à ce qu'Allah vienne avec son Ordre ! Allah ne dirige pas le peuple des pervers.»

 

s8 v28 « Sachez que vos biens et vos enfants sont tentation (fitna)  ! alors qu'auprès d'Allah est une immense rétribution.»

 

 

 

s65 v14à15 « Oh vous qui croyez, en vos épouses, en vos enfants sont un ennemi pour vous ! Si vous effacez  [les fautes d'autrui], si vous passez la main et pardonnez, [cela sera bien], car Allah est absoluteur et miséricordieux. Vos biens, vos enfants sont seulement tentation alors qu'auprès d'Allah est une rétribution immense.»

 

s63 v 9 « O vous qui croyez ! que ni vos biens, ni vos enfants ne vous distraient de l'Edification d'Allah ! Ceux qui le feront cela seront les Perdants.»

 

s60 v3 « Ni vos liens de consanguinité ni vos enfants ne vous seront utiles, au Jour de la Résurrection. Allah tranchera entre vous. Sur ce que vous faites, Il est clairvoyant.»

 

“ Le Prophète a dit : Personne d’entre vous n’aura la foi s’il ne m’aime pas plus que son père, ses enfants et toute l’humanité.

(récit de Anas, Bukhari II 14)

 

Bukhari : Volume 4, Livre 52, Numéro 42 : « D’après Ibn ’Abbas : L’Apôtre d’Allah dit : "Il n’y a pas de Hijra (i.e. émigration) (de La Mecque à Médine) après la conquête (de La Mecque), mais le Jihad et la bonne intention restent ; et si vous êtes appelés (par le dirigeant musulman) pour combattre, allez-y (allez de l’avant) immédiatement.»

 

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  Le mariage temporaire, ou mariage de jouissance

( Al Mout'a )

 

Mahomet, obsédé sexuel, déclare que la fornication doit être punie. Cependant, comme lui-même et ses compagnons guerriers ne peuvent pas se contenir, Mahomet invente "le mariage temporaire de jouissance", ( Al Mout'a ).

 

“ L’apôtre d’Allah a dit : - Le sang d’un musulman qui atteste qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Mahomet est son Prophète ne peut pas être versé légalement sauf pour trois raisons : un homme qui commet la fornication après le mariage, auquel cas il sera lapidé ; celui qui combat Allah et son Prophète, auquel cas il sera tué, crucifié ou exilé ; celui qui a commis un meurtre, auquel cas il sera tué. ”

(récit de Aisha, Dawud XXXVIII 4339)

 

Fornication : « Relations sexuelles entre personnes non mariées ou liées par un vœu.»

Les instincts, ou désirs de survie, ont pour but d'assurer inconsciemment le bon fonctionnement d'un véhicule appelé "corps humain", lequel est habité par l'âme personnalité.
( Exemples : la faim, le froid, le chaud, la peur, l'agressivité, etc…qui sont autant de signaux d'avertissement envoyés instinctivement au mental de l'individu, afin que celui-ci réagisse pour empêcher la mutilation ou la mort de ce corps véhicule utilisé momentanément par

l'âme personnalité.)

La fornication, ou plutôt le désir sexuel, fait partie des instincts que Dieu Créateur (Allah pour les musulmans) à installé dans chaque être vivant pour que son espèce puise se reproduire et ainsi ne pas disparaître définitivement.

Le mariage n'est qu'une invention des hommes.
L'acte sexuel, à partir du moment ou il se passe entre deux personnes consentantes, mariées ou non, permet de calmer momentanément l'instinct sexuel. Il est donc bénéfique.

Cela permet d'éviter des réactions néfastes, telles que celles provenant de personnes qui sont dans l'incapacité d'assouvir cet instinct, qui se retiennent sexuellement parce que leur religion l'a ordonné, et qui un jour voient leur instinct prendre le dessus sur leur raison (raison : la conscience permettant à l'individu de contrôler ses actes.) et cela se traduit par des viols, de la pédophilie, des "tournantes", etc…

Mahomet et ses compagnons guerriers, lorsqu'ils étaient en expédition militaire, inventèrent le "mariage temporaire de jouissance ( Al Mout'a )", afin de satisfaire leurs besoins sexuels .


“ Nous participions aux guerres saintes dirigées par le Prophète et nous n’avions pas de femmes avec nous. Alors nous avons dit au Prophète : - Devons-nous nous castrer ?
Alors le Prophète nous a interdit de le faire et nous a permis d’épouser temporairement une femme en lui donnant un vêtement puis il dit : - Ô vous qui croyez ! Ne rendez pas illicite ce qu’Allah a fait licite pour vous. ”

(récit d’Abdullah, Bukhari LX 139)

 

Et comme d'habitude Allah approuve !

s4 v28/24 : « (...) Licite est pour vous de rechercher [des épouses] en dehors de celles qui ont été énumérées, en usant de vos biens, en hommes concluant mariage avec une muhshana, non en fornicateurs. Celles des femmes que vous avez prises par mariage temporaire jusqu'à un terme fixé, donnez-leur leurs douaires comme imposition (farîda) ! Nul grief à vous faire à l'égard de ce sur quoi vous avez pris consentement mutuel, après [versement de]. l'imposition (farîda). Allah est omniscient et sage.»

 

Détails dans   http://noorislam1.free.fr/Divers/mutaa.html

 

De nos jours on dirait "forcer une jeune femme à la prostitution."

Le mariage de jouissance, encore pratiqué de nos jours par des moudjahidines, consiste pour un "combattant d'Allah" de prendre une jeune fille qui lui plait et de simplement déclarer : « Je te marie pour une heure, une semaine (ou deux, ou trois).»
Il est impossible à la jeune fille de résister. A la fin du contrat, elle est tout simplement abandonnée. Quelques fois elle se trouve enceinte du fait de cette pratique et l'enfant n'aura pas de père. Cette fille risque ainsi le rejet de sa famille, de ses amis.

 

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Extrait du site musulman   w ww.ribaat.org/modules.php?name=News&file=article&sid=2121

 

(26) Le zawâj el mout'a est une pratique qui existait au début de l'Islam à laquelle s'adonnaient surtout les Compagnons lorsqu'ils partaient en expédition militaire ou en voyage de longue durée. Cela consistait à jouir temporairement des femmes. Cette pratique fut interdite ensuite par le Prophète et les Compagnons l'ont unanimement abandonnée et condamnée. Seuls les chiites parmi ceux qui se revendiquent de l'Islam continuent à le pratiquer, et du temps de Khomeiny le mariage de jouissance était chose courante en Iran.

Fin de l'extrait

 

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Extrait du site musulman   http://noorislam1.free.fr/Divers/mutaa.html

 

Ibn Uraij rapporte :

"Ati' a rapporté que Jabir ibn Abdoullah était venu pour faire al- Oumrah(petit pélerinage)et nous sommes allé en sa demeure, puis les gens l'ont questionné sur des choses Articleses et ensuite ils ont mentionné le mariage de jouissance (Al-Mout'a), sur quoi il (Jabir) a dit :

"Oui, nous avons profités de ce mariage provisoire durant la vie du Prophète (sas) et durant celle d'Abou Bakr et Omar."

 - Sahih Mouslim Kitab al-Nikah, Hadith 2496 -

 

Abd an-Nadra rapporte :

J'étais en compagnie de Jabir, une personne est venue et a dit : "Il y a une différence d'avis entre Ibn Abbas et Ibn Zoubair concernant deux Mout'as (Tamattoul al Hajj et le mariage de jouissance)."

Alors, Jabir a dit : "Nous l'avons pratiqué durant la vie du Messager d'Allah (sas) et ensuite Omar nous a interdit de le pratiqué et nous n'y avons plus jamais recouru."

- Sahih Mouslim kitab al-Hajj, Hadith 2192-

Petite parenthèse :

J'ai lu dernièrement que Mohammed Patel (webmaster Islamfr et professeur de religion) avait donné une explication concernant la pratique du mariage de jouissance (al-Mout'a) par certains compagnons durant les Califats d'Abou Bakr et d'Omar, malgré le fait que ce soit le prophète (sas) qui l'aurait interdit:

 

Imran Ibn Hussein rapporte :
" Le verset du Mout'a a été Révélé dans le Livre d'Allah, ainsi nous l'avons fait avec l'Envoyé d'Allah, et rien n'a été révélé dans le Coran qui le rendit illégal, et il ne l'a pas interdit (le prophète) jusqu'à sa mort. (Mais) un homme a exprimé ce que suggerait son propre esprit ."
Dans le commentaire de Fath al-Bari, ibn Hajar dit :

Cet homme qui a exprimé son propre avis sur al-Mout'a est Omar.

- Sahih Boukhari, Tafsir al-Qur'an Hadith 4156-

Le même Hadith rapportant que c'est le Calife Omar qui exprima l'interdiction du Mariage temporaire (al-Mouta'a) et non pas le Saint Prophète Mohammed (sas) est rapporté dans le Tafsir al-Kabir de l'Imam Sunnite Ar-Razi :

Référence Sunnite : Tafsir al-Kabir, Volume 10, page 49

 

Quel est ce verset qui rendit licite al-Mout'a ?

- C'est le verset n° 87 de la Sourate al-Ma'idah qui figure dans le Hadith ci-dessous :

Abdullah (ibn Massoud) rapporte :

"Nous avions l'habitude de participer aux batailles menées par l'Apôtre d'Allah (sas) et nous n'avions rien (aucunes épouses) avec nous. Ainsi, nous lui avons dit, " devrons-nous nous châtrer ? "
Il nous a interdits cela et nous a alors permis d'épouser des femmes par contrat provisoire et il nous a récité :

"O les croyants: ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu'Allah vous a rendues licites. Et ne transgressez pas. Allah, n'aime pas les transgresseurs. (al-Ma'idah verset 87)

- Sahih Al-Boukhari, al-Nikah Hadith 4249 -

 

Conclusion :

1. Le verset rendant licite al-Mout'a fut révélé et aucun verset ne le rendit illicite par la suite.

2. C'est bien Omar qui s'inspira de son propre avis concernant al-Mout'a et l'interdit.

Maintenant, voici un hadith relaté dans pas moins de 6 ouvrages moins connus et réputés que le Sahih Mouslim, mais qui restent néanmoins des sources sunnites incontestables et surtout Fath al-Bari d'al-Hafiz Ibn Hajar al-Asqalani.

5ème Hadith

D'après Ali ibn Abi Talib(ra) qui a dit cette parole :

" Si Omar n'avait pas interdit le Mariage Temporaire (al-Mouta'a) personne n'aurait commis la fornication excepté un pervers."

- Fath al-Bari, Volume 9, page 141 (Ibn Hajar al-Asqalani)

- Tafsir al-Kabir, Volume 10, page 50 (Al-Fakhr ar-Razi)

- Kanz al-Ammal, Volume 8, page 293 (Al Moutaqi)

- Al-Iqd Al-Farid, Volume 2, page 139

- Al-Nihaya, Volume 2, page 249 (Ibn al-Athir)

- Al-Faiq, Volume 1, page 331 (Al-Zamakhshari)

- Lisanou Al-Arab, Volume 19, page 166 (Ibn Mandhour)

 

Conclusion :

- les Hadiths précités confirment :

1. Que le Mariage Temporaire fut rendu licite par le prophète (sas) après révélation Divine et qu'aucune autre révélation ne l'a interdit par la suite .

2. Que le mariage Temporaire (al-Mout'a) fut pratiqué par Jabir ibn Abdoullah durant la vie du prophète (sas) mais également durant le Califat d'Abou Bakr et Omar.

3. Que d'après Jabir ibn Abdoullah ce n'est pas le prophète (sas) qui interdit ce type de mariage, mais bien Omar le 2ème Calife.

4. Que l'éventuelle ignorance de Jabir Ibn Abdoullah concernant l'interdiction d'al-Mout'a est impossible puisqu'il était présent lors de sa "prétendue interdiction".

5. Que la position de l'Imam Ali(as) sur l'interdiction d'al-Mout'a par Omar était claire et que seul un pervers aurait commis l'adultère si ce mariage n'avait été interdit par Omar.

Que l'on soit Chiite ou Sunnite, nous savons tous que le prophète (sas) l'a autorisé.

La divergence porte sur son interdiction les Sunnites disent que le prophète (sas) l'a interdit après l'avoir autorisé, les Chiites disent que le prophète(sas) l'a autorisé mais ne l'a pas interdit et que c'est Omar qui l'a interdit.

Les Chiites se basent sur leurs propres Hadiths et confortent leurs positions par rapport aux Hadiths Sunnites qui se rejoignent concernant l'interdiction d'Omar et non du prophète (sas).

Souvent le discours réducteur des frères Sunnites consiste à dire qu'al-Mout'a est une débauche ou une légitimation de l'adultère. Ce discours n'est pas seulement réducteur mais résume à dire que le prophète (sas) aurait autorisé une débauche ou aurait légitimé un adultère, ce qui devient un Blasphème.

Fin de l'extrait

 

 

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L'Islam considère que la femme est inférieure à l'homme

 

 

s4 v38/34 : « Les hommes ont autorité sur les femmes du fait qu'Allah a préféré certains d'entre vous à certaines autres, et du fait que [les hommes] font dépense, sur leurs biens[,en fraveur de leurs femmes]. Les femmes vertueuses font oraison (qânit) et protègent ce qui doit l'être (?), du fait de ce qu'Allah consigne (?). Celles dont vous craignez l'indocilité, admonestez-les ! reléguez-les dans les lieux où elles couchent ! frappez-les ! Si elles vous obéïssent, ne cherchez plus contre elles de voie [de contrainte] ! Allah est auguste et grand.»

Selon l'Islam, il suffit de craindre la désobéissance d'une femme pour être autorisé à la frapper.

 

s2 v223 : « Vos femmes sont comme un [champ de] labour pour vous. Venez à votre [champ de] labour , comme vous voulez, et oeuvrez pour vous-mêmes à l'avance ! Soyez pieux envers Allah et sachez que vous le rencontrerez ! [Prophète !,] fais gracieuse annonce aux Croyants. »

L'homme musulman peut ainsi se servir du corps de ses femmes pour satisfaire tous ses désirs et caprices,

puisque ses femmes sont réduites au statut d'objet sexuel.

 

s4 v3 : « Et si vous craignez de n'être pas équitables à l'égard des orphelins... Epousez donc celles des femmes qui vous seront plaisantes, par deux, par trois, par quatre, (mais) si vous craignez de n'être pas équitables, [prenez-en] une seule ou des concubines ! C'est le plus proche [moyen] de n'être pas partiaux.

Les musulmans peuvent épouser jusqu'à quatre femmes, et avoir plusieurs esclaves en concubinage.

Ceci étant la conséquence du nombre élevé de veuves de soldats de Mahomet, tués lors des guerres de conquêtes, ou d'esclaves féminines venant des pays vaincus militairement par Mahomet.

Mais aujourd'hui, si l'humanité entière devient musulmane et que chaque homme marié prends quatre femmes, cela veut dire que 75 % des hommes seront condamnés au célibat, avec tous les problèmes que cela pose,

puisque la population mondiale compte 50 % de femmes et 50 % d'hommes !

 

s4 v12/11 : ( Partages successoraux )

« [Voici ce dont] Allah vous fait commandement au sujet de vos enfants : au mâle, portion semblable à celle de deux filles (...) »

 

s4  v19/15 : « A l'encontre de vos femmes qui commettent la Turpitude (action honteuse), requérez témoignage de quatre d'entre vous ! Si ceux-ci témoignent [de la chose], retenez [ces femmes] dans [vos] demeures jusqu'à ce que la mort les rappelle [au Seigneur] ou qu'Allah leur donne un moyen.»

Pour les femmes qui forniquent, la peine est d'être emprisonnées jusqu'à la mort.

Une femme qui trompe son mari le fait avec un homme. Va-t-elle s'exhiber pour permettre à son mari d'avoir quatre témoins ?

Non, alors ces témoins seraient-ils des voyeurs ? De plus, quelle est la peine infligée à l'homme ?

 

s4 v28/24 :    « [Illicite pour vous est d'épouser] parmi les femmes, les dames (qui ont un mari) sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. (...) »

Un musulman peut épouser une femme esclave même si elle est déjà mariée !

 

s4 v46/43 : « (...) Si vous êtes malades ou en voyage, ou [si] l'un de vous vient du lieu secret (les cabinets d'aisance) ou si vous avez caressé vos femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, recourez à du bon sable et passez-vous en sur le visage et sur les mains ! Allah est indulgent et absoluteur.»

Le fait d'avoir touché à des femmes souille autant que de revenir du lieu d'où on fait ses besoins.

 

s24 v8 « Le tourment (de la lapidation) sera détourné de la [femme visée] , par la quadrupe attestation de celle-ci, au nom d'Allah, que [son accusateur] est certes parmi les menteurs.» 

 

s2 v230 « Si [l'époux] répudie [son épouse], elle n'est plus licite ensuite pour lui avant qu'elle ne se soit mariée à un époux autre que lui. Si celui-ci la répudie, nul grief à leur faire à tous deux s'ils reviennent ensemble, s'ils pensent appliquer les mois d'Allah. Il les explique à un peuple qui sait.»

 

s33 v4 « Allah n'a pas mis à [l]'homme deux coeurs en son sein. De vos épouses que vous répudiez par la formule "Sois pour moi comme le dos de ma  mère ! ", [Allah] n'a point fait vos mères. De vos enfants adoptifs, Il n'a point fait vos fils. Ce sont là vos dires [proférés] de votre bouche, [mais ils sont faux], Allah dit [seul] la vérité et Il dirige dans le Chemin

 

s66 v5 « Si le [Prophète] vous répudie, peut-être son Seigneur lui donnera-t-il, en échange, des épouses meilleures que vous, des Soumises [à Allah], des Croyantes faisant oraison, revenant [à Allah], dévotieuses, glorifiant le Seigneur, ou bien ayant été mariées [ou bien] vierges.»

 

Hadith de Boukhari 1 : 28.301; 2 : 161; 7 : 124 : Mahomet a dit : "J'ai vu l'enfer peuplé surtout de femmes."

 

Hadith de Boukhari 2 : 541: S'adressant à d'autres femmes, Mahomet leur dit : "Je n'ai vu personne aussi dépourvu que vous d'intelligence et de religion."

 

Hadith de Boukhari 3 : 826 : Mahomet interrogea quelques femmes : " Le témoignage d'une femme ne vaut-il pas la moitié de celui d'un homme ? "   Elles répondirent : "Oui". Il leur dit : "C'est en raison de la déficience intellectuelle de la femme."

 

Hadith de Boukhari 7 : 30 : Mahomet a dit : "La femme, la maison et le cheval sont de mauvaise augure."

 

Hadith de Boukhari 7 : 33 : Mahomet a dit : "Je n'ai laissé après moi aucune calamité plus préjudiciable aux hommes que les femmes."

 

 

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 Comment expliquer les versets précédents et arrondir les angles

 

 

 

 Extrait d'un forum : Le voile féminin expliqué par un musulman

 

Il protège contre le regard qui pourrait restreindre le corps à un objet de convoitise. Moyen de préserver la société de vices et du non respect de la dignité de l'être féminin, en méttant en évidence son corps, c'est ce que dit le Dr Amdouni qui considère qu'afin que les relations sociales soient bonnes, il faut qu'elles soient fondées sur les principes justes et, « que l'individu ne se sente agressé ni dans sa personnalité physique ni dans sa personnalité morale, pour que soit réalisée une société saine et unie

 

C'est pourquoi le Coran, accompagnera l'homme dans son éducation, pour lui faire éviter la convoitise et, demandera à la femme d'éviter la séduction.  La recommandation touche donc, l'homme en premier, qui serait entièrement responsable de toute convoitise, pour l'aider à maitriser ses penchants naturels.  

« Et dis aux croyants de baisser leurs regards et de conserver leur chasteté, cela est plus pur pour eux et, Dieu est savant de ce qu'ils accomplissent ».

Cette recommandation est à caractère pédagogique pour la recherche éternelle de sens.  Ainsi, le voile est un rituel de sens et non de normes qui touche tant l'homme que la femme.  

Il amène l'homme à percevoir l'expression de l'invisible, il est un élément d'asymétrie qui lance un regard vers l'infini au lieu de le centrer sur l'image.  Il permet à la femme d'imposer une estime de sa personne, une dignité citoyenne, pas pour le corps qu'elle détient mais pour l'être qu'elle est.  

C'est pourquoi le Coran continuera ce verset de façon spécifique aux femmes :

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards et de conserver leur chasteté, et qu'elle ne dévoile de leurs atouts que ce qu'il en est apparent, et qu'elle rabatte leur « khimar », foulard sur leurs poitrines.»  

 

Le khimar est littéralement ce qui couvre la tête, étymologiquement de khamara, couvrir ou enivrer l'esprit pour le vin, al khamr, le Coran est explicite quant au couvre chef.  En fait Dieu interpelle la femme, un être de droit, au même titre que l'homme,  afin de ne pas exhiber son corps avec provocation.  

Le sens apparent et premier semble être de permettre de ne pas éveiller la convoitise des hommes malades.

 

Le voile cache, il protège et la femme y recourt contre les regards vicieux et impudiques.  Cette politesse que recommande le Coran face à une société dépourvue de tout éthique et de manière d'être, s'applique à notre réalité qui, au nom de la liberté permet la libéralisation des moeurs.  

Le Dr Temsamani y verra un « moyen d'atténuer les tentations et d'exhorter la pudeur et la décence de ceux qui vivent en société ».

Il est un code moral de comportement sans être, pour autant, lié à une mode particulière, puisque la mode est lié à une culture et à un temps donné.  Il aide à discipliner le désir et, à soigner les cours des vicieux.  

Le Dr Amdouni donnera à cet habillement le signe d'une évidente émancipation, qui permet de considérer l'être de la femme plutôt que son corps.

Etant un outil de libération et pas de soumission, il permet à la femme qui le porte de se vêtir et non de se cloîtrer.  Le Coran ne dira rien sur les caractéristiques de ce voile qui, comportait déjà des nombreuses variantes locales du temps de la révélation.

Le Coran cherchera à protéger la femme qui était sous-estimée dans la péninsule arabique et, il lui fera part d'un outil, existant mais n'étant pas l'objet d'une restriction coranique, celui de se voiler afin d'acquérir une dimension esthétique, revêtir d'un geste de discrétion les attraits de charme.  

Il dira : « Et quant aux femmes qui atteignent la ménopause et n'entrevoit plus le mariage, aucun reproche contre elles de retirer leurs vêtements, sans exhiber leurs atouts.»  

Il lui demande, tout en ayant le droit de retirer le voile, de cacher les parures et les appâts corporels, emprunt d'érotisme.  Il lui permet, ainsi, «d'afficher sa propre moralité et ses propres valeurs ».  Cependant, Soheib Bencheikh émet un regard démissionnaire considérant que le seul sens du voile était de préserver la personnalité de la femme, ce qui est vrai, mais, là où le danger de perte d'identité surgit c'est quant il affirme : « Paradoxalement ce qui préserve aujourd'hui la personnalité et assure l'avenir de la jeune fille c'est l'école.  C'est en s'instruisant que la femme peut se défendre contre toute atteinte à sa féminité et à sa dignité.  Aujourd'hui, le voile de la musulmane en France, c'est l'école laïque, gratuite et obligatoire. »  

Cela supposerait que les épouses du prophète, sur lui la paix, étaient illettrées et que le « hijab » les a diminuées dans leur dignité de juristes et exégètes qu'étaient certaines d'entre elles.  Si le port du « foulard » devient un obstacle à l'intégration ou à l'insertion professionnelle et scolaire des jeunes femmes qui le portent, la réforme ne doit pas toucher l'être de la femme mais les institutions juridiques.  Lui demander de le retirer sur base d'une nécessité sans pour autant revendiquer un droit, reviendrait à considérer que ce voile maintien la femme dans une ignorance, vue les réalités historiques connues dans le monde musulman et, l'exclusion qu'a subie la jeune femme dans nos sociétés européennes. Lorsque la laïcité exclue une jeune fille à cause de son voile, elle ampute un être d'un droit le plus élémentaire, celui à l'instruction.  Ce combat là, d'avoir un droit à l'identité, Bencheikh ne le définit pas.  Cette manière de camoufler le sens de ce qui est religieux, au nom de l'émancipation, n'est qu'un regard subjectif, partiel et immature de la question.  Et, pourtant, il dira aussi : « Il est vrai que le Coran prescrit le voile pour la femme d'une manière claire et sans équivoque.»  

Rien, qu'au nom de la liberté de culte, alors, la femme devrait pouvoir se voir accorder respect et dignité avec son « hijab ».  Ainsi, nous avons vu que le « voile », n'est pas propre à l'Islam ; mais aux traditions spirituelles et sociales de l'Orient et de l'Occident gréco-romain.

 

Pourquoi devient-il gênant :

 

L'islam, dans son vécu, est soumis à l'historicité pour comprendre l'élan qu'offre le Coran dans ses enseignements, ses commandements ou recommandations.  Le texte est une lettre morte dans l'histoire mais dont les principes, le sens et la spiritualité sont universels et éternels.  Ainsi, le « khimar », « foulard », est bel et bien une recommandation coranique, mais ne fait nullement l'objet d'une contrainte.  Faut-il rappeler que le Coran ne cite aucune sanction pour la femme musulmane qui ne le porte pas.  Ceci ne va pas sans dire que la tradition prophétique a, quant à elle, spécifié la manière dont les femmes devront se tenir pudique et, a insisté vivement sur la décence.

 

Le sens que donne les jeunes femmes musulmanes qui le portent est significatif de leur aspiration à un regain de spiritualité et pas du tout de soumission à la volonté masculine du père, de l'époux ou du frère.  Il est pour certaines un signe distinctif de leur qualité de femme musulmane loin de l'obscurantisme et de l'oppression. La spiritualité est une recherche de la trace de Dieu dans le quotidien.  Elle est une réforme continue qui inspire l'ensemble du vécu, c'est pourquoi, le "foulard" n'est pas une prétention moralisante mais plutôt une esthétique de créativité divine en la femme.  

 

C'est au moment où le religieux disparaît de la scène publique que l'Europe redécouvre les voiles dans la cité et les écoles, comme si celui-ci était venu combler un vide religieux de nos sociétés laïcisées.  Pourtant, le voile n'est pas étranger à l'Europe où, l'Islam a vécu durant huit siècles en Andalousie ou encore en Sicile, ainsi qu'à Constantinople.  Plus tard, le voile sera connu du colonisateur européen, comme en Algérie où la loi 1905, n'interdisait pas de porter le voile dans l'école publique.

 

L'interdiction surgit-elle suite à la nostalgie du religieux ?  nos sociétés sécularisées ont, eu égard à l'histoire de l'Europe un contentieux avec le symbole religieux.  En principe, les signes confessionnels ne doivent pas tuer l'esprit de la laïcité.  Cette guérilla contre le « foulard » est révélatrice d'un malaise face à ce qui donne du sens et principalement lorsque celui ci est animé par une transcendance.  Le laïcisme dressant un obstacle, au port de signe religieux, n'est pas juridique mais idéologique[22].  Il y a un refus catégorique au nom d'un laïcisme intégriste, qui rejette le pluralisme et la diversité culturelle, quand celle-ci est porteuse de sens relatif à la présence du religieux, dans la cité.  

 

Dans nos sociétés laïcisées, européennes, l'esthétique féminin est perçu sous le prisme de la domination où, l'homme, individualiste, donne libre cours à ses instincts.  En Islam, tout est relation et ne peut se réduire au concept.  L'esthétique est, alors, une orientation profondément volontariste axée sur un changement radical de l'homme puisque le sacré investit le quotidien.  Tout acte y est nourri par le rappel de Dieu. Nos sociétés européennes opposent souvent la minijupe au tchador iranien ou niqab saoudien, ou encore au hayak maghrébin qui, tous les trois permettent malgré leur immoralité au regard de notre culture européenne, à la femme, de jouir de la liberté de l'anonymat.  Pourtant la minijupe est un signe de libéralisation des mours.  La porter n'est nullement indécent ou provocateur car l'usage du charme est un signe d'émancipation de la femme dans les sociétés modernes.  Pourquoi l'usage du tchador, du niqab ou du hayak ne serait-il pas alors toléré au nom de la pudeur qu'ils veulent laisser entrevoir, usage socialement accepté dans certaines cultures, comme signe d'émancipation et de dignité de la femme.  Le foulard n'est nullement une protection de la chevelure de la femme et, encore moins un moyen de soustraire son visage aux regards des hommes, c'est un comportement décent et modeste que veut l'islam en utilisant le vêtement comme moyen de parure et de piété.  Rappelons, à ce propos, le Coran  qui confirme : « Oh ! Enfants d'Adam, nous avons fait descendre sur vous un vêtement  qui couvre votre nudité et (un plumage), une parure et ; le vêtement de piété, voilà ce qui est meilleur,_ ».  Il est donc, comme le dit Hassan Tourabi « une obligation qui relève du niveau moral ».  Le « foulard » peut aspirer à être porteur d'une piété voilant la nudité morale, il n'en sera que la trace matérielle pour la femme.  Effectivement pour certaines jeunes femmes, il représente le vêtement de la pudeur.  Surtout lors du mariage, «il représente le voile de pudeur qui couvre la vie du couple et plus généralement de la famille ».  Le foulard est aussi porteur du sens d'une foi qui a sa source en la pudeur qui ne se limite pas à cacher la forme des atouts et d'éviter leur dévoilement, mais appelle perpétuellement à du sens.  Il n'est pas, alors, le signe d'une appartenance religieuse mais le signe d'une morale et d'un sens animé et nourri par le rappel de Dieu.  Il permet sur un plan social, que les femmes « soient connues sans être blâmées ».  Ceci manifeste une dimension sacrée de l'être de la femme.  Telle est la pudeur qui permet, d'acquérir une dignité.  Malek Chebel dira à ce propos : « (_)toutes les femmes arabes, par imitation, l'ont adopté comme le vêtement distinctif de leur pudeur (hichma ou hchouma) et de leur dignité (horma) ».

 

Ce qui anime le port du « foulard », c'est une spiritualité.  Les femmes qui le portent considèrent que le rite est un moyen d'accéder à cette splendeur et à cette piété.  C'est pourquoi, nous sommes étonnés lorsque au nom de la laïcité nos institutions questionnent le cheminement d'autrui.  Demandez aux filles de ne pas le porter revient à s'interroger avec Benkheira s'il l'on peut intégrer l'Islam lorsqu'on le vide de sa substance rituelle.  Elles ne le considèrent pas comme un repli identitaire mais, tel une attitude morale et une réaffirmation spirituelle.  La shari'a étant une lecture normative des textes scripturaires, ces femmes inscrivent cette pratique dans le cadre d'un regain de foi.  La foi est une action, c'est une logique de responsabilité, celle de proclamer le discernement, de pouvoir répondre à l'écho de l'élan originel.  C'est une aspiration au transcendant permettant de comprendre la norme, la règle et la loi.  A partir de là, cette pratique semble devenir un marqueur d'éthique contre les repères qui se perdent. La pratique, dynamisée par le texte, est le sens de l'affirmation et de la confirmation d'une intimité spirituelle, elle est la confirmation consciente et responsable d'un dispositif intérieur spirituel.  A savoir que porter une foi qui intègre tout un dispositif normatif tel le rituel du culte n'est nullement une anomalie.  Rappelons que le rite comme le disait Durkheim permet à la foi de s'éprouver et de se vivre. Donc, permettre la pratiquer est une démarche fondamentale de la dignité et de la responsabilité de l'être.  Le voile aide contre la distraction et à aspirer au transcendant, sans faire l'objet d'une contrainte.  Quant à celle qui hésite à le porter où qui a décidé de ne pas le porter, l'Islam nous enseigne à  respecter sa démarche, « Pas de contrainte en la voie, (en matière de religion) » et, de l'accompagner dans son cheminement.  Elle n'est nullement en manque de dignité et, n'est pas considérée comme un être dévalorisé.  Cependant, les juristes considèrent, selon les traditions prophétiques, qu'elle est en état de péché mais nul ne peut la juger.  Rappelons avec Leïla Babès que la non-observance n'est nullement un indicateur de non-croyance.

 

Le voile n'empêche-t-il pas la contribution des musulmanes à la société ? question que se pose notre société pour justifier son interdiction.  C'est suite à divers préjugés que la société dite démocratique et humaniste impose, à certaines femmes musulmanes, la discrimination à l'embauche ou encore à vivre dans la détresse de se voir refuser l'accès à l'instruction.  Ceci revient à pousser la fille voilée à l'angoisse et au désarroi.  Effectivement, la laïcité est persuadée qu'elle détient le monopole de la liberté et de la modernité, alors que la liberté de la femme musulmane c'est d'être, avec son foulard, une citoyenne active et responsable, tout en vivant son intimité avec Le Transcendant.  Nos institutions sont ainsi contre le dialogue et la pluralité.  Elles ne lient la loi qu'à travers le regard de sa vision de l'acceptable.  Une loi qui ne peut nullement imposer aux communautés une «intégration culturelle », puisqu'elle considère la diversité culturelle comme une richesse pour une citoyenneté active, à savoir une intégration socio-politico-économique, qui ne serait nullement le fait de confesser un nouveau credo idéologique mais tout simplement le respect de réglementation générale pour le bien fondé de la vie en commun.  Ceci étant, les plaintes des jeunes filles au tribunal, ne sont rien d'autre qu'une preuve d'intégration citoyenne, en vue d'obtenir justice.  C'est la preuve de l'implication d'une citoyenneté spirituelle, la revendication du droit à l'identité.  Nous ne concevons aucune concession, de la part des musulmanes, dans une société de droit prétendant sauvegarder la liberté de culte.  Car respecter le droit tout en appliquant une norme religieuse est totalement compatible.  Cependant, il faut interpeller nos Imam, comme c'est le cas avec le Maître Cheikh Hassan Ben Saddiq, qui sont les seules personnes à même de méditer la question sur un plan religieux avec les concernées.

 

Nous voulons, suite à ce malaise que vivent, aujourd'hui, des citoyennes musulmanes, interroger notre société sécularisée, afin de comprendre ses carences, ses oublis et ses ruptures.  Le défi est de pouvoir articuler une foi en inscrivant ses normes dans le code culturel de la modernité de nos sociétés européennes tout en élaborant une exégèse contemporaine rendant la foi accessible à l'état d'esprit de nos sociétés sécularisées.  C'est ce que note le Pr. Tariq Ramadan en confirmant que «des femmes aujourd'hui de plus en plus nombreuses, désirent participer à la construction d'une société nouvelle, mais ne veulent rien nier de leur fidélité à l'islam.  Elles défendent tout à la fois l'accès à la modernité et les principes de leur pratiques religieuses et culturelles ».  

Malheureusement la réalité est tout autre car, la femme musulmane « voilée » vit une forme d'exclusion, alimentée par les préjugés des médias, elle est qualifiée de femme rétrograde, intégriste et soumise.  En dépit de ce discours qui fonctionne sur le mode de dramatisation, il y a, fort heureusement, des voix de sagesse, qui opèrent dans le sens d'une lecture objective face aux amalgames caducs, à savoir, Islam/fanatisme/intégrisme.  Cependant, dans certains cas, nous remarquons que le voile engendre un isolat social et un repli identitaire dû à la dégradation que porte l'entourage, sur la femme à « foulard ».  Ce qui est une réaction normale et intelligible dans un cas pareil de discrimination d'une société qui a une représentation unique de ce qu'est la liberté.  

 

Le « foulard » est, pour bien des femmes, le symbole du combat contre la culture de l'image et de la philosophie du paraître.  Il permet de développer un réseau de résistance face à l'humiliation de la femme pour ses attraits physiques, il est un marqueur spirituel.  Il s'agit là, d'une dimension de l'abandon pour Dieu, habitée par le sacrifice du corps et de l'esprit.  Ainsi, il devient une quête vers la liberté et, se veut être la recherche d'une vibration affective faisant de l'être le porteur d'une forte charge de pureté symbolique.  C'est, en effet, via la matérialité de cette action, que la femme retrouve l'éternité de son être.

 

En ce sens, il ne signifie pas un enfermement de la femme quand il est porté librement, il exprime la volonté de la présence morale et de l'exigence sur le plan de l'activité sociale.  Il marque une limite de laquelle l'homme comprend que la femme - à-fortiori, celle qui est socialement active- est un être devant Dieu qui impose le respect de son intimité avant toute inclinaison à la séduction par son apparence.

 

Pour bien des filles, il signifie une appartenance religieuse et non politico-religieuse comme le laisse entendre certains politiciens, considèrent que les jeunes femmes sont manipulées par le prosélytisme religieux de certains conférenciers.  Voilà une fixation maladive de leur part sur la question de l'Islam et la crainte de voir le sens du sacré jaillir dans l'espace publique de nos sociétés sécularisées.

 

Le voile entre la loi et la voie :

 

La femme ayant été et étant encore opprimée par l'injustice des traditions et par le carcan du machisme, vit l'épouvante dans certaines sociétés musulmanes.  C'est le cas en Arabie Saoudite où les juristes la frappe d'une infériorité métaphysique, en Afghanistan où elle est enfermée dans le ghetto de la misogynie, en Iran où elle doit se conformer, par la contrainte, à des normes qui ne ressortent  nullement de l'enseignement coranique, au Maghreb où son statut précaire est investi de machisme, ainsi que dans d'autres pays où certaines pratiques abusives vont à l'encontre de l'esprit du Coran et, où, la dignité de la femme est bafouée au nom de traditions ancestrales.  Coincée entre oppression et discrimination, la pression fait qu'elle accepte la transgression car aucun espoir ne s'ouvre à elle.   N'oublions pas qu'en Turquie ou encore en Tunisie, des femmes se voient interdire, au nom d'un faux modernisme laïciste, le port du voile ou le choix de la vie traditionnelle, qui sont considérées comme des signes ostentatoires.  Pourtant, elles revendiques le port du foulard comme un choix de conscience dans le respect de leur traditions.  

 

Face à cette animosité des traditionalistes et des modernistes, nous appelons avec le Pr. Garaudy, à un mouvement féminin qui serait porteur d'une mutation fondamentale des rapports sociaux.  C'est dans ce sens que le foulard des jeunes femmes peut être considéré comme une manifestation d'intégration.  Ce mouvement aiderait à remettre les écrits dans leur contexte, à savoir avancer, se repenser, se déplacer mais toujours en fidélité avec sa personnalité et ses sources référantes.  Il serait la symbiose entre « Islam vécu et Islam construit", pour reprendre l'expression du Pr. Leïla Babès.  Le cadre référent de ces démarches est le modèle prophétique, qui marchait en fonction de la nécessité du temps et de la logique du lieu.  Il nous enseigne comment avoir, face au texte, une capacité d'écoute active et participative.  Les textes doivent être révisités en fonction de nouveaux besoins, de l'évolution des mentalités et des sociétés selon la culture ambiante.  En cas de situation confuse le Coran prescrit l'adaptation de la norme  au contexte.  

Le Dr Amdouni rappelle que "En cas de nécessité, l'islam permet à la femme de découvrir ce que normalement elle devait cacher par le hijab (...),  il s'agit d'une règle juridique qui permet en cas dans nécessité absolue, d'outrepasser l'interdiction légale".  Rappelons, pour exemples, que ce cas de contrainte, est vécu par des jeunes étudiantes dans certaines institutions scolaires ou encore sur le marché de l'emploi au quotidien.  La force créatrice est, pour le musulman, un élément dynamique rationnel, à savoir l'ijtihad, comme aime le faire comprendre Muhammad Iqbal, une approche textuelle et contextuelle qui anime à la fois, la pensée et le droit musulman.  "Le Coran ne se lit pas par les yeux des morts", dira-t-il.  L'ijtihad est devenu une condition nécessaire et suffisante pour la réforme intellectuelle, elle nécessite un réveil et une libération contre le taqlid, dogmatisme et obscurantisme qui revient à imiter le passé et répéter ses formules, sans en emprunter la méthodologie.  L'ijtihad est, donc, un effort intellectuel dans le cadre de circonstances fluctuantes.  

 

La shari'a est une tracée immuable de Dieu, une source d'épanouissement et d'accomplissement.  Elle est une voie normative comme la définit le Coran.  Elle permet aux hommes d'atteindre, dans des conditions historiques nouvelles, les objectifs éternels que nous enseigne les textes scripturaires.  Elle est le retour à la source, à laquelle on s'abreuve pour retrouver un dynamisme créateur qui donnera éternellement autorité au Coran et, développera une spontanéité : l'exégèse.  Ce qui permettra de tenir compte de l'environnement, du contexte général ; tout en déterminant l'émergence d'une nouvelle juridiction.  La shari'a est l'absolu du sens des valeurs et des finalités.  Elle n'est pas une règle rigide et contraignante.

 

Le fiqh, jurisprudence, est l'application de ces valeurs ; il est une perspective d'harmonisation entre les données traditionnelles et les conditions de vie moderne.  Autrement dit, le musulman devient un sujet agissant dans l'histoire et non seulement subissant celle-ci.  Le fiqh, est ainsi, une législation  qu'inspire la loi, à chaque lieu et époque, il est marqué par la psychologie et la culture de l'époque qui l'a élaboré.  C'est, comme le défini le Pr. Tariq Ramadan, "un mouvement dialectique et dynamique permanent entre les références et l'environnement".

 

Fin de l'extrait

 

Commentaires

« Il protège contre le regard qui pourrait restreindre le corps à un objet de convoitise. Moyen de préserver la société de vices et du non respect de la dignité de l'être féminin, en mettant en évidence son corps, c'est ce que dit le Dr Amdouni qui considère qu'afin que les relations sociales soient bonnes, il faut qu'elles soient fondées sur les principes justes et, « que l'individu ne se sente agressé ni dans sa personnalité physique ni dans sa personnalité morale, pour que soit réalisée une société saine et unie

C'est pourquoi le Coran, accompagnera l'homme dans son éducation, pour lui faire éviter la convoitise et, demandera à la femme d'éviter la séduction.  La recommandation touche donc, l'homme en premier, qui serait entièrement responsable de toute convoitise, pour l'aider à maitriser ses penchants naturels. »

 

Mais qui a créé la séduction, la convoitise, etc ... si ce n'est Allah lui-même ?

Sourate 42 versets 48/49 à 49 :  « A Allah appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu'il veut. Il donne des filles à qui Il veut ; Il donne des mâles à qui Il veut ou bien Il leur donne par couple mâles et filles ; Il fait stérile qui il veut. Il est omniscient, omnipotent.»

Une des conséquences de ceci : les mariages forcés et les mariages jouissifs ?

 

Ce texte démontre indirectement qu'Allah a créé un monde imparfait.

Cela veut dire aussi qu'Allah est capable de se tromper, donc qu'Allah n'est pas infaillible.

Il est plutôt raisonnable de penser que tout ceci n'est qu'une invention de Mahomet, obsédé sexuel et pédophile !

 

« Autrement dit, le musulman devient un sujet agissant dans l'histoire et non seulement subissant celle-ci.»

Cette phrase exprime le contraire des versets coraniques suivants, instaurant le fatalisme :

s57 v22 : « Nul coup du sort n'atteint la terre et vos personnes, qui ne soit [consigné] dans un Ecrit, avant que Nous (Allah) ne les ayons créés. Cela, pour Allah, est aisé.»

s3 v139/145 : « Il n'est à personne de mourir sinon avec la permission d'Allah. Ecrit fixé ! »

s54 v49 : « En vérité, toute chose, Nous (Allah) l'avons créée selon un décret

s87 v1à3 : « Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très Haut, qui créa et forma harmonieusement, qui décréta le destin et dirigea (...) »

s9 v51 : « Dis leur : "Nous ne serons atteints que par ce qu'Allah aura écrit, à notre endroit. Il est notre Maître. Que sur Allah s'appuient les Croyants ! "»

 

 

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Mahomet et les femmes, vu par les hadiths

 

 Extraits du site w ww.atheisme.org

Les compilations de hadiths de Bukhari, Muslim, Dawud et Malik, qui en comportent près de 20 000 et dont ceux-ci sont issus, peuvent être consultés, dans leur traduction en anglais, sur le site de l’Association des Étudiants Musulmans de l’Université de Californie du Sud :

w ww.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/hadithsunnah/

hadith [‘adit] n. masc. (mot arabe qui signifie «récit, communication».).

1. Narration rapportant les paroles et les actes du prophète Mahomet.

2. Ces récits et ces enseignements, transmis oralement par les Compagnons du Prophète avant d'être fixés par écrit, bien après sa mort, constituent la Tradition musulmane (la sunna). Les hadith sont, après le Coran, la deuxième grande source de la foi et de la loi de l'islam.

© Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2003

 

 Aisha dit : " Ô apôtre d’Allah ! Nous considérons le jihad comme la meilleure action."

Le Prophète dit : "  Le meilleur jihad pour les femmes est le pèlerinage."  

(récit d’Aisha, Bukhari XXVI 595)

 

“ L’apôtre d’Allah a dit : - Si un époux appelle sa femme dans son lit et qu’elle refuse et l’oblige à dormir en colère, les anges la maudiront jusqu’au matin. ”

(récit d’Abu Huraira, Bukhari LIV 460)

 

“ Le Prophète a maudit la femme qui fait des tatouages et qui est tatouée. ”

(récit d’Abu Juhaifa, Bukhari LXIII 259)

 

“ Une femme vint voir le Prophète et se présenta à lui (pour se marier). Il dit : " Je ne suis pas en manque de femmes ces temps-ci."

Alors un homme dit : "- Marie-la avec moi."

Le Prophète lui demanda : "- Que possèdes-tu ? "

Il répondit : "- Je n’ai rien."

Le Prophète dit : "- Donne-lui quelque chose, même une bague en fer."

Il dit : "- Je n’ai rien."

Le Prophète lui demanda : "- Quelle proportion du Coran connais-tu ? "

Il dit : " Beaucoup."

Le Prophète dit : "- Je la marie avec toi à cause de ce que tu connais du Coran."

(récit de Sahl, Bukhari LXII 72)

 

“ Le messager d’Allah a dit : "- Il n’est pas licite pour une femme qui croit en Allah et dans le dernier Jour de voyager plus d’un jour et une nuit sans un homme qui soit son tuteur."

(récit de Malik, Muwatta LIV 37)

 

“ Le messager d’Allah a dit :

- Je ne serre pas la main des femmes. Ma parole vaut pour cent femmes comme pour une femme. ”

(récit de Malik, Muwatta LV 2)

 

“ Le Prophète a dit : "- Une femme ne doit pas regarder ou toucher une autre femme pour la décrire à son époux comme s’il la regardait réellement."

(récit d’Abdullah ibn Masud, Bukhari LXII 167)

 

“ Le Prophète a dit : "- J’ai regardé le paradis et j’ai trouvé que les pauvres gens formaient la majorité des habitants; j’ai regardé en enfer et j’ai vu que la majorité des habitants étaient des femmes."

(récit d’Imran ibn Husain, Bukhari LIV 464)

 

“ Aisha disait : « Quand le verset "Elles tireront leurs voiles sur leurs cous et leurs poitrines" a été révélé, elles ont coupé leurs vêtements et ont couvert leurs visages avec les morceaux découpés.» ”

(récit de Safiya ibn Shaiba, Bukhari LX 282)

 

“ Le Prophète a dit : " Une nation qui se donne comme chef une femme ne connaîtra jamais la réussite."

(récit d’Abu Bakr, Bukhari LXXXVIII 219)

 

“ Ibn Umar rapporte qu’il avait divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. Umar en parla à l’apôtre d’Allah et il dit : " Reprends-là puis divorce quand elle sera pure ou enceinte."

(récit de ibn Umar, Muslim IX 3479)

 

“ L’apôtre d’Allah a dit :

"S’il y a un signe maléfique quelque part, c’est dans la femme, le cheval ou la maison."

(récit de Sahl ibn Sad Saidi, Bukhari LII 111)

 

“ L’apôtre d’Allah a dit : " Le mariage d’une femme qui se marie sans le consentement de ses tuteurs est nul."

(récit de Aisha, Dawud XI 2078)

 

“ Un homme est venu voir le Prophète et dit : "- J’ai trouvé une femme belle et de haut rang, mais elle ne donne pas naissance à des enfants. Dois-je me marier avec elle ? "

Il dit : "- Non."

Il revint le voir mais il le lui interdit à nouveau. Il vint une troisième fois et le Prophète dit : " Épouse des femmes qui sont aimantes et prolifiques, que je puisse submerger les autres peuples grâce à vous."

(récit de Ma’qil ibn Yasar, Dawud XI 2045)

 

Le Prophète a interdit qu’un homme marche entre deux femmes.”

(récit de Abdullah ibn Umar, Dawud XLI 5253)

 

“ Une fille ansari s’était mariée, elle était devenue malade, ses cheveux étaient tombés et elle avait l’intention de se mettre des faux cheveux. Ils ont demandé au Prophète, qui a dit : "- Allah a maudit la femme qui allonge artificiellement les cheveux et celle dont les cheveux sont allongés."

(récit d’Aisha, Bukhari LXXII 817)

 

“ Le messager d’Allah a dit : "Allah a maudit la femme qui met des faux cheveux et la femme qui demande à en avoir."

(récit de Asma, fille d’Abu Bakr, Muslim XXIV 5295)

 

“ L’apôtre d’Allah a dit : "- Nombreux sont les hommes à avoir atteint la perfection mais aucune femme n’a atteint ce degré à part Asia, femme de Pharaon, et Marie, fille d’Imran. Et sans aucun doute, la supériorité d’Aisha sur les autres femmes est comparable à celle du tharid sur les autres plats cuisinés.”

(récit d’Abu Musa, Bukhari LV 623 et 643; le tharid est un plat composé de pain et de viande)

 

“ J’ai demandé au Prophète : "Ô apôtre d’Allah, est-ce qu’on doit demander à la femme son consentement pour son mariage ? "

Il a dit : "Oui."

J’ai dit : "- Une vierge, si on le lui demande, reste timide et garde le silence."

Il a dit : "- Son silence marque son consentement."

(récit d’Aisha, Bukhari LXXXV 79)

 

“ Le messager d’Allah a dit : "- Je me suis installé devant la porte du feu de l’enfer et la majorité de ceux qui entraient étaient des femmes."

(récit de Usama ibn Zaid, Muslim XXXVI 6596)

 

“ Le messager d’Allah a dit : "- Parmi les habitants du paradis, les femmes formeront une minorité."

(récit de Imran ibn Husain, Muslim XXXVI 6600)

 

“ Le Prophète a dit : [...] Une vierge ne doit pas être donnée en mariage sans sa permission."

Les gens ont demandé : "- Ô apôtre d’Allah ! Comment peut-on savoir si elle a donné sa permission ? "

Il dit : "- Par son silence."

(récit d’Abu Huraira, Bukhari LXII 67)

 

“ Les choses qui annulent les prières ont été mentionnées devant moi. Ils disent : " La prière est annulée par les chiens, l’âne et la femme (s’ils passent devant les personnes en prière)."

Je dis : "- Vous nous considérez comme des chiens."

J’ai vu le Prophète prier alors que je me trouvais dans mon lit entre lui et la Qibla. Chaque fois que j’avais besoin de quelque chose, je m’esquivais, parce que je ne voulais pas lui faire face."

(récit d’Aisha, Bukhari IX 490)

 

“ Aucun d’entre vous ne devra fouetter sa femme comme il fouette un esclave et ensuite avoir des rapports sexuels avec elle dans le reste de la journée. ” (récit d’Abdullah ibn Zamra, Bukhari LXII 132)

 

“ Le Prophète a interdit que l’homme fasse ses ablutions avec l’eau laissée par une femme. ”

(récit de Hakam ibn Amr, Dawud I 82)

 

“ Le Prophète a dit : " Après moi, je n’ai pas laissé de calamité plus douloureuse pour les hommes que les femmes."

(récit de Usama ibn Zaid, Bukhari LXII 33)

 

“ Le Prophète a dit : "- Une femme doit se marier pour quatre raisons : sa santé, le rang de sa famille, sa beauté et sa religion. Donc épousez une femme pieuse, sinon, vous serez perdant."

(récit d’Abu Huraira, Bukhari LXII 27)

 

“ Quand je me suis marié, l’apôtre d’Allah est venu me voir et m’a dit : " Avec quelle genre de femme t’es-tu marié ? "

J’ai répondu : " Avec une matrone (une femme déjà un peu âgée et non vierge)."

Il a dit : " Pourquoi ? Tu n’as pas de goût pour les vierges et pour les caresses ? "

Jabir continue :

L’apôtre d’Allah a dit : " Pourquoi ne t’es-tu pas marié avec une jeune fille pour que tu puisses jouer avec elle et elle avec toi ? "

(récit de Jabir ibn Abdullah, Bukhari LXII 17)

 

“ Un jour, l’apôtre d’Allah est allé à Musalla pour la prière d’Al Fitr. Il est passé devant des femmes et a dit : "- Femmes ! Faites l’aumône parce que j’ai vu que la majorité des occupants du feu de l’enfer sont des femmes."

Elles demandèrent : " Pourquoi en est-il ainsi, ô apôtre d’Allah ? "

Il répondit : " Vous jurez fréquemment et vous êtes injustes envers vos maris. Je n’ai jamais rien vu de plus déficient en intelligence et en religion que vous. Un homme sensible et sensé pourrait être égaré par quelques-unes d’entre vous."

Les femmes demandèrent : " Ô apôtre d’Allah ! Qu’y a t-il de déficient dans notre intelligence et notre religion ? "

Il dit : " La preuve apportée par deux femmes n’est-elle pas équivalente à celle d’un seul homme ? "

Elles répondirent par l’affirmative.

Il dit : " C’est là qu’est le manque d’intelligence. N’est-il pas vrai qu’une femme ne peut ni prier ni jeûner pendant ses règles ? "

Les femmes répondirent par l’affirmative. Il dit : " Ceci est l’insuffisance en matière de religion."

(récit d’Abu Saïd al Khudri, Bukhari VI 301)

 

“ [Le Prophète a dit] : " Alors j’ai vu le feu (de l’enfer), je n’ai jamais rien vu de plus laid que ce que j’ai vu aujourd’hui, et j’ai vu que la plupart de ses habitants étaient des femmes."

Ils dirent : "Mais pourquoi, ô Messager d’Allah ? "

Il dit : " À cause de leur ingratitude."

Quelqu’un dit : " Sont-elles ingrates envers Allah ? "

Il dit : " Elles sont ingrates envers leurs époux et elles sont ingrates en ne montrant pas de bons comportements. Même si vous vous comportez bien avec l’une d’entre elles pendant toute votre vie et qu’à un moment elle vous voit faire quelque chose qui lui déplait, elle dira qu’elle n’a jamais rien vu de bon chez vous."

(récit de Yahya, Muwatta XII 2)

 

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  Sarkozy et le voile

 

Nourredine Aoussat a traduit l’intervention du Cheikh Sayeed Tantaoui d’Al-Azhar prononcée au cours de la visite du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, venu chercher le soutien d’une haute autorité religieuse de l’islam. Cependant le Cheikh Tantaoui qui n’est pas le « Pape » des musulmans a aussitôt été désavoué par les savants de l’Académie de recherches islamiques d’Al-Azhar, ainsi que par l’actuel et l’ancien Mufti d’Egypte, dont nous vous proposons de lire les réactions traduites également par notre collaborateur.

 

I. La traduction intégrale de l’intervention du Cheikh d’Al-Azhar

 

« La prestigieuse institution d’Al-Azhar souhaite la bienvenue à Monsieur le ministre de l’intérieur français. Elle souhaite aussi la bienvenue à la délégation qui vous accompagne. Je souhaiterais que vous transmettiez les salutations de cette prestigieuse institution d’Al-Azhar au Président Chirac ainsi qu’au peuple français.

 

J’ai l’honneur de porter à votre connaissance, Monsieur le ministre, quelques explications sur la chari’a :

 

La première explication est que la chari’a islamique est fondée sur le fait de donner à chaque ayant droit, son dû.

 

La deuxième explication, est que la question du voile, en ce qui concerne la femme musulmane, est une obligation divine.

 

Dans l'article précédent, concernant le port du voile, on lit ce texte en complet désaccord avec la phrase ci-dessus :  "Faut-il rappeler que le Coran ne cite aucune sanction pour la femme musulmane qui ne le porte pas.

 

Si jamais elle fait preuve de négligence quant à l’observation de cette prescription, Allah la jugera en lui demandant de rendre des comptes à ce sujet.

 

Aucun musulman qu’il soit gouverneur ou gouverné ne peut s’y opposer.

 

Nous ne permettons pas aux autres (lighayrina litt : « autres que nous ») d’intervenir dans nos affaires en tant que pays musulman. Cependant, si la femme musulmane réside ailleurs que dans un pays musulman, (comme la France par exemple), et que les responsables de ce pays, décident d’adopter des lois opposées au port du voile , c’est leur droit le plus absolu.

 

Je répète, c’est leur droit, et je ne peux m’y opposer en tant que musulman. Car ce ne sont pas des musulmans.

Dans ce contexte précis, lorsqu’une femme musulmane se conforme aux lois d’un pays non musulman, du point de vue de la chari’a islamique, elle se trouve dans le statut de personne contrainte.

Et le Saint Coran, qui est la référence de la Oumma (nation musulmane) dit à ses adeptes : « Allah vous a seulement interdit la bête morte, le sang, la viande de porc et tout animal sur lequel on aura invoqué un autre nom que Allah ». Dieu affirme : « Quiconque en consomme toutefois par ce qu’il est contraint (par nécessité), non par insolence non plus par transgression, nul pêché ne lui sera imputé. Allah est celui qui pardonne, Il est Miséricordieux » (sourate 2, verset 173)

 

Tout comme je ne permets pas à un non musulman d’intervenir dans mes affaires de musulman, je ne me permets pas également en tant que musulman d’intervenir dans des affaires non musulmanes ».

Fin de la déclaration du Cheikh d’Al Azhar.

 

Bel exemple de religiosité prétentieuse, tendant à convaincre qu'Allah est supérieuer à Dieu, à Yahvé, au Bouddha, à Lao Tseu, etc...

c'est-à-dire à un nombre extrèmement élevé d'êtres humains.

 

II Réactions aux propos du Cheikh Tantaoui

 

Avant de se lancer dans une quelconque interprétation des propos du Cheikh Tantaoui, ou de se perdre en conjectures quant à leurs conséquences, il convient de prendre connaissance de l’avis des ulémas d’Al-Azhar qui étaient présents à cette rencontre.

 

Etaient donc présents à cette rencontre des savants de l’Académie de recherches islamiques - qui est une des institutions d’Al-Azhar - le Docteur Sofi Abu Taleb, le Dr Abd Assabour Marzouq, le Dr Taha Abu karicha, le Dr Nasr Farid Ouassil, le Dr Mohammed Ra’fat Othmane, le Cheikh Ibrahim Alfayoumi, le Dr Ahmed Attayeb, le Conseiller Djamal Eddine Mahmoud, le Dr Mohammed Ibrahim Alfayoumi, et le Cheikh Fawzi Azzafzaf , ainsi que le Dr Ali Jumâa, Mufti d’Egypte.

 

A travers des déclarations effectuées aux journalistes au terme de la rencontre, nombre des savants présents ont fait part de leur déception vis-à-vis de la position exprimée par le Cheikh d’Al-Azhar qui accorderait à la France « le droit » d’interdire le port du voile à l’école. Ainsi, le Dr Abd Assabour Marzouq a affirmé : « que les membres de l’académie ont été surpris par la déclaration de Cheikh Al-Azhar. Il n’y pas eu d’accord préalable (entre le Cheikh et les membres de l’académie). Par conséquent le Cheikh d’Al- Azhar ne représente que sa propre personne. Quand le Cheikh d’Al- Azhar prétend que la France a le droit d’adopter une loi qui interdirait le port du voile., ces propos n’engagent que lui, et en aucun cas Al-Azhar »

Dr Abd Assabour Marzouq poursuit en soulignant que les membres de l’Académie n’ont pas souhaité exprimer leur réprobation des propos du Cheikh d’Al-Azhar au cours de la rencontre, uniquement « par respect de l’éthique du débat (adab al hiwâr). Il nous a été dit surtout qu’une rencontre était prévue entre nous et le ministre, mais qui n’a en fait jamais eu lieu. »

 

Quant au Dr Ali Jumâa, Mufti d’Egypte et membre de l’Académie de recherches islamiques, il a précisé de son côté : « Il n’y a aucun désaccord sur le fait que le voile est une obligation religieuse musulmane. Le voile qui n’est en aucun cas un signe, remplit une fonction bien stipulée dans le Coran et la Sunna. Le port du voile ne revêt pas de forme particulière. Il appartient donc à la femme de se voiler de la façon qui lui sied. ». Le Cheikh a également souligné que la plus grande preuve qui démontre que le voile n’est pas un signe religieux, est tout simplement le fait que la musulmane le porte même dans les pays musulmans.

 

Le Cheikh a insisté en précisant : « Ce projet de loi est contraire à l’esprit de la laïcité française. La France ne devrait pas porter atteinte aux principes de liberté auxquels elle croit, par l’instauration de nouvelles lois ».

 

Toujours selon le Mufti d’Egypte : « Certes, nous sommes d’accord avec le Cheikh d’Al-Azhar quand il affirme que nous n’avons pas à intervenir dans les affaires intérieures de la France en tant que pays non musulman. Cependant, on se doit de donner à nos frères français, un conseil : Le voile est une prescription obligatoire de la religion musulmane, et il n’y a aucun différend entre Al-Azhar et l’Académie de recherches islamiques et Dar-Al-Ifta (le Conseil jurisconsulte) sur cette question. On se doit aussi de préciser que la décision de la France est interprétée comme un refus de l’autre. Nous appelons tous ceux qui sont attachés à la démocratie et aux principes de liberté prônés par la révolution française, de veiller à leur respect. Ces principes concernent tous les citoyens y compris les citoyens français de confession musulmane »

 

Le Mufti d’Egypte considère quant à lui que : « la France n’a pas réussi à arracher un accord officiel d’Al-Azhar, qui soutiendrait sa décision d’interdire le voile. ».

 

Enfin, le Dr Nasr Farid Ouassil, ancien Mufti d’Egypte, a déclaré que : « Nous ne pouvons accepter que l’on présente le voile comme un signe religieux. Le voile n’est ni plus ni moins qu’une obligation. » Commentant les propos du Cheikh d’Al-Azhar, le Dr Nasr Farid Ouassil a noté que : « Si la France était amenée à contraindre les musulmanes à enlever leurs voiles, dans ce cas précis, l’islam reconnaîtrait alors le caractère contraignant de la situation. Il conviendrait donc d’en tenir compte. Cependant, nous devons rappeler à la France qui est un pays laïc, que la laïcité ne saurait être « oppressive » à l’endroit des religions. Sa décision d’interdire le port du voile est par conséquent contraire aux principes mêmes de laïcité. ».

 

Il est donc indéniable que l’ensemble des savants, membres des différentes institutions d’Al-Azhar, soutiennent que le port du voile est une prescription musulmane obligatoire.

 

Il n’est pas permis à la musulmane de négliger l’observation de cette prescription.

 

Cependant, dans le cas précis où une loi en dépit de tout, la contraint à enlever le voile, il lui est conseillé de ne pas prendre ce risque périlleux, et ce malgré sa détermination à observer cette prescription divine.

 

L’Islam démontre ainsi sa faculté d’adaptation en fonction de la situation, afin d’épargner à ses fidèles des désagréments réels.

Cela n’enlève rien toutefois au caractère « répressif » de cette future loi qui constitue une grave atteinte à la liberté religieuse.

En contraignant une citoyenne à enlever son voile, le législateur ne manquera pas d’occasionner des souffrances jusque dans son for intérieur. Une loi qui provoque de telles souffrances, est-elle une loi juste ?

 

Enseignant

L'intolérance religieuse islamique est démontrée dans ces propos.

 

 

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