
« Le plus noble emploi que l'on puisse faire de l'esprit humain est l'étude des oeuvres de son Créateur. Pour qui se complaît dans la science de la nature, toute chose apporte une preuve de Dieu, tout le prouve, tout donne des motifs d'adoration.»
- " C'est à toi que je confie "-
« Tous les règnes forment une chaîne ininterrompue dans le processus de l'évolution cosmique. Bien que l'humanité soit le règne le plus évolué de la nature, elle n'a aucun droit sur les autres règnes.»
- " L'ontologie des Rose-Croix "-, Serge Toussaint
(...) Saint François d'Assise est le plus beau symbole du respect que nous devons à tout être vivant. Très récemment, sa sainteté le Pape Jean-Paul Il proclamait saint François « Patron céleste des écologistes » et bénissait tous les protecteurs des animaux.
Il manifestait ainsi, officiellement, l'intérêt que l'Église porte aujourd'hui à la protection des animaux et de la nature.
Ainsi, la hiérarchie catholique, l'un des courants les plus ascendants de la pensée contemporaine, se penche enfin sur la souffrance animale.
Après vingt siècles d'indifférence, l'Église, qui a largement influencé la mentalité occidentale dans sa non considération de l'animal, évolue vers davantage de compassion.
En 1962, lorsqu'il n'était qu'Evêque de Cracovie, le Souverain Pontife (Jean Paul II) rédigeait déjà ce message :
« Les animaux sont doués de sensibilité et souffrent tout comme nous. L'homme ne devrait ni les faire souffrir, ni les torturer lorsqu'il les met à son service.»
Hélas, les mentalités sont très lentes à évoluer et, tel que le dit le professeur Alfred Kastler, prix nobel de physique :
« L'animal est le sous-prolétariat le plus exploité de la Terre.»
L'animal est utilisé dans tous les domaines : compagnie, consommation, médecine, recherche, tradition, distraction....
Animal utilisé, maltraité, exploité, martyrisé.
L'imagination maligne de quelques-uns, dont le seul objectif est la rentabilité, associée à l'indifférence de tous les autres, a pour corollaire une incommensurable souffrance de nos frères inférieurs. S'il est un domaine dans lequel notre responsabilité est d'autant plus grande qu'elle est quotidienne, c'est bien celui de la consommation et de l'exploitation des animaux pour leur viande.
Tolstoï disait : « Tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille ».
Jésus appelait les lieux d'abattage « cavernes d'assassins ».
En 1790, nous mangions en moyenne 19 kg de viande par an et par personne. En 1964, nous en mangions 78 kg et aujourd'hui nous en sommes à 128 kg.
Comme le dit l'association de Protection Mondiale des Animaux de Ferme (P.M.A.F.) (1), nous avons certainement tous remarqué, depuis la route, ces immenses hangars clos, aux murs gris, sans fenêtre, mais nous ignorons trop souvent qu'à l'intérieur de ces sinistres prisons d'où émane une odeur pestilentielle, se trouvent les animaux destinés à notre assiette ; veaux, vaches, cochons, poulets et autres volatiles de chair, poules pondeuses, animaux qui, au nom d'une agriculture ultra productiviste dont la seule gloire est d'être rentable, sont privés de leurs droits les plus élémentaires : impossibilité de marcher, de jouer, de gratter le sol, de construire un nid, de prendre soin de son petit, de se prélasser au soleil.
Actuellement, neuf porcs sur dix sont élevés industriellement, neuf veaux sur dix proviennent du secteur intensif et sur cent oeufs consommés, quatre-vingt-quinze sont pondus en batterie.
L'industrie agro-alimentaire ne respecte ni la nature, ni les animaux, ni le consommateur. A moins d'avoir un boucher "bio", le morceau de viande qui est dans notre assiette provient d'un animal qui a souffert inexprimablement, que ce soit au stade de son élevage, de son transport, de son attente, de sa mise à mort.
Sans défense, sans parole, les animaux sont considérés comme de la viande avant même d'être abattus.
L'élevage en batterie nie l'existence de l'animal en tant qu'être sensible et ne respecte pas les besoins physiologiques élémentaires de centaines de millions d'êtres vivants. En achetant, en consommant, nous nous rendons complices de ce système nous le cautionnons, nous l'entretenons, nous l'encourageons.
Après des mois de souffrance dans d'infernales conditions d'élevage, sur lesquelles nous reviendrons en détail, six millions d'animaux sont importés ou exportés chaque année en France.
Ces transports sont une nouvelle cause d'intolérables douleurs.
Chargés sous l'effet de l'aiguillon électrique, brutalisés, blessés, les animaux sont entassés dans des camions pour voyager à travers l'Europe pendant quarante à cinquante heures, sans eau, sans nourriture, dans l'indifférence la plus totale.
Pour en revenir à l'élevage intensif, la règle numéro un est d'économiser l'espace pour rentabiliser, ce qui laisse à chaque animal à peine l'espace de son propre corps. Les mouvements les plus dérisoires et les plus indispensables comme se tourner, se coucher, se gratter, deviennent impossibles et ceci pendant des mois, pendant une vie !
Les animaux vivent dans l'obscurité. Ils sont mutilés à vif on coupe les cornes des vaches, les canines des porcelets, les becs des volatiles, on castre tous les mâles.
* Quand nous mangeons de la viande de boeuf, huit fois sur dix c'est de la vache laitière réformée. Après cinq ans de vie misérable en stalles où elles doivent produire deux fois plus de lait que naturellement, épuisées et presque incapables de marcher, elles sont expédiées, après d'interminables heures de transport, à l'abattoir pour leur viande.
* Les veaux, eux, sont deux millions en France, à vivre dans un cercueil. Arrachés brutalement à leur mère, privés de tout amour, enfermés à vie dans l'obscurité, dans un box sans litière de quatre-vingt centimètres de largeur, sans pouvoir se retourner ni se coucher, rendus anémiques par une alimentation liquide sans fer pour obtenir de la viande blanche, on leur donne, pour les engraisser de cent-cinquante kilos en trois mois, de la matière grasse provenant des cadavres de leurs congénères. D'herbivores, les petits veaux sont rendus cannibales !
* Quand nous mangeons du porc, nous mangeons l'animal le plus mal traité, le plus avili de la planète alors que son intelligence et sa sensibilité le rapprochent considérablement de l'être humain et mériterait notre considération.
Le porc est naturellement très propre et dire de quelqu'un qu'il est "sale comme un cochon", c'est insulter les porcs !
Pour ces animaux, l'industrialisation est poussée au maximum en cinq mois un porcelet doit peser cent kilos.
La doctoresse Kousmine (2) nous explique que la torsion permanente en tire-bouchon de la queue du cochon est la conséquence de son régime alimentaire contre nature.
Cette torsion n'est pas un fait normal, elle exprime une tension nerveuse. « Les cochons nourris naturellement sont très propres, ils ne souillent pas leur litière, ils cohabitent sans la moindre agressivité et leur queue est droite ! »
Des expériences ont montré que l'angoisse suscitée chez un porc par l'audition des cris de ses congénères menés à l'abattoir, provoque le passage des colibacilles de l'intestin dans le sang et les muscles, rendant la viande impropre à la consommation.
Quant aux truies, machines à produire des porcelets, elles sont en permanence sanglées au sol.
Les barreaux n'empêchent pas les bébés de se nourrir mais privent la mère de tout comportement affectueux à leur égard.
Deux ans et demi de cette vie ! Au moment de l'abattage, incapables de marcher, elles sont enchaînées vivantes à une grue et traînées dans des hurlements de douleur jusqu'au camion de transport puis à nouveau du camion à l'abattoir.
Leur chair trop blessée et leurs membres trop disloqués n'étant pas présentables en jambon, elles deviennent rillettes et saucissons.
* Les volailles ne sont pas mieux traitées. Dindes, poulets, canards de chair sont entassés au sol par dizaines de milliers, dans un même hangar après avoir été débecqués avec une lame chauffée à blanc qui parfois arrache totalement le bec.
La Bretagne compte à elle seule six millions de mètres carrés d'aviculture, un seul poulailler pouvant atteindre deux mille cinq cents mètres carrés.
La rentabilité passant aussi par l'économie dans les installations, leur non conformité les rend sujettes à des incendies les compagnies d'assurance en ont dénombré cinquante en un an dans cette seule région. Les industriels nous confirment ainsi leur mépris total pour les animaux qui périssent brûlés vifs.
* Les poules pondeuses, elles, avant de finir en raviolis ou en bouillon cube, car trop cassées pour être présentées en cuisses, doivent pondre à un rythme effréné. Dans les hangars à ponte, on commence par éliminer les dizaines de millions d'inutiles poussins mâles en les expédiant vivants et piaillants dans des broyeurs.
Les réputées "maman-poules", transformées en machines à pondre, sont entassées pendant soixante-douze semaines, par cinq, dans une cage grillagée de quarante six centimètres sur cinquante et un de coté. La promiscuité et le stress obligent le débecquage. Du fait du grillage, les pattes se fissurent et se déforment. La ponte, totalement contre nature, est accélérée par un système d'éclairage.
La nourriture, identique à celle des vaches qui sont devenues folles est à base de cadavres d'animaux, de produits chimiques, d'antibiotiques et d'antidépresseurs. Le bruit est infernal, l'odeur pestilentielle.
La scientifique Jacqueline Bousquet (3) nous dit :
« Comment considérer les oeufs issus de ces malheureux volatiles, oeufs de la souffrance, oeufs de la honte !
Si les consommateurs pouvaient voir sur les présentoirs la photo de ces poules dont la détresse physiologique est incommensurable, ils se détourneraient avec dégoût d'un tel produit porteur de mort...
Ces oeufs manifestent d'ailleurs une inversion de polarité très inquiétante... Est-il utile de préciser qu'il n'y a pas de salmonelle dans les oeufs de poules élevées comme l'a décidé Mère Nature ? »
L'alternative est pourtant simple pour que cet enfer cesse, il suffirait d'acheter les oeufs portant le label "oeufs de poules élevées sur parcours libre" ou "en plein air".
Attention, les mentions "oeufs frais" et "oeufs de ferme" déterminent des oeufs provenant d'élevages en batterie.
Bien sûr, l'idéal reste d'acheter des oeufs biologiques que l'on trouve maintenant dans toutes les grandes surfaces.
Bel exemple que la Suisse qui, depuis le 1er janvier 1992 a interdit sur son territoire l'élevage des poules pondeuses en batteries. La Pologne montre l'exemple dans un domaine similaire en interdisant l'élevage d'oies et de canards destinés à produire du foie gras.
* Pour la production du foie gras, type même d'une honteuse consommation de luxe, on utilise également le système intensif.
Chaque année, quinze millions de poussins femelles, n'étant pas aptes à produire du foie gras sont expédiés au broyeur... tandis que huit cent mille oies et seize millions de canards mâles sont placés dans des cercueils de grillage de vingt-cinq centimètres par quinze de côté, immobilisés à vie, rangés vivants comme des sardines en boîte.
On est bien loin de "Martina", la petite oie de Konrad Lorenz (4).
Le gavage est mécanique, rapide, brutal. Une machine gave six cents canards en une heure.
En cinq secondes, l'animal reçoit une telle quantité de maïs, qui de plus est brûlant, que cela équivaudrait à quinze kilos de pâtes pour un humain.
Ces manipulations occasionnent de graves brûlures et fréquemment la perforation du cou. Le volume du foie est multiplié par dix, hypertrophie créée par la maladie. Manger du foie gras revient à manger un organe malade dont la pathologie se situe entre la cirrhose et le cancer.
Un jour peut être, les industriels de l'agro-alimentaire nous proposeront-ils, à prix d'or, de véritables tumeurs cancéreuses !
On est en droit de le penser. Comme le dit Brigitte Bardot :
« L'homme accepte trop de choses trop facilement et en vient à admettre l'inadmissible...»
« Le vrai luxe c'est oser refuser ! »
Une fois de plus, la Suisse se distingue : depuis 1991, "Migros", première chaîne helvétique de distribution, refuse de vendre cet aliment de souffrance et les brasseries "Movenpick" l'ont définitivement supprimé de leur carte.
L'un des scientifiques de Pro-Anima (5) nous dit :
« Nous savons aujourd'hui que la mémoire présente dans toute la matière se transmet tout au long de la chaîne alimentaire au bout de laquelle est l'homme... Un animal égorgé en pleine conscience et qui agonise se retrouve dans nos assiettes avec cette mémoire. Je plains ceux qui incorporent ce vécu dans leur chair.»
L'intolérable souffrance des animaux n'est pas la seule conséquence de l'élevage intensif. L'industrie agro-alimentaire dévaste honteusement notre planète et très sournoisement les pays du Tiers Monde.
Elle pollue notre Terre et par conséquent notre santé.
Dans ses ouvrages, la Doctoresse Kousmine explique parfaitement comment le comportement alimentaire de chacun peut avoir de répercussion néfaste aux antipodes de notre corps.
Pour un profit financier maximum des pays riches, les pays du Tiers Monde sont exploités, ruinés et leur population réduite à une sous-alimentation chronique.
En France, la consommation de viande a augmenté à tel point que, malgré l'énorme augmentation d e production, nous devons en importer plusieurs milliers de tonnes par an. La viande est un produit très coûteux, exclusivement réservé aux pays riches.
« La plupart des peuples, depuis des millénaires, associent pour le plus grand bien de leur santé céréale et légumineuse » précise Catherine Kousmine, « en Inde, riz et lentilles ; en Afrique du Nord, couscous et pois chiches ; au Mexique, maïs et haricots ; en Chine, riz et soja, etc., la viande n'étant utilisée que comme complément ».
Seuls les occidentaux utilisent la viande comme plat de résistance quotidien ou biquotidien.
Le bétail des pays riches mange autant de céréales que les indiens et les chinois réunis.
Pour couvrir sa consommation de viande, il faut à chaque français mille quatre cents kilos de blé par an soit trois kilos huit cents par jour Pour produire un seul kilo de protéines animales, vingt kilos de nourriture végétale sont nécessaires.
Les protéines végétales nécessaires à la production d'un bifteck de deux cents grammes permettraient un repas de trente personnes
Le bétail mondial absorbe un tiers de la production de céréales produites dans les pays où sévit la famine.
Au Brésil, il existe trente-huit millions de sous-alimentés, or le tiers des terres cultivables sert à l'alimentation du bétail qui nous est destiné.
Cette exploitation excessive nécessite une déforestation importante ayant pour corollaire l'érosion et l'infertilité des sols tandis qu'insecticides, engrais chimiques et pesticides polluent les nappes phréatiques.
Il y a pollution de l'atmosphère également puisque le cheptel bovin qui compte à lui seul un milliard trois cent millions de têtes rejette chaque année cent mille tonnes de méthane, molécule responsable de la destruction de la couche d'ozone.
L'agriculture rejette dans notre environnement une infinité de polluants que l'on retrouve dans notre eau. Dans la seule région bretonne, on déverse par an quatre mille tonnes de pesticides. Nos fleuves sont devenus de vastes poubelles emplies de substances toxiques. Le taux de nitrates dans l'eau qui devrait rester inférieur à cinquante milligrammes par litre est largement dépassé dans de nombreuses régions telles la Beauce, la Brie, la Picardie et la Bretagne, régions d'industrie agro-alimentaire par excellence.
La pollution par les nitrates est causée par les déjections animales et l'épandage d'engrais azotés qui rendent nos campagnes puantes et irrespirables.
La France est le deuxième consommateur mondial de pesticides et le premier européen.
Nous sommes loin de l'assertion pleine d'espoir et d'encouragement du Révérend Père Jean-Michel Di-Falco, Porte-parole des Evêques de France, qui en 1989 disait :
« Chaque jour nous prenons davantage conscience de la valeur incalculable de ce trésor qui nous est confié la Création. Nous n'en sommes pas les propriétaires, nous en avons l'usufruit pendant notre passage sur Terre. Nous devons la remettre plus belle encore à ceux qui viendront après nous...»
L'homme, dans son unique souci d'une rentabilité immédiate, devient lui-même victime de son irresponsabilité : Herbicides, insecticides, fongicides se retrouvent dans notre assiette.
Les insectes visés développent une résistance qui conduit à diversifier les molécules et à augmenter les doses.
Selon un rapport de Greenpeace, les pesticides qui sont des biocides ont la capacité d'agir à différents échelons de la chaîne alimentaire. Leurs produits de dégradation peuvent être plus toxiques que la molécule d'origine et s'accumulent.
Ainsi une petite concentration dans l'eau peut conduire à une forte concentration dans les tissus graisseux des carnivores et des consommateurs en général.
Dans les pays du Tiers Monde la situation est encore plus alarmante, puisque des produits extrêmement toxiques sont utilisés alors qu'ils sont interdits en Europe et aux USA.
L'O.M.S. (6) estime qu'en 1990 vingt cinq millions de personnes auraient été victimes d'empoisonnement par pesticides.
L'Institut National Agronomique a calculé il y a quelques années qu'un français absorbait en moyenne par an mille cinq cents grammes de produits chimiques divers.
Il faut dire qu'en plus d'une alimentation toxique, les animaux de l'élevage intensif sont gavés de substances médicamenteuses parahormonales et antibiotiques, cocktail très dangereux pour le consommateur.
Ces animaux qui vivent dans la promiscuité, l'obscurité, l'immobilité, l'ennui, la douleur, la peur, le stress et la détresse sont bien évidemment malades. On le serait à moins. On leur administre donc une large quantité de médicaments.
En Europe, soixante-dix pour cent des antibiotiques mis sur le marché sont donnés aux animaux industriels. Tous les antibiotiques employés dans l'alimentation animale se retrouvent dans la viande que nous consommons. Selon la Doctoresse Kousmine, leur usage prolongé entraîne la formation de souches bactériennes résistantes et détruit la flore intestinale normale.
L'équivalent de quatre antibiotiques utilisés contre la salmonellose dans les élevages de pondeuses n'ont plus d'effet sur l'homme. Malgré la forte utilisation d'antibiotiques, aux USA vingt pour cent de viande de poulet et quarante pour cent de la viande de dinde sont contaminés par la salmonelle.
Les substances hormonales sont également utilisées de façon abusive. Elles augmentent le poids des animaux de vingt pour cent à trente pour cent. Alors qu'elles sont officiellement interdites en France, le journal "Capital", en 1994 dénonçait après enquête que des boeufs de label "charolais terroir" avaient été gavés aux anabolisants. Des instructions ont été données pour classer l'affaire de façon à ne pas ruiner une solide réputation.
Très récemment, une affaire identique a fait la une de l'actualité.
Dans les élevages en batterie, l'utilisation d'hormones est monnaie courante, notamment l'utilisation d'oestrogènes, hormones femelles qui sont d'importants facteurs de croissance, ce qui, selon certains médecins, pourrait expliquer en partie l'augmentation inquiétante d'hommes atteints d'hypertrophie des glandes mammaires (gynécomastie) particulièrement aux USA.
Les médecins du comité scientifique Pro-Anima nous disent que :
« le marché aux hormones est un véritable trafic mafieux. Les experts scientifiques protégeant l'élevage aux hormones ont souvent des intérêts financiers dans les laboratoires produisant des anabolisants ».
Ces mêmes médecins nous précisent que la consommation de viande n'est pas indispensable à une alimentation équilibrée, au contraire et que, si l'on ne peut pas s'en passer par goût, il faut en limiter la consommation à cent grammes par jour.
La consommation de viande favorise les cancers de la prostate et du côlon. Selon Jacqueline Bousquet :
« les aliments issus de l'exploitation intensive de l'animal, du végétal ou de la terre elle-même sont impropres à la consommation... nous devons aujourd'hui manger moins mais manger mieux. Ce changement de comportement nous est imposé par Dame Nature que nous pensions pouvoir asservir et bafouer en toute impunité ».
Les maladies chroniques et dégénératives propres à la civilisation sont en constante progression.
Les produits de synthèse, aliments ou médicaments étant de puissants toxiques, les maladies iatrogènes, c'est-à-dire générées par les médicaments eux-mêmes, ne cessent d'augmenter.
Les allergies alimentaires sont classées au sixième rang des maladies dans le monde. Le cancer est la première cause de décès en France trente-cinq pour cent des français en meurent entre trente-cinq et soixante-cinq ans. Il atteint des individus de plus en plus jeunes. Les cancers hormonaux du sein, des ovaires et de la prostate se multiplient.
Un individu sur deux est constipé, un sur cinq est allergique, un sur trois cancéreux, un sur deux obèse, la stérilité des couples et la malformation des enfants ne cessent d'augmenter.
« L'homme est une espèce en voie de disparition qui n'est menacée que par elle-même, consommateur, ta seule arme est le boycott », nous dit Jacqueline Bousquet.
Cette mise en garde nous était donnée bien avant que n'éclate le scandale de la "vache folle". Les vaches folles d'ailleurs ne seraient que la pointe de l'iceberg. Les farines alimentaires reconnues responsables de l'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) ont été interdites pour les ruminants mais elles sont toujours utilisées pour les porcs, les volailles et les poissons d'élevage
Le temps d'incubation de la maladie qui est de deux à cinq ans est supérieur au temps de vie de ces animaux.
On comprend aisément pourquoi ils ne manifestent pas la maladie, même s'ils en sont porteurs !
Aequalis (7), l'association de défense des droits des animaux, nous précise que non seulement ces farines sont composées de cadavres pulvérisés (poussins broyés, animaux de ferme malades, chats et chiens euthanasiés, animaux de laboratoire) mais aussi de placentas humains de nouveau-nés provenant de cliniques zurichoises
Ainsi les animaux sont rendus cannibales et nous-mêmes, par le biais de la chaîne alimentaire, en mangeant ces placentas recyclés, nous devenons anthropophages.
« Ce cannibalisme, nous dit le comité scientifique de Pro-Anima, a aboli la naturelle barrière d'espèces »
En clair, les maladies des animaux sont maintenant transmissibles à l'être humain
Ainsi, les mystiques que nous sommes sont à même d'apercevoir la responsabilité de leur comportement dans le domaine de leur alimentation. Consommation par excellence qui entraîne toute une chaîne de souffrance et de dégénérescence au sein des quatre règnes de la création, - minéral, végétal, animal, humain.
Albert Einstein disait : « Ce ne sont pas ceux qui font le mal qui rendent le monde insupportable, mais ceux qui regardent et laissent faire ».
C'est l'anonymat de nos victimes qui nous laisse indifférents. En ce sens, convaincre n'est pas nécessaire, il suffit de transmettre.
Chacun doit prendre conscience que cette impitoyable et massive destruction des hommes, des animaux et de la Terre n'existe que par notre complicité de consommateurs.
En matière commerciale, il y a toujours une étroite relation entre la demande et l'offre. C'est la somme de millions de comportements individuels qui déterminent une réalité. C'est nous-mêmes qui formons la société que nous critiquons.
Nous sommes co-responsables de ce qui est.
Pour remédier à ce désastreux problème de consommation animale, il suffirait que nous mangions de la viande et des oeufs moins souvent et de qualité biologique.
C'est ce que sous-entend Brigitte Bardot (8) lorsqu'elle s'écrie :
« Si l'homme se veut carnivore, qu'il ait au-moins la dignité de ne pas infliger une vie et une mort indécentes à ses victimes ».
Nous avons la possibilité de respecter le Tiers Monde, les animaux, la Terre et notre santé en cessant d'être les poissons morts du proverbe chinois : « Seuls les poissons morts vont dans le sens du courant », en devenant les insoumis qui, selon André Gide, « sauveront le monde s'il peut l'être ».
« Ce qui est coupable karmiquement, c'est la persistance à faire le mal ou le refus de se parfaire », lit-on dans l '« Ontologie des Rose-Croix ».
Tout, dans nos enseignements, nous invite à utiliser notre libre arbitre pour évoluer.
L'évolution et non pas la révolution « dans le désordre de la société humaine, la multitude des changements individuels entamera alors la transformation du monde.» (Fama Fraternitatis).
La nature nous offre généreusement tout ce qui existe. Pythagore qui, lui, faisait don de son génie au monde en disant :
« C'est une inspiration de Dieu, ces idées ne m'appartiennent pas », nous met en garde:
« Tant que l'homme continuera à être le destructeur impitoyable des êtres animés des plans inférieurs, il ne connaîtra ni la santé, ni la paix. Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s'entretueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut en effet récolter la joie et l'amour.»
Voici en conclusion un extrait de "L'âme des Indiens" de Charles A. Eastran :
« Nous autres Indiens, Américains d'origine, aimons entrer en sympathie et en communion spirituelle avec nos frères et soeurs du royaume animal dont les âmes muettes nous rappellent un peu de cette pureté que l'on attribue à l'enfant innocent et irresponsable. »
« Nous faisons confiance à leur instinct comme à cette mystérieuse sagesse qui les habite et qui leur a été donnée par en-Haut ; et si nous acceptons avec humilité qu'ils fassent le sacrifice de leur corps pour préserver le nôtre, nous rendons hommage à leurs esprits en accomplissant des prières et des offrandes rituelles ».
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par Geneviève Coupeau,
membre de la section « Écologie » de l'Université Rose- Croix Internationale
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Références
(1) PMAF Protection Mondiale des Animaux de Ferme. 72210 La Suze sur Sarthe.
(2) Dr Catherine Kousmine "Sauvez votre corps" Laffont
(3) Jacqueline Bousquet Docteur es sciences, biologiste, biophysicienne, immunologiste, chercheur au CNRS, membre Pro-Anima.
(4) Konrad Lorenz « Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons » Flammarion.
(5) Pro-Anima Comité scientifique pour la promotion et l'information des méthodes substitutives à l'animal dans la recherche.
(6) OMS Organisation Mondiale de la Santé.
(7) Aequalis - Talis Association pour les droits des animaux, 12 rue du Fief, 92100 Boulogne Billancourt.
( S'appelle désormais One Voice, 8 rue des Morillons, 75015 Paris )
(8) Fondation Brigitte Bardot ( membre d'honneur le Dalaï-Lama ), 45 rue Vineuse, 75116 Paris.
Et aussi OABA OEuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoir. 10 place Léon Blum, 75011 Paris.
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