La religion

 

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La religiosité

 

L'attrait pour la religion est souvent basé sur la peur de la mort et l'espérance en une vie meilleure, ceci venant des individus les plus faibles intellectuellement, et amenant souvent un esclavage mental et physique.

Les vraies religions apparaissent pour lutter contre la barbarie de certaines moeurs, pour atténuer la cruauté de certaines traditions, moeurs et traditions ayant cours dans certaines contrées à un certain moment de l'histoire.

 

Comme support religieux les livres saints ont pour but d'instaurer des règles de morale. 

 

Et enseigner le Bien, la Bonté, le Pardon n'est absolument pas une tâche aisée.

 

En effet, la barbarie a toujours existé sur cette terre, et les individus conscients se doivent d'éduquer les individus inconscients afin de faire progresser la Conscience collective, donc le Bien sur notre terre.

Ce genre d'éducation est souvent dévolu aux religieux.

 

Aussi les livres saints de ces religions devraient être des livres vivants, évolutifs, historiques, expliquant les raisons de certaines prises de position à différentes époques, et non pas des livres sclérosés dans les us et coutumes d'une époque reculée de notre histoire.

 

Circonstance aggravante, les livres saints présentent des versets contradictoires, certains versets prônant la bonté et d'autres prônant la cruauté, la supériorité de la race, de la religion, etc...

Ces versets haineux et racistes semblent être dus à une pollution par les hommes.

Des scripteurs s'autoproclamant exégètes, répondant à des groupes de pression du moment, soucieux de sauvegarder leurs intérêts ou simplement figés dans des traditions, ont ajouté leurs propres commentaires qui n'ont rien à voir avec le message fondateur.

 

C'est un problème qui frappe toutes les religions : plus le temps passe et plus le message fondateur initial est mal interprété, dévoyé, modifié et détourné en fonction d'intérêts particuliers, ceci amenant en réaction le désintérêt des fidèles, ou à l'inverse, déclenchant le fanatisme.

 

Fanatique : « Emporté par un zèle outré pour une religion, une opinion.»

Fanatisme : « Passion religieuse ou politique de celui qui croit détenir la vérité absolue.»

 

La religion se transforme en religiosité.

 

Religiosité : « Effet de la sensibilité sur l'attitude religieuse, conduisant à une vague religion personnelle. S'applique surtout aux individus fragiles intellectuellement.»

 

Mahatma Gandhi : « En vérité il y a autant de religions que d'individus sur cette terre.»

 

La religiosité enferme l'adepte dans un comportement figé et sclérosé, en ne se basant que sur les us et coutumes du passé, au faste des processions et des cérémonies destinées à impressionner l'imagination.

C'est l'obéissance aveugle aux dogmes et aux rites immuables et figés de la tradition, à l'interdiction de rechercher la vérité par soi-même, mais à croire aveuglément à celle enseignée par l'autorité religieuse.

 

La religiosité génère le formalisme, l'absence de liberté d'expression, le repli sur le clan, l'égoïsme et l'indifférence, le désintérêt ou le mépris sur les malheurs de ceux qui ne font pas partie du clan, de ceux qui pensent différemment.

C'est la prise de contrôle de la pensée des individus.

L'esprit critique relève de l'insubordination, il est interdit de penser par soi-même, ceci dans un but d'uniformisation de la pensée et du comportement des membres du clan.

Le fidèle ne doit pas chercher à comprendre mais se contenter de croire aveuglément à ce qui lui est inculqué "pour le salut de son âme".

 

Concernant la religiosité, la logique est complètement absente car remplacée par la fascination irréfléchie pour le faste et l'imaginaire.

 

Fascination : « Attrait irrésistible.»

 

Le temps passant, le but initial de la religion et sa compréhension première disparaissent petit à petit et il ne reste plus que des rites, des dogmes, des cérémonies, de l'apparat, la louange, l'adoration, la vénération, les offrandes, les sacrifices d'êtres vivants "pour plaire à Dieu-Allah" (massacre de moutons pendant l'Aït el Kebir, "fête" musulmane), des fêtes religieuses se manifestant plus par habitude que par conviction, et relevant plus du fétichisme que de la religion. Tout ceci sans chercher à comprendre le but réel de ces actions.

 

Fétichisme : « Vénération outrée, superstitieuse, pour quelque chose ou quelqu'un.»

 

Les religieux et les fidèles se mettent à adorer la personne qui a enseigné la religion. Ils lui vouent un culte ainsi qu'à sa famille, vénèrent l'endroit où il a vécu, copient les us et coutumes de son époque, lui dédient des statues et des monuments, mais oublient l'essentiel, c'est-à-dire mettre en pratique ses enseignements.

 

De ce fait, la crédulité et les dogmes empêchent la religion d'évoluer positivement, d'où une grande difficulté à enseigner sérieusement, par la suite, le message initial.

 

Les conséquences de la religiosité ressemblent aux effets d'une drogue. Cela devient un besoin irraisonné et rend certains individus agressifs envers ceux qui ne partagent pas leurs opinions.

 

C'est ainsi que naît l'intégrisme au sein d'une religion.

Intégrisme : « Disposition d'esprit de certains croyants qui, se réclamant de la tradition, se refusent à toute évolution. Les recommandations des textes religieux sont exécutés à la lettre, sans aucune réflexion préalable, cela conduisant à remettre en cours les us et coutumes qui existaient au moment de la création des écrits dits "sacrés".»

 

Jean Rostand : « A certaines toxines trop largement distribuées dans le public, il est nécessaire d'opposer les anticorps de la raison.»

 

Guy de Maupassant : « Toutes les religions sont stupides avec leur morale puérile et leurs promesses égoïstes, monstrueusement bêtes. La mort, seule, est certaine.»

 

Anatole France : « Les théologiens et les philosophes qui font de Dieu l'auteur de la nature et l'architecte de l'univers, nous le font paraître absurde et méchant. Ils le disent bon parce qu'ils le craignent, mais ils sont forcés de convenir qu'il agit d'une façon atroce. Ils lui prêtent une malignité rare, même chez l'homme.»

« Et c'est par là qu'ils le rendent adorable sur cette terre. Car notre misérable race ne vouerait pas un culte à des dieux justes et bienveillants. Sans le purgatoire et l'enfer, le bon Dieu ne serait qu'un pauvre sire.»  

 

André Comte-Sponville : « Une religion, qu'est-ce donc qu'une doctrine qui explique quelque chose que l'on ne comprend pas (l'existence de l'univers, de la vie, de la pensée...) par quelque chose que l'on comprend encore moins : Dieu.»

 

Sigmund Freud : « Les doctrines religieuses sont toutes des illusions, indémontrables, nul ne saurait être contraint de les tenir pour vraies, d'y croire. Quelques unes d'entre elles sont tellement invraisemblables, tellement en contradiction avec tout ce que notre expérience nous a péniblement appris de la réalité du monde, que l'on peut, tout en tenant compte des différences psychologiques, les comparer aux idées délirantes. On ne peut pas juger de la valeur de la réalité de la plupart d'entre elles. Tous comme elles sont indémontrables, elles sont irréfutables.»

 

La foi

 

Lettre de Paul aux Hébreux, 11 - 1 et 2 :

« La foi est le fondement de l'espérance, c'est une certitude au sujet de ce qu'on ne voit pas. C'est elle qui fait la gloire de nos aïeux. C'est la foi qui nous fait reconnaître que le monde a été formé par la parole de Dieu, le visible tirant ainsi son origine de l'invisible.»

 

La foi est donc la croyance en ce qui est enseigné par une personne, par une religion.

On peut distinguer deux sortes de fois antinomiques :

 

1) Celle qui provient d'une source sérieuse, d'un vrai prophète ou d'un vrai messie, et qui enseigne LA VERITE sur l'après-vie, sur le but de la vie sur cette terre, de ses aléas et des moyens de les surmonter.

 

2) Celle qui est erronée, car prêchée par des personnes qui ont mal compris les enseignements initiaux.

 

C'est cette deuxième catégorie qui est développée ci-dessous, et décrivant l'extrême difficulté d'avoir la bonne foi, celle imprégnée de la Vérité.

 

Selon les capacités de conviction des chefs religieux, selon leur compréhension et interprétation personnelle des textes dits "sacrés", les personnes sous leur emprise peuvent être facilement amenées à croire intensément en des choses inexactes, contraires à la vérité et la réalité.

Et ces personnes, souvent, sont persuadées d'être guidées ainsi vers un avenir meilleur qui les attendra "au paradis", au "Walhalla", etc... après leur mort.

 

L’individu borné intellectuellement manque de curiosité et son intellect se satisfait de peu de connaissances.

Il devient ainsi très dépendant de ce que disent les personnages de son entourage, et dans certaines communautés, ce qui vient principalement des religieux.

Il est aussi très dépendant de la crédulité.

 

Crédulité : « Trop grande facilité à croire, sans vérifier l‘exactitude des faits.»

Crédule :   « Qui croit trop facilement ce qu‘on lui dit.»

 

L'individu crédule accepte d'emblée un fait qui lui est enseigné sans aucune vérification de sa véracité, sans l'analyser, sans réfléchir.

 

En général, concernant la religion, il a ce qu’on appelle "la foi", c’est-à-dire qu’il croit sans comprendre.

 

Foi : « Attitude d'adhésion totale et de confiance absolue en Dieu, en un homme ou en une cause.

« Croyance en une divinité, adhésion à une religion ou une doctrine quelconque.»

« Assentiment, adhésion à un ordre de croyance élevé au rang de vérité ne relevant pas de l'expérience ou de la démonstration scientifique.    Fait de croire en Dieu, en un dogme.»

« Croyance fervente et non fondée sur des arguments rationnels.»

 

Dogme : « Thèse sans appel d'une doctrine religieuse, qui est proclamée comme une vérité intangible de la foi. Dans un sens général, un dogme ( du grec dogma, avis, opinion) est seulement l'affirmation d'un principe établi, d'une vérité enseignée comme une règle.

Philosophiquement, la notion de dogme repose sur une théorie de la connaissance: le dogmatisme. Celui-ci considère que la vérité est accessible à l'homme, grâce à ses sens et à sa raison. Pour les dogmatistes les plus extrémistes, la vérité ainsi découverte est indiscutable. Cette attitude, dite «dogmatique» a influencé le sens commun du mot dogme. Il est alors compris comme : une affirmation autoritaire et sans preuves.

Religieusement, et spécialement dans l'Église catholique, le dogme exprime une vérité à croire, définie et proclamée par l'autorité responsable.»

 

Jean Sendy : « Tout problème comportant davantage d'inconnues que de données est "indéterminé".»

« Il y a obscurantisme chaque fois qu'un dogme donne une valeur arbitraire à l'une des inconnues et prétend ainsi résoudre le problème posé.»

 

Obscurantisme : « Attitude d'opposition à l'instruction, à la raison et au progrès.»

« Système de ceux qui ne veulent pas voir l'instruction pénétrer dans la masse du peuple.»

 

Henri Laborit : « Ce n'est pas l'Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l'évolution. C'est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance.»

 

Mais aussi, quand des religieux, de bonne foi ou par intérêt, comprennent de travers des écrits dits "sacrés", ou les modifient à leur avantage, ou alors écrivent des phrases sans équivoque prônant le meurtre, l'esclavage, l'intolérance, etc... ( Ancien Testament et Coran ) cela ne peut que compliquer considérablement la tâche des enseignants des religions, supposés amener dans leur communauté la bonté, le bien, le pardon, la tolérance.

Un exemple : l'Ancien Testament déclare très sérieusement que Yahvé a institué les juifs "le peuple élu de Yahvé" et que Yahvé combat avec les juifs dans les guerres.  Cela déclenche énormément de questions. Juste une : Yahvé est donc raciste ?

 

Après "l'affaire Galilée", un archevêque avait recommandé jadis que l'Eglise continue à professer que c'était le soleil qui tournait autour de la terre "pour que les fidèles continuent à garder la foi en notre Très Sainte Mère l'Eglise".

 

Nietzsche :          « Quand on a la foi on peut se passer de la Vérité.»

Albert Camus :    « La foi soulève des montagnes d'absurdités.»

 

Henri Poincarré : « La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est au faits eux-mêmes ; parce que, pour elle se soumettre, ce serait cesser d'exister.»

 

José Saint Louis : « Une seule maxime peut expliquer la rigidité et l'intolérance des dogmes religieux : le premier jour, l'homme créa dieu à son image.»

 

Miguel de Unamuro : « Celui qui base ou croit baser sa conduite - interne ou externe, de sentiment ou d'action - sur un dogme ou un principe théorique qu'il estime indiscutable, court le risque de devenir un fanatique.»

 

François-Marie Arouet, dit Voltaire : « Redisons tous les jours à tous les hommes : "la morale est une, elle vient de Dieu ; les dogmes sont différents, ils viennent de nous.»

 

La foi est une conviction fondée, non sur l'évidence ou le raisonnement, mais sur le témoignage.

 

La foi est un processus d'endoctrinement de l'individu.

Dans l'immense majorité des cas cet individu ne choisit pas sa religion. Celle-ci lui est imposée dès son plus jeune âge par ses parents, son milieu, l'influence envahissante des religieux.

Ayant l'aval de ses parents, l'enfant ne peut que croire ce que lui enseigne les religieux. Il prend à la lettre les textes des livres dits "sacrés", malgré le nombre élevé de contradictions qu'on y rencontre, malgré les illogismes fantasmagoriques qu'ils contiennent.

 

Par exemple, on sait que la Bible et le Coran ne sont pas des sources adéquates de principes moraux. Pleine de contradictions, ces livres suggèrent tantôt qu'il faut honorer ses parents, tantôt au contraire qu'il faut les traiter avec mépris. Ils indique aussi que l'esclavage est moralement autorisé, qu'il est licite de vendre ses filles comme esclaves, de massacrer des populations au nom de Yahvé-Dieu-Allah, de lapider les femmes infidèles ( mais pas les hommes ), de couper la main des voleurs "pour les purifier", etc...

 

L'individu, dans son évolution vers l'adolescence, et lorsque son esprit critique apparaît, a tendance à rejeter ces contradictions à condition que ses possibilités de raisonnement et d'analyse puissent fonctionner normalement.

Souvent cependant, par paresse intellectuelle ou manque complet d'intellectualité, sa démarche est plutôt de défendre ce que sont intellect a emmagasiné dans sa jeunesse au lieu de rechercher la véracité de ce qui lui a été enseigné.

La croyance a pris le pas sur la connaissance.

 

Croire  : « Tenir pour vrai, sincère, possible ou probable.»

 

Mais qu'est-ce que la foi, sinon une croyance superstitieuse en quelque chose que l'on considère comme la VERITE VRAIE, que l'on ne comprend pas et qui a donc tendance à faire peur ?

 

Steven Weinberg : « Avec ou sans religion les gens biens se comportent bien et les gens mauvais peuvent faire le mal, mais pour que les gens biens fassent le mal, ils ont besoin de la religion.»

 

* Celui qui a la vraie foi, qui connaît La Vérité, qui croit et comprend, est un sage.

* Celui qui a la foi mais croit sans comprendre peut facilement se transformer en guerrier.

* Celui qui n'a  pas la foi est un athée qui est soit indifférent, soit moqueur, soit matérialiste, soit un personne sérieuse, pétrie de qualités.

 

 Il n'est pas nécessaire d'avoir la foi pour être un individu brave, serviable, bon, désintéressé.

 

Spinoza :     extrait de http://edelassus.free.fr/memoire/spinorelig/node11.html

« La raison est source de vérité, la foi est marquée du Sceau de la subjectivité et ne fait qu'exprimer sous une forme imagée un contenu qui, bien que contenant  une partie de vérité, reste obscur et confus.»

« La foi résulte de la conviction née de la révélation prophétique. La connaissance provient de la perception naturelle du vrai par la raison.»

« Il y a donc une nette distinction à établir entre la foi et la raison, entre la religion et la philosophie. Les premières concernant l'obéissance à la loi et les secondes concernant la recherche de la vérité.»

 « La religion sous sa forme superstitieuse ainsi que la religion exerçant une fonction plus positive sur le plan moral et politique sont des formes de croyances ou de foi reposant principalement sur l'imagination. La Religion-Superstition serait un délire de l'imagination s'opposant à la raison, tandis que la religion morale serait une manière plus accessible au plus grand nombre de comprendre et de se conformer aux enseignements moraux que la raison est en mesure de justifier et d'expliquer.»

« Les hommes cèdent à la superstition aussi longtemps seulement que dure leur frayeur ( en ce qu'ils craignent et ne comprennent pas ) ; le culte auquel les entraîne une vénération illusoire ne s'adresse qu'à quelque délire né de leur humeur triste et craintive. (...) »

« Du fait que la superstition est causée par les craintes ( et non par quelque idée confuse de la divinité se faisant jour chez les mortels ) nous constaterons que tous les hommes y sont naturellement enclins.»

 

Ambrose Bierce : « Foi : croyance sans preuve dans ce qui est affirmé par quelqu'un qui parle sans savoir, ou qui pense sans comparer.»

 

André Frossard : « Qu'est-ce que la foi ? Ce qui permet à l'intelligence de vivre au-dessus de ses moyens.»

 

Paul Jury : « La foi se communique par l'affirmation, le coup de gueule. C'est parce qu'on a beaucoup entendu affirmer que l'on a attrapé la foi. La raison y fait peu de choses. Répétez, répétez, il en restera toujours quelque chose.»

 

Ernest Renan : « La foi sera toujours en raison inverse de la vigueur de l'esprit et de la culture intellectuelle. Elle est là, derrière l'humanité, attendant ses moments de défaillance pour la recevoir dans ses bras et prétendre ensuite que c'est l'humanité qui s'est donnée à elle.»

 

François Cavanna : « Une religion n'a pas forcément besoin d'un dieu. La foi suffit, et aussi le dogme. »

 

Denis Diderot : « Si la raison est un don du Ciel et que l'on en puisse dire autant de la foi, le Ciel nous a fait deux présents incompatibles et contradictoires.»

 

André Gide : « La foi comporte un certain aveuglement où se complaît l'âme croyante ; quand elle échappe aux entraves de la raison, il lui semble qu'elle bat son plein. Elle n'est que dévergondée.»

 

Voltaire : « Qu'est-ce que la foi ? C'est de croire ce qui paraît évident ? Non, il m'est évident qu'il y a un Etre nécessaire, éternel, suprême intelligent, ce n'est pas là de la foi, c'est de la raison.»

« Je n'ai aucun mérite à penser que cet Etre éternel, infini, que je connais comme la vertu, la bonté même, veut que je sois bon et vertueux.»

« La foi consiste à croire, non ce qui semble vrai, mais ce qui semble faux à notre entendement.»

 

 

Le bigotisme

 

Bigot : « D‘une dévotion excessive et bornée à une religion.»

Borné : « Dont les facultés intellectuelles sont limitées, étroitesse d‘esprit.»

 

Ce genre de comportement décrit le personnage persuadé d'avoir raison sur les autres, parce qu’il pense détenir La Vérité, de manière innée.

 

L'individu borné est capable de défendre un point de vue invraisemblable, irréaliste, parce qu'il a la foi en ce point de vue, et cela même s'il lui est démontré que ce point de vue n'est pas correct.

 

Pour lui sa compréhension personnelle de la vérité ne peut être que LA VERITE.

Cet individu est au stade de la certitude alors que le chercheur de vérité sincère n'est qu'au stade des hypothèses. 

 

Dans les discussions, quelles qu’elles soient, ce personnage répète constamment la même chose, comme un perroquet, c’est-à-dire qu’il répète les mots et les idées exprimées par la personne qui l’a le plus convaincu.

 

S'il est confronté  à des personnes ne pensant pas comme lui, soit il ignore purement et simplement ce qu’on lui dit, ce qu’on lui démontre, pour répéter à nouveau ce qu’il a déjà dit cent fois, soit il insulte ses interlocuteurs.

Il élude systématiquement les questions embarrassantes.

 

Chez certains bigots, la critique et la moquerie étant dus :       

- à leur incapacité d'accepter qu'il y ait d'autres points de vues que les leurs sur un sujet,       

- à leur conviction que leur compréhension d'un sujet exprime automatiquement la Vérité sur ce sujet,       

- à leur incapacité à remonter en amont afin de rechercher les causes de certains effets,       

- à leurs difficultés pour étudier les textes qui leur sont proposés,       

- à leur impossibilité d'accepter de changer leurs points de vue après réflexion. 

 

Il croit que le fait de participer uniquement à des rituels, des pèlerinages, des processions, suffiront pour lui permettre de mériter le paradis, mais il oublie d'effectuer les actes véritablement bénéfiques au salut de son âme.

 

Certains bigots, adeptes de la religiosité, en arrivent même à effectuer des actes que condamne fermement leur religion, à faire le mal et même, dans certains cas, à tuer leurs opposants, en croyant sincèrement servir et défendre cette religion.

 

Lao Tseu : « On ne donne pas bonne conscience uniquement en brûlant de l'encens et en vénérant des statues, encore faut-il des actes justes et des bonnes actions

 

Le Bien et le Mal, Cosmogonie d’Urantia :

« La personne spirituellement aveugle qui suit logiquement les prescriptions scientifiques, les usages sociaux et les dogmes religieux se trouve en grand danger de sacrifier son indépendance morale et de perdre sa liberté spirituelle. Une telle âme est destinée à devenir un perroquet intellectuel, un automate social et l'esclave de l'autorité religieuse. »

 

Jean Meslier : « L'homme, aveuglé par les préjugés religieux, est dans l'impossibilité de connaître sa propre nature, de cultiver sa raison, de faire des expériences ; il craint la vérité dès qu'elle ne s'accorde pas avec ses opinions. Tout concours à rendre les peuples dévots ; mais tout s'oppose à ce qu'ils soient humains, raisonnables, vertueux. La religion ne semble avoir pour objet que de rétrécir le coeur et l'esprit des hommes.»

 

Le Bouddha :   « Ne vous laissez pas impressionner par le poids des traditions, même honorées en de nombreux lieux et par plusieurs générations.»

« Ne croyez pas quelque chose parce que beaucoup de gens en parlent.»

« Ne vous en remettez pas à l'autorité des sages d'autrefois.»

« N'accordez pas foi à votre imagination en croyant qu'un Dieu vous a inspiré.»

« Ne croyez rien qui dépende uniquement de votre maître ou des prêtres.»

« Ne croyez, après examen, que ce que vous avez vous-même mis à l'épreuve et trouvé juste et bon.»

 

Francis Bacon :   « Lis, non pour contredire ou réfuter, ni pour croire ou admettre, mais pour peser le pour et le contre et réfléchir.»

 

 

Suffisance des autorités religieuses 

 

Dès qu'il y a hiérarchie religieuse, il y a compétition entre les différents protagonistes de cette hiérarchie.

Le plus fort, le plus rusé, le plus convainquant, le plus ambitieux l'emporte souvent sur le plus faible, le plus sincère, le plus sérieux.

 

Et certains chefs religieux ont tendance à oeuvrer pour supprimer par tous les moyens ceux qui ne partagent pas leurs dogmes, leurs dires, leurs croyances, leur vision du monde et de la science.

 

Le catholicisme a inventé "la Très Sainte Inquisition" dans ce but.

L'islam a inventé "les fatwas" dans le même but.

 

La haute hiérarchie d'une religion n'est pas à l'abri d'une certaine ambition, d'un désir immodéré de gloire et d'honneurs, provenant d'une partie de ses membres, ceci sous l'impulsion de sentiments bien humains tels que :

* L'arrogance, car se croyant supérieur aux autres, de par son rang,

* La vanité, le désir de briller, de chercher à paraître,

* La tyrannie ou le besoin inné d'autoritarisme, d'imposer ses vues par la force,

* Le despotisme ou inclinaison à vouloir dominer ceux qui environnent,

* L'intolérance, la haine ressentie contre ceux qui diffèrent d'opinion et de croyances,

* L'orgueil ou l'estime excessive de soi-même,

* La prétention ou attitude fondée sur une idée vaniteuse de sa propre personne.

 

La conséquence de ceci étant l'apparition du carriérisme, de l'arrivisme personnel, au détriment du message initial de la religion.

 

La religiosité, gangrène des Églises de M. d'Astier de la Vigerie : 

« Dieu nous montre les dangers qui guettent ceux qui ont obtenu dans son Église de trôner , et sur lesquels Satan s'acharne avec une considération toute spéciale, en leur tendant trois pièges : le sentiment d'être indispensables, le goût du pouvoir et la certitude d'être inamovible. »

 

André Gide, Journal : « C'est au nom de Dieu qu'on se battra. Et comment en serait-il autrement du moment que chaque religion prétend au monopole de la vérité révélée ? Car il ne s'agit plus ici de morale, mais de révélation. C'est ainsi que les religions, chacune prétendant unir tous les hommes, les divisent. La raison est commune à tous les hommes et s'oppose à la religion, aux religions.»

 

 

 Dérives des religions

 

Au départ, la religion a pour but de transformer les gens mauvais en gens bons par un enseignement et des règles de conduite appropriées et souvent contraignantes.

Mais pour cela la religion a besoin de religieux.

Et ces religieux ne sont que des hommes, avec tout leurs défauts, leur prétention, leurs ambitions, leurs croyances, leurs interprétations différentes des textes dits "sacrés", leurs certitudes de détenir "La Vérité divine".

  

Et quand des religieux ont un niveau de conscience limité, ils ont tendance à partir du principe que "la parole de Dieu", telle qu'inscrite dans les "Livres Saints", ne peut être qu'infaillible.

Ils prennent les écrits littéralement, malgré toutes les contradictions et même les horreurs que l'on peut trouver dans certains d'entre eux.

Sous leur impulsion, la religion devient une tradition stérile, une stagnation, la montée en puissance de la superstition, de la crédulité, du despotisme, du fanatisme et des guerres, du faste et de l'apparat.

 

Superstition : « Déviation du sentiment religieux, fondée sur la crainte ou l'ignorance, par laquelle on est porté à se créer des obligations fausses, à craindre des choses qui ne doivent pas l'être, ou à placer sa confiance dans des individus ou des doctrines qui ne le méritent pas . »  

 

Le pouvoir de la superstition est la plus grande force qui existe au monde, et plus le niveau d'éducation d'un peuple est bas,plus son besoin de religiosité superstitieuse est élevé .  

 

La superstition génère l'obscurantisme et la crédulité.

 

Spinoza, Traité des autorités théologiques et politiques :

« Si les hommes avaient le pouvoir d'organiser les circonstances de leur vie au gré de leurs intentions, ou si le hasard leur était toujours favorable, ils ne seraient pas en proie à la superstition.»

 

Soren Aabye Kierkegaard, philosophe danois :

Il accuse les pasteurs d'être les "faussaires de la chrétienté" qui ont fait main basse sur le divin, qu'ils affirment détenir.

Il qualifie l'Eglise officielle "d'entreprise lucrative de transport vers l'éternité, qui n'évite le discrédit que parce que l'on est sans nouvelles des voyageurs."

A ses yeux, il n'existe que des individus créés par Dieu, et qui sont seuls face à leur Créateur, comme le relatif face à l'Absolu, dans une dépendance intemporelle. Une telle existence ne peu être vécue que dans la passion, au sens chrétien du terme.

 

Jean Meslier : « Mourir pour une religion ne prouve pas qu'une religion soit véritable ou divine ; cela prouve tout au plus qu'on la suppose telle. Un enthousiasme, en mourant, ne prouve rien sinon que le fanatisme religieux est souvent plus fort que l'amour pour la vie.»

 

 

La tradition

 

Tradition : « Transmission orale de doctrines, de légendes, de coutumes, de récits vrais ou faux, faite de bouche à bouche et pendant un long espace de temps. Façon d'agir, de parler, de penser, qui se transmet durant un long espace de temps, de génération en génération.

Transmission orale ou écrite des faits ou des doctrines qui concernent la religion.

La théologie et l'histoire religieuse désignent par le mot tradition les vérités ou les institutions transmises dès l'origine à l'Eglise autrement que par les livres canoniques. Par rapport à son origine, elle peut être divine, apostolique ou ecclésiastique. La tradition est une source de croyance catholique. Il faut pour qu'elle ait la même certitude et la même force obligatoire que les Evangiles, qu'elle soit universelle, unanime, constante, et qu'elle se rapporte directement à la foi ou à la morale.»

« Manière d'agir ou de penser transmise de génération en génération. Ensemble de vérités de foi qui ne sont pas contenues directement dans la révélation écrite, mais fondées sur l'enseignement constant et les institutions d'une religion.»

 

La tradition sclérose un peuple, l'empêche d'évoluer, le rend stérile et rapidement inadapté à son environnement. C'est un fait.

 

 Dans la religion musulmane, il est conseillé de ne rien changer au texte initial du Coran, mais de compléter celui-ci par des hadiths ( compréhension personnelle des versets par certains dignitaires religieux ), lesquels sont différents suivant la compréhension des différentes personnes qui les rédigent, créant ainsi des courants de pensée différents.

Exactement comme les compréhensions différentes des enseignements de Jésus dans le Nouveau Testament ont créé différentes églises chrétiennes se faisant concurrence et même la guerre.

 

Supposons un individu sans aucune connaissance de l'islam, qui lit le Coran pour la première fois et dont les yeux tombent sur les versets incitant à la guerre, au massacre des "infidèles" ( la djihad ), la lapidation des femmes infidèles, couper la main des voleurs, etc...

Il sera tenté de croire, sans arrière-pensée, qu'Allah est cruel et sadique, bref qu'Allah est un tyran et un raciste.

 

Beaucoup plus grave pour la survie de l'Islam, des musulmans sans instruction et surtout sans conscience, se servent de ces versets en les prenant à la lettre pour commettre des massacres.

Ceci est, pour eux, une preuve de fidélité à l'Islam. Ils ont ainsi la conscience tranquille.

 

Dans les pays musulmans pauvres ou despotiques, le besoin de croire en un monde meilleur fait que les mosquées sont pleines, et que dans certaines d'entre elles on prêche indirectement et habilement la guerre, la haine, le meurtre des non musulmans.

 

En conséquence donc, et indirectement, le Coran a engendré la barbarie, l'intolérance, la tyrannie, le terrorisme, le fanatisme des "fous de dieu", la djihad, les bombes humaines aboutissant au massacre d'innocents.

 

Le Coran est comme la Bible : en sélectionnant certains versets, il est possible de démontrer tout et son contraire.

Comment voulez-vous que les gens instruits prennent au sérieux ces enseignements ?

 

Comment prendre au sérieux une religion qui prône encore maintenant, dans son livre saint, la lapidation des femmes ayant un enfant en dehors du mariage, qui prône de couper la main des voleurs, puisque "c'est la volonté d'Allah", donc d'un Allah cruel et barbare, mais que l'on présente systématiquement comme "bon et miséricordieux".

Quel manque de logique !

 

Il serait hautement souhaitable que le Coran soit plutôt capable d'expliquer le pourquoi des erreurs commises par les humains, leurs causes, comment y remédier, et surtout les pardonner : cela s'appelle "sauver une âme".

 

Toutes les religions devraient actualiser leurs textes sacrés en tenant compte du niveau d'intelligence de l'époque.

En complément, des livres d'histoire pourraient être écrits afin d'expliquer le cheminement des croyances et l'explication des raisons ayant entraîné des changements.

  

 

L'irréalisme 

 

Plus un pays est peuplé par des illettrés, plus il est pauvre.

Plus un pays est pauvre et plus ses habitants ont besoin de croire en une divinité.

Plus ils croient en une divinité et plus ils deviennent fanatiques.

Plus ils sont fanatiques et plus ils croient avoir raison, détenir la vérité.

 

Quand l'irréalisme et la superstition dominent, les crédules et les bigots superstitieux tombent en extase en lisant les livres saints et on en arrive à des textes dithyrambiques dans le genre de :

 

« AUGUSTIN : Aurelius Augustinus est un des monuments de la littérature latine chrétienne. Né en Numidie ( Algérie) de famille berbère, en cette Afrique du Nord depuis longtemps latinisée, Augustin se convertit au christianisme, devient évêque. De son oeuvre littéraire extrêmement foisonnante, deux titres émergent : Les Confessions, introspection remarquable par sa profondeur et sa sincérité, et La Cité de Dieu, qui affirme la fragilité des civilisations et la vocation surnaturelle de l'humanité. »

 

IV.4. Qu'êtes-vous donc, mon Dieu ?

Qu'êtes-vous, je le demande, sinon le Seigneur Dieu ?

En effet, qui est seigneur, excepté le Seigneur ?

Ou qui est dieu, excepté notre Dieu ?

Ô très haut, très bon, très puissant, très omnipotent, très miséricordieux et très juste, très secret et très présent, très beau et très fort; stable et pourtant insaisissable, immuable mais faisant évoluer toutes choses; jamais nouveau, jamais ancien, mais renouvelant toutes choses; conduisant les orgueilleux vers la vieillesse à leur insu; toujours en action, toujours en repos; cueillant et pourtant sans besoin; portant et emplissant et protégeant; créant et nourrissant et parachevant; cherchant alors que rien ne vous manque : vous aimez et pourtant vous ne brûlez pas; vous êtes jaloux et pourtant vous êtes paisible; vous vous repentez et pourtant vous ne souffrez pas; vous entrez en colère et pourtant vous restez serein; vous transformez vos oeuvres et pourtant vous ne transformez pas votre projet.

http://remacle.org/bloodwolf/liege1/Vaosd/vaosd6.htm

 

Nous sommes ici en plein délire psychique et mystique et les psychanalystes doivent se délecter en étudiant de tels textes.  

Ce genre de comportement dérive de l'irréalisme, de la crédulité et de la superstition.

 

Délire : « Trouble psychique caractérisé par la persistance d'idées en opposition manifeste avec la réalité ou le bon sens et entraînant la conviction du sujet.»

Psychique : « Qui concerne la vie mentale, les états de conscience.»

Mystique : « Qui concerne les mystères de la religion.»

 

Voltaire Dictionnaire philosophique 1764 : « Les religions ne sont jamais si bien comprises que par ceux qui ont perdu leur capacité de raisonnement.»

 

Un philosophe a dit « "Jésus est venu nous montrer la direction à suivre et les hommes ont gardé les yeux fixés sur son doigt."

Médite cette phrase : ce n'est pas le messager qui compte mais la personne qui envoie le message, et le message lui-même.»

 

 

Exemples de religiosité

 

Exemple 1 :

Certaine personnes occidentales, déçues par la religion de leurs parents, ou alors n'y ayant rien compris, se tournent vers la religion actuelle qui fait le plus parler d'elle, c'est-à-dire l'islam.

Et si les textes sacrés de cette religion profèrent des propos fanatiques et belliqueux, alors ces propos deviennent souvent paroles d'évangile pour eux.

 

Ils se cramponnent à cette nouvelle religion car ils ont peur de s’être trompés.

Ils veulent se rassurer, être certains d’avoir raison, d’avoir fait le bon choix, et ont tendance à trop en faire dans leur nouvelle religion.

 

Malgré des faits barbares, accablants et quotidiens venant de leurs condisciples, ils préfèrent les ignorer et sombrer dans l'angélisme afin de se tranquilliser l'esprit.

 

Concernant l'islam, par exemple, ils ne voient qu'un islam très modéré, à vocation planétaire, bienfaisant, généreux, équitable pour tous, protégeant la femme et l'orphelin, ne voulant que le bonheur de l'humanité.

Pour cela ils nient les réalités, se voilent la face devant elles.

 

 Exemple, extrait d'un forum et venant d'un français de souche converti à l'islam :

« Il est indéniable que l'exégése coranique est depuis trop longtemps en panne au point que le dogme écrase la spiritualité et que la lettre tue l'esprit.   Je le déplore.

Sachez toutefois que l'Islam impose le pardon comme largement préférable à la vengeance.

Sachez aussi que la mystique musulmane, à savoir le soufisme a beaucoup travaillé et réfléchi sur le sens des verset dans une lecture spirituelle.

La révélation coranique, née dans une contrée et à une époque ou sévissait la barbarie dans les moeurs a été une avancée merveilleuse pour l'égalité des humains, des sexes, des droits et des devoirs.

Certaines pratiques (mise à mort, lapidation, polygamie, etc....) furent soumises à des conditions tellement draconiennes qu'elles devinrent dans les faits inapplicables.

C'est cet esprit de tolérance sur l'époque qu'il faut garder et l'adapter à aujourd'hui.

Cela, beaucoup de musulmans l'ont oublié et passent outre les conditions draconiennes pour se relivrer à des barbaries.»

« Lire le Coran et les hadiths ne garantit en rien leur compréhension si à côté de cela on n'a pas une démarche de compréhension historique, linguistique et théologique.

 Celui qui lit sans accompagnement préalable avec en plus dès le départ un préjugé de société ne verra point au delà du dogme et n'entrapercevra jamais ne serait ce qu'un petit bout de la spiritualité qui est derrière.

La critique des versets n'apporte rien, c'est l'interprétation faite par les gens qui pose problème.

Le Coran possède plusieurs niveaux de lecture et comme tout ce qui provient de Dieu la lumière n'en vient qu'à ceux qui lui ouvrent leur coeur.»

 

Ceci est un voeu pieux, très bien exprimé, mais quand on lit certains versets du Coran, versets toujours d'actualité, il est difficile, sinon impossible de prendre cette religion comme ayant tous les attributs cités plus haut, et "entrapercevoir le petit bout de spiritualité qui est derrière".  

 

Voir ces versets dans   Le Coran, extraits.

 

Il est vrai que chez certains musulmans, les soufis principalement, la cruauté est bannie au profit de la bonté et de la tolérance.

C'est cet aspect positif de l'islam, malheureusement trop minoritaire, qui demande à être développé et enseigné, ceci pour que cette religion soit vraiment prise au sérieux et puisse survivre. 

 

Exemple 2 :

Chez les catholiques, un hérétique ( ou infidèle ) est une personne qui ne se plie pas aux dogmes de l'Eglise vaticane. Chez les musulmans, un infidèle, encore appelé mécréant, est une personne qui n'a pas de religion ou alors qui pratique une religion autre que l'islam.

 

Hérésie : « Opinion ou usage en contradiction avec les manières de penser ou de se comporter du plus grand nombre. Les théologiens définissent l'hérésie comme une erreur volontaire et opiniâtre, opposée à un dogme révélé et enseigné comme tel par l'Eglise catholique.»

 

Mécréant : « Qui n'a pas la vraie foi. Infidèle, impie.»

 

Laissons la conclusion à Ambrose Bierce, Le dictionnaire du Diable :

« Infidèle : A new York, qui ne croit pas à la religion chrétienne. A Constantinople, qui y croit.»

 

Exemple 3 :

Le Coran autorise chaque musulman à épouser quatre femmes.

La population mondiale est composée de 50 % d'hommes et de 50 % de femmes.

Si les habitants de la planète étaient tous musulmans, et que chaque homme épouse quatre femmes, alors 75 % des hommes seraient condamnés au célibat forcé par manque de femmes.

Les musulmans répondent que ceci a été introduit par Mahomet dans le Coran car beaucoup d'hommes mourraient pendant les guerres de conquête de l'islam, et que cette mesure permettait aux veuves d'avoir un mari.

Ils répondent aussi que des Hadiths ( interprétations du Coran par les religieux ) très contraignants ont été émis pour contrecarrer de nos jours cette recommandation du Coran.

Il y a donc contradiction entre la recommandation du Coran et les Hadiths. Aussi, actuellement, certains musulmans respectent la recommandation du Coran et prennent jusqu'à quatre femmes, d'autres respectent les Hadiths et n'en prennent qu'une.

 

Exemple 4 :

Coran Sourate 3 verset 7 : « C'est Lui qui a fait descendre sur toi l'Ecriture. En celle-ci sont des ayas confirmés qui sont l'essence de l'Ecriture, tandis que d'autres sont équivoques. Ceux au coeur de qui est une obliquité suivent ce qui est équivoque, dans l'Ecriture, par recherche du trouble et recherche de l'interprétation ( de ces ayas ), mais l'interprétation de ces ayas n'est connue que d'Allah, et ceux enracinés dans la science déclarent "Nous croyons en cela. Tout émane de notre Seigneur.»

« Ne s'amendent que ceux doués d'esprit.»

 

Ainsi, dans le Coran, certains versets sont confirmés ( qui expriment la Vérité ? ) et d'autres sont équivoques, donc susceptibles de plusieurs interprétations et laissant le lecteur dans l'incertitude.

Pourquoi Allah essaie-t-il de tromper ainsi