La religion

 

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La spiritualité

 

Définitions

 

Spiritualisme : « Philosophie qui considère l'esprit comme une réalité irréductible et première.

Doctrine philosophique qui admet l'existence de l'esprit comme réalité substantielle.

Le spiritualisme reconnaît dans l'homme un esprit distinct de la matière. Le spiritualisme s'oppose donc au matérialisme. Il affirme aussi un autre dogme, à savoir que l'intelligence est la cause, et non pas l'effet, de l'évolution du monde.»

« A ces deux affirmations fondamentales s'en rattachent le plus souvent quelques autres. Le spiritualisme croit que l'âme est libre et responsable, et, de plus, immortelle. En Dieu, il voit généralement un être personnel qui a créé le monde et le gouverne, et dont le caractère essentiel est le Bien communicatif de lui-même, autrement dit la Bonté.»

 

Spiritualité : « Nature des esprits, par opposition à la matérialité. La spiritualité s'applique aux relations qui existent entre l'Homme, la Nature, l'Univers et l'Intelligence Divine elle-même. Elle est donc universelle et concerne aussi bien un occidental qu'un oriental . »

 

Serge Toussaint, Grand Maître de l'AMORC : « Bien qu'il n'existe aucune définition absolue de ce terme, nous pouvons considérer que la spiritualité est la conviction que la Création est l'oeuvre d'une Intelligence Cosmique qui se manifeste dans l'Univers, la Nature et l'Homme, selon des lois immuables et parfaites, et que l'Homme lui-même possède une âme qui lui donne le pouvoir d'étudier ces lois et de vivre en harmonie avec elles pour son plus grand bonheur. En ce sens, la spiritualité transcende la religiosité, laquelle se limite généralement à croire en Dieu, à vénérer tel prophète ou tel messie, et à suivre un credo le plus souvent dogmatique . »

 

Le Bien et le Mal

 

Le Bien et le Mal existent en permanence et simultanément sur cette terre.

Dans cet environnement Bien et Mal, une personne ne peut pas comprendre ce qu'est a lumière sans avoir conscience de ce qu'est l'obscurité.

Elle ne peut pas comprendre ce qu'est le Bien sans avoir conscience de ce qu'est le Mal.

Elle ne peut pas comprendre ce qu'est la vérité sans avoir conscience de ce qu'est le mensonge, etc...

 

C'est le niveau de conscience de cette personne, obtenu à travers les épreuves subies dans ses différentes vies, et en utilisant son intelligence, son éducation et son libre arbitre, qui lui permet un certain niveau de compréhension de ce monde incluant le Bien et le Mal.

 

Le Mal a été personnalisé par le diable, ou Satan, or Satan n'est qu'un égrégore créé par les pensées et les actes des personnes inconscientes du mal que génère leurs actes et leurs dires.

Elles font le Mal sans s'en rendre compte.

Le diable sert ainsi d'excuse, d'alibi, à ceux qui commettent le mal. C'est le refus d'assumer les actes mauvais par le mensonge, la fourberie, la tricherie, etc...

 

Rubayra :

« J' ai envoyé mon Ame parcourir l'invisible »

« Pour déchiffrer quelque lettre de cet Après-Vie »

« Et peu après mon Ame revint vers moi »

« Et me dit "Je suis Moi-même et le Ciel et l'Enfer".»

 

Dieu et Satan sont tous deux en nous et aucun n'a plus d'espace ou de pouvoir que l'autre.

En découvrant l'un on découvre l'autre.

L'un est le complément de l'autre et plus on développe le bien en soi-même, plus on sent, on se rend compte de l'obscurité, de la tromperie et du Mal qui existe autour de nous.

 

 Notre monde actuel est sous l'influence du diable et, dans sa vie terrestre, chaque humain se doit d'oeuvrer pour se libérer de cette influence.

 

Symbolisme du Diable :

Le mythe du diable est voisin des mythes du dragon, du serpent, du gardien du seuil ( monstre ), et du symbolisme de fermeture, d'axe d'arrêt. Passer l'axe d'arrêt, c'est être ou maudit ou sacré, victime du diable ou élu de Dieu. C'est la chute ou c'est l'ascension. A l'idée de Dieu est associé une idée d'ouverture du centre fermé, de grâce, de lumière, de révélation.

 

Le diable symbolise toutes les forces qui troublent, assombrissent, affaiblissent la conscience et la font régresser vers l'indéterminé et l'ambivalent : centre de nuit, par rapport à Dieu, centre de lumière.

L'un brûle dans un monde souterrain, l'autre brille au ciel.

 

Le diable est le symbole du méchant. Qu'il s'habille en monsieur très bien ou qu'il grimace sur les chapiteaux des cathédrales, qu'il ait une tête de bouc ou de chameau, les pieds fourchus, des cornes, des poils sur tout le corps, peu importent les figures, il n'est jamais à court d'apparences, mais il est toujours le Tentateur et le Bourreau.

Sa réduction à la forme d'une bête manifeste symboliquement la chute de l'esprit.

 

Tout le rôle du diable est de déposséder l'homme de la grâce de Dieu pour le soumettre à sa propre domination. C'est l'ange déchu aux ailes rognées, qui veut briser les ailes de tout créateur.

Il est la synthèse des forces désintégrantes de la personnalité.

 

Le rôle du Christ, au contraire, est d'arracher le genre humain à la puissance du diable par le mystère de la Croix. La croix du Christ libère les hommes, c'est à dire remet entre leurs mains, avec la grâce de Dieu, la libre disposition d'eux mêmes, dont une tyrannie diabolique les avait privés.

Le diable exprime la combinaison des forces et des quatre éléments de la nature ( Feu, Terre, Air, Eau ) au milieu de la laquelle se déroule l'existence de l'homme ; le désir d'assouvir ses passions à n'importe quel prix, le trouble, la surexcitation, l'emploi de moyens illicites, la faiblesse donnant place aux influences fâcheuses.

 

Le diable représente une régression vers le désordre, la division et la dissolution, non seulement sur le plan physique, mais aussi aux niveaux moral et métaphysique.

Il évoque le domaine de l'enfer, ou l'homme et l'animal ne sont plus différenciés. Le diable règne sur les forces occultes et sa parodie de Dieu, le singe de Dieu, est là pour avertir des dangers courus par celui qui veut utiliser ces forces pour son compte, en les détournant de leur fin.

Celui qui aspire au savoir caché, au Pouvoir occulte, doit rester en équilibre, ou tenir en échec les tendances opposées de l'Abyme, comme le héros sur son char, acquérir la Paix intérieure comme l'ermite, ou répandre, en altruiste vainqueur de ses propres désirs, les bienfaits de la science, sinon il tombe victime des courants fluidiques déréglés qu'il a évoqués ou projetés, mais qu'il n'a pas su maîtriser.

 

Devant l'occulte il faut réussir à dominer ou se résigner à servir.

Vainqueur ou vaincu, on ne traite pas en égal avec les Forces du Néant. Mais ces forces sont indispensables à l'équilibre même de la nature : seul Lucifer, porteur de lumière, pouvait devenir Prince des Ténèbres, mais se rappeler que le diable lui-même reste soumis à la loi universelle de la justice.

 

Sur le plan psychologique, le diable montre l'esclavage qui attend celui qui reste aveuglément soumis à l'instinct, mais il souligne en même temps son importance fondamentale : sans instinct il n'y a pas d'épanouissement humain complet, il faut avoir été capable d'assumer ses forces redoutables d'une façon dynamique.

Dictionnaire des symboles

 

Le Bien et le Mal, Cosmogonie d’Urantia :

« La personne spirituellement aveugle qui suit logiquement les prescriptions scientifiques, les usages sociaux et les dogmes religieux se trouve en grand danger de sacrifier son indépendance morale et de perdre sa liberté spirituelle. Une telle âme est destinée à devenir un perroquet intellectuel, un automate social et l'esclave de l'autorité religieuse. »

 

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La spiritualité est la quintessence de la religion, son but ultime.

 

Il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus ayant la capacité d'atteindre ce stade ultime de la vie sur cette planète.

 

Matthieu 7 - 13 à 14 : « Entrez par la porte étroite, car large est la porte et spacieuse la voie qui mène à la perdition, et nombreux ceux qui s'y engagent. Mais étroite est la porte et resserrée la voie qui mène à la vie, et rares ceux qui la trouvent.»

 

Matthieu 19 - 24 : « Je vous le répète : il est plus aisé qu'un chameau passe par le chas d'une aiguille qu'il ne l'est à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu.»

 

Une grande intelligence chez l'Homme lui permet seulement de maîtriser son environnement physique et matériel.

Une grande conscience chez l'Homme lui permet de comprendre le vrai sens de la vie sur cette terre, de connaître les causes, les conséquences et les remèdes des aléas de la vie et de mettre en pratique un certain comportement permettant d'atteindre la sérénité.

 

Il entre ainsi dans le domaine de la spiritualité.

 

Ce haut niveau d'intelligence et de conscience ne peut être atteint qu'après un cycle de réincarnations de l'âme, chacune d'elle ayant pour but d'améliorer le niveau personnel de conscience.

 

Les adeptes d'une religion sérieuse, ayant atteint le monde de la spiritualité, deviennent des sages. 

 

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Théories de la vie et de la mort :

 

Cosmogonie des Rose+Croix, philosophie ésotérique chrétienne, de Max Heindel 1968 :

 

« Pour résoudre l'énigme de la vie et de la mort, nous ne trouvons que trois théories qui vaillent qu'on s'y arrête.

 

1) La théorie matérialiste soutient que la vie est un voyage du berceau à la tombe ; que l'intellect est le résultat de certaines dispositions de la matière ; que l'homme est la plus haute intelligence de l'Univers et que cette intelligence disparaît quand le corps se désintègre après la mort.

 

2) La théorie théologique affirme que, pour chaque être humain, une âme nouvellement créée entre dans la vie, fraîchement sortie de la main de Dieu, et qu'à la naissance, elle passe d'un état invisible à une existence visible ; qu'à la fin d'une courte période de vie dans le monde matériel, elle passe, à la mort, dans l'au-delà invisible d'où elle ne revient plus ; que son bonheur ou sa souffrance dans l'au-delà sont déterminés pour toute l'éternité par ses actions accomplies durant l'infinitésimale période de temps qui s'écoule entre la naissance et la mort.

 

3) Selon la théorie de la Réincarnation, tout esprit est une partie intégrante de Dieu ; il contient en germe tous les pouvoirs divins, comme la semence contient en germe la plante ; au moyen de nombreuses existences dans un corps physique de qualité graduellement croissante, ses pouvoirs latents sont lentement développés en pouvoirs dynamiques ; aucun esprit n'est perdu dans cette évolution et l'humanité atteindra finalement son but : la perfection et la réunion avec Dieu.»

 

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Sous l'effet des désirs de survie du corps physique humain, ou instincts non contrôlés par la conscience individuelle, l'Homme est soumis à la tentation.

La tentation est un mouvement intérieur qui porte à faire une chose, et particulièrement à faire le mal.

En religion, ceci s'appelle pécher.

 

Pour simplifier, disons que l'âme de chaque individu est soumise à la contrainte de certaines forces inconscientes et instinctives, forces amenant la tentation de pécher, d'adopter un comportement que la morale réprouve.

 

Les religions chrétiennes ont dénombré sept péchés, appelés péchés capitaux, et considérés comme la source de tout les autres.

 

L'Orgueil : C'est l'opinion très avantageuse, l'estime excessive de soi-même, la fatuité, la vanité, la suffisance. C'est le défaut de la personne arrogante qui cherche à paraître, à produire de l'effet.

Le sage, au contraire, fait preuve d'humilité, de modestie, malgré son grand savoir.

 

Un politicien, par exemple, victime d'un puissant instinct de domination, d'imposer ses vues par n'importe quel moyen, agit instinctivement et par égoïsme.

Le sage, au contraire, est capable de don de soi au service des autres.

Exemples : Soeur Emmanuelle, L'Abbé Pierre, Mère Teresa, Mahatma Gandhi.

 

L'Envie : C'est un sentiment de convoitise pénible, d'irritation, de chagrin, de déplaisir, d'inquiétude haineuse ressenties envers le succès et le bonheur d'autrui.

Le sage se contente de peu, de ce que la vie lui a donné, et n'est plus soumis à l'envie.

 

Voltaire  :

« Là gît la sombre Envie, à l'oeil timide et louche,»

« Versant sur des lauriers les poisons de sa bouche.»

« Le jour blesse ses yeux, dans l'ombre, étincelants,»

« Triste amante des morts, elle hait les vivants.»

 

L'Avarice : C'est l'amour excessif de l'argent, l'attachement excessif des richesses, c'est le désir d'accumuler et la crainte de la dépense. L'argent ne devient plus un moyen mais une fin égoïste.

Le sage fait preuve de générosité et cherche toujours à aider les personnes  dans le besoin, en fonction de ses moyens.

 

La Luxure : C'est la recherche sans retenue des plaisirs sexuels.

C'est le vice de ceux qui se livrent avec excès aux plaisirs de la chair.

Le sage, contrôlant ses désirs de survie, ou instincts, est capable de maîtriser son instinct sexuel.

 

La Gourmandise : Vice consistant à vivre pour manger et non pas manger pour vivre.

Plaisir ressenti par l'absorbtion de mets raffinés et rares, et faisant croire que manger des mets compliqués et chers est une preuve d'intelligence, de savoir vivre et de civilisation.

Excès de table.

Le sage se nourrit de peu, de produits simples, du strict nécessaire et ne recherche pas les plats onéreux et raffinés.

 

La Colère : C'est l'irritation, le mouvement désordonné de l'âme offensée.

C'est un violent mécontentement, un mouvement agressif à l'égard de quelqu'un ou de quelque chose.

Le sage, de par son grand niveau d'inteligence et de conscience, est capable de comprendre et d'expliquer les causes et conséquences des faits ayant mis un individu en colère. Il est ainsi porté à la modération.

 

La Paresse : C'est la répugnance au travail, à l'effort, le goût pour l'inaction et l'apathie.

C'est un vice qui éloigne du travail et de l'effort.

Le sage ne cherche pas à vivre dans la dépendance des autres, il ne cherche pas à tricher. Il est donc capable de travailler, d'accepter sa profession et ses revenus sans se plaindre.

 

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Une personne qui a dépassé le stade de la religion pour atteindre celui de la spiritualité est incapable de faire le mal, de médire, de mentir, de voler, etc...

Elle est d'une simplicité extrême car ayant vaincu les exigences de ses désirs de survie, de ses instincts.

 

Des individus qui ont atteint le stade de la spiritualité dans leur religion respective sont parfaitement capables de cohabiter en paix, de s'entendre paisiblement entre eux, car la prétention, la haine, la jalousie, etc... ont disparu de leurs esprits respectifs.

 

Le sage sert d'exemple : faites comme je fais.

Certains religieux, malgré leurs sermons, ont un comportement vénal qui ne sert pas d'exemple mais de repoussoir : faites comme je dis mais ne faites pas comme je fais.

 

D'autres religieux confondent religion et politique, ils ont tendance à utiliser la religion comme tremplin pour faire de la politique et contrôler ainsi les individus, à leur imposer un point de vue bien précis.

Le sage se désintéresse de la politique, car cherchant à atteindre un idéal beaucoup plus élevé que celui de la maîtrise du monde matériel et  physique.

 

Une religion n'a ni le monopole de la connaissance, ni de la vérité, ni de la spiritualité.

La spiritualité est universelle, au contraire de la religion qui ne cible qu'une seule région du globe.

 

La spiritualité est donc inter-religieuse.

 

De nos jours la religion et la spiritualité ne se confondent plus du tout. De plus en plus de personnes recherchent et vivent leur spiritualité en dehors de toute pratique religieuse.

 

Il n'est pas nécessaire d'avoir une religion pour pratiquer la spiritualité.

 

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La spiritualité est une discipline qui consiste à rechercher sérieusement quel est le but de la vie sur cette terre, d'où venons nous, qui sommes nous, où allons nous, quel est  le but du corps humain quel est le but de l'âme, de la vieillesse, de la maladie, etc...

  

Pratiquer à fond une religion ne permet pas nécessairement d'atteindre la spiritualité. L'étude de la vie, de soi-même, de la nature, de l'univers peut suffire.

Pratiquer la spiritualité ne veut pas dire s'éloigner des personnes ne pensant pas, n'agissant pas comme vous. Au contraire, discuter, raisonner avec eux sont des actes bienfaisants.

 

La spiritualité est ainsi la maîtrise de soi, la possibilité de contrôler ses instincts, ou désirs de survie, afin de ne plus céder au mal, au péché.

 

Le vrai chemin spirituel est un chemin à l'intérieur de nous-même ; on n'entre pas en spiritualité mais on la vit au quotidien. L'être qui choisit cette voie doit avant tout être conscient qu'il doit être son propre maître et qu'il ne devra pas se laisser influencer par quoi que ce soit.

 

Le chemin de la spiritualité ne consiste pas à choisir entre Jésus, le Bouddha, le Tao, Krishna, Mahomet ou le Grand Manitou, comme si ces derniers étaient exclusifs et irréconciliables, mais au contraire à étudier leurs enseignements afin d'en dégager le message de base, ceci permettant d'obtenir des chemins complémentaires permettant d'atteindre plus aisément, d'avancer plus rapidement, vers la connaissance de la Vérité Unique, de la conscience des causes et conséquences du but de la vie sur cette terre et de ses aléa.

Cette connaissance permettant d'adopter un comportement permettant d'obtenir "le salut de son âme".

 

La spiritualité est une manière de vivre, de penser, de se comporter avec respect et tolérance vis à vis des autres êtres vivants, de la Nature, de l'Univers. Elle consiste à étudier les lois de l'Univers, à essayer d'en comprendre leur but, leur utilité.

 

La spiritualité ne consiste pas à se contenter de suivre les us et coutumes d'une religion, sans en comprendre le sens caché, mais justement à rechercher les causes profondes, le but ultime poursuivi par cette religion. De ce fait, une personne qui recherche la spiritualité a besoin de sa liberté de penser, de raisonner par lui-même, de pouvoir comparer les différentes versions proposées par les différentes religions.

Ceci pour lui permettre d'améliorer son niveau de conscience, donc son niveau de compréhension des mystères de la vie.

 

Lorsque le niveau de la spiritualité est atteint, les contraintes, les rites et les dogmes de la religion ne sont plus nécessaires.

 

Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski : « Dieu est la souffrance de la peur de la mort. Celui qui vaincra la souffrance et la peur, celui-là sera lui-même dieu. Il y aura alors une vie nouvelle, il y aura alors un homme nouveau, tout sera nouveau.» 

 

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Extrait d'un forum de onnouscachetout.com :

« Pour "l'homme de la rue" en général, spiritualité et religion ne font qu'un. Pour lui la religion et la spiritualité sont liés et l'on doit faire partie d'une religion pour avoir une vie spirituelle.»

« C'est-à-dire entrer dans un "cercle" pour se conformer à ses règles, ses dogmes, ses traditions, ses rites et ses croyances. Cette manière d'entrer "en matière" est plutôt un enfermement dans une idéologie plutôt qu'une liberté.»

 

« A mon sens la religion a perdu sa spiritualité pour devenir dogmatique et elle est devenue "langue morte".»

« Personnellement je ne retrouve rien de spirituel dans la religion d'aujourd'hui, si ce n'est dans le vague désir des hommes de communiquer avec un "Dieu" dont on s'imagine l'aspect et qui la plupart du temps fait la sourde oreille.»

« La religion, a mon avis, a fait plus de mal à l'homme que de bien et cela continue aujourd'hui, elle ne fait que séparer les hommes en clans qui finissent par se détester et par s'entre-tuer pour leurs croyances respectives comme l'actualité le démontre.»

« Peut-on vivre une spiritualité sans appartenir à un courant religieux, philosophique, hermétique, ésotérique ou sectaire ? A mon avis, oui, parce que c'est ce que je vis moi-même, et parce que la spiritualité ne dépend pas de l'autorité d'une quelconque église et que la religion n'a pas le monopole d'une spiritualité ou d'un Dieu.»

 

« La spiritualité est libre, elle appartient à chaque individu et ne supporte pas qu'on se soumette à une quelconque autorité ou que l'on s'identifie à une idéologie.»

« Ce que je veux dire par là, c'est qu'il existe une "manière" de vivre sa spiritualité en toute indépendance et que plus celle-ci grandit en nous, plus elle nous rend libre.»

 

« La spiritualité n'est pas un instrument que l'on va utiliser quand bon nous semble pour assouvir nos besoins de satisfaction, ce n'est pas quelque chose que l'on va choisir suivant nos affinités ou nos idées pour enfin la mettre à notre "sauce", elle est partie intégrante de nous, elle est nous-mêmes, elle doit être vécue comme des faits et non comme des opinions.»

 

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La spiritualité amène la sagesse et la sagesse amène le bonheur.

Lorsque l'état de bonheur est atteint, l'être n'a plus aucune déception, aucune contrariété.

Il éprouve désormais un détachement du monde matériel et physique, car contrôlant parfaitement ses instincts ou désirs de survie, et évitant ainsi les problèmes désagréables causés par le penchant à satisfaire ces instincts.

 

Les bouddhistes appellent cet état le Nirvana.

 

Nirvana : « Le mot nirvana vient du mot sanscrit qui signifie "extinction".»

« Dans le bouddhisme, il désigne un état d'âme tenu pour parfait dans lequel tout désir, toute tension, et donc toute anxiété a disparu. C'est la troisième "Noble Vérité" énoncée dans le Sermon de Bénarès : le remède à l'universelle souffrance est le détachement universel.»

« Seul le détachement suprême peut alléger le karma, ce poids qui émane de chacun de nos actes, et réaliser à notre mort le nirvana intégral (parinir vana)

« On pourrait donc le définir comme l'anéantissement de tout désir, celui d'exister et celui de ne pas exister. Il est délivrance de la chaîne des réincarnations, du samsara.»

 

« Bouddha a parlé du nirvana dans des paraboles telles que la lampe à huile ; de même qu'une lampe s'éteint faute d'huile, l'homme qui n'alimente plus le feu de ses désirs s'éteint définitivement.»

 

« Le nirvana n'est ni un lieu, ni un temps, ni bonheur éternel, ni néant. Bouddha ne l'a pas défini autrement que par rapport à ce dont il faut se libérer. En effet, le nirvana est un absolu sans cause (sinon il serait un effet relatif à sa cause et cesserait d'être un absolu). Seul Bouddha a réalisé cet état en ce monde, et connu la libération de toute illusion grâce à l'éveil (bodhi). La tradition populaire bouddhiste représente cet état merveilleux comme un refuge de pureté et de paix, comme une autre rive, un séjour immuable.»